MICAS

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Altération météorique

Les micas sont soumis aux processus généraux d'altération qui conduisent, à partir des minéraux primaires silicatés, à la formation de constituants secondaires plus stables dans les conditions de la surface du globe. Cependant, on retrouve, dans les minéraux secondaires les plus fréquents, la même structure en feuillets que dans les micas. On pourra donc envisager des passages de l'un à l'autre, par de simples transformations au sein de la structure, localisées le plus souvent en couche interfoliaire ou en couche octaédrique.

Ainsi, selon les conditions du milieu, on peut rencontrer deux types de transformations spécifiques : la « vermiculitisation » et la « chloritisation ».

La vermiculitisation se produit en milieu neutre ou basique, en présence de solutions riches en cations. Le potassium interfoliaire est remplacé par des cations plus hydratables (Ca, Mg...). L'évolution conduit à des minéraux à 1,7 nm, à forte capacité d'échange, dénommés vermiculites.

Cette évolution apparaît très fréquente pour les micas trioctaédriques (phlogopites, biotites), et elle s'accompagne alors d'une oxydation du fer ferreux situé en couche octaédrique (la teinte du mica devient mordorée) ; elle est beaucoup moins facile pour des micas dioctaédriques (muscovites) ou des micas contenant du fluor.

Avec une transformation plus importante de la structure, on peut obtenir dans certains cas des minéraux argileux gonflants à 1,7 nm (genre montmorillonite). La séquence d'évolution s'écrit finalement :

La chloritisation secondaire, différente de la chloritisation primaire rencontrée en conditions hydrothermales, s'effectue en milieu acide. Le potassium est remplacé par de l'aluminium ; la nouvelle couche interfoliaire alumineuse, mal organisée dans les « intergrades Al », devient une couche stable et régulière dans les chlorites alumineuses (minéraux à 1,4 nm à faible capacité d'échange).

Le terme ultime de cette évolution qui exige des transformations plus importantes peut être une kaolinite. La séquence se résume donc ainsi :

Placés dans des conditions où l'altération est i [...]


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Mica trioctaédrique

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Écrit par :

  • : professeur de géologie à l'université de Bretagne-Occidentale, Brest
  • : directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique, chargé de mission auprès du ministre de l'Écologie, membre de l'Académie d'agriculture de France

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Autres références

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Pour citer l’article

Jean-Paul CARRON, Michel ROBERT, « MICAS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/micas/