GRÜNEWALD MATTHIAS (1475 env.-1528)

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Femme aux mains jointes, M. Grünewald

Femme aux mains jointes, M. Grünewald
Crédits : Bridgeman Images

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Noli Me Tangere, M. Schongauer et son atelier

Noli Me Tangere, M. Schongauer et son atelier
Crédits : Bridgeman Images

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La Crucifixion, Grünewald

La Crucifixion, Grünewald
Crédits : O. Zimmermann, Musée d'Unterlinden, Colmar

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La Résurrection, M. Grünewald

La Résurrection, M. Grünewald
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Les premières œuvres

À la différence de Dürer, dont les œuvres sont nombreuses, Grünewald n'a laissé que quatre retables (au total dix-sept panneaux), sept tableaux et environ quarante dessins. Si Dürer, lui, emprunte à l'art de la Renaissance italienne des sujets profanes, mythologiques et allégoriques, Grünewald concentre sa création tout entière sur des thèmes religieux traités de manière très personnelle.

Femme aux mains jointes, M. Grünewald

Femme aux mains jointes, M. Grünewald

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Matthias Grünewald (1475 env.-1528), Femme aux mains jointes, pierre noire sur papier, vers 1512. Ashmolean Museum, Oxford, Grande-Bretagne. 

Crédits : Bridgeman Images

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Dans une collection privée en Angleterre, on a retrouvé un panneau représentant la Cène, sainte Dorothée et sainte Agnès, et où l'on observe déjà tous les traits caractéristiques de l'artiste. Ce panneau est sans doute l'œuvre la plus ancienne de Grünewald parmi celles qui ont été conservées. Il paraît bien être antérieur aux volets du retable de bois sculpté (daté de 1503) de l'église paroissiale de Lindenhart près de Bayreuth.

En 1504, il acheva Le Christ outragé (Alte Pinakothek, Munich), œuvre originellement placée à Aschaffenburg en Bavière, et probablement conçue en guise d'épitaphe pour la sœur de Johann von Cromberg, décédée cette année-là. À cause de la composition resserrée en forme de croix de saint André, le Christ a été repoussé vers l'avant gauche du tableau, tandis que ses bourreaux gesticulants se détachent sur un fond noir. Dans ce tableau se manifestent déjà l'expression et la tension dramatique dont la conjonction est la marque propre de Grünewald.

La souffrance du Christ est aussi le thème des Crucifixions de Bâle et de Washington. Le corps émacié, épuisé du Christ est peint avec un accent bouleversant, dans des tons ocre, rouge foncé et verdâtre, devant un étrange paysage.

Les figures monumentales des saints du Retable Heller ont cette même puissance d'expression que, déjà, Sandrart reconnaît comme la marque de Grünewald. À cet autel, aujourd'hui demantelé, commandé par le riche négociant francfortois Jacob Heller, collaborèrent Dürer et Grünewald. Les grisailles des volets extérieurs, qui ont probablement été ajoutés plus tard, vers 1510, sont de la main de Grünewald : Saint Laurent et Saint Cyriaque (Staedelsches Kunstinstitut, Francfort), S [...]


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Pour citer l’article

Thomas Wolfgang GAEHTGENS, « GRÜNEWALD MATTHIAS (1475 env.-1528) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/matthias-grunewald/