MAC-MAHON MARIE EDME PATRICE MAURICE DE, duc de Magenta (1808-1893)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Maréchal de France et président de la République, Mac-Mahon a suscité bien des traits d'ironie et on lui a attribué — à tort ou à raison — un certain nombre de propos ou de formules propres à le déconsidérer. Il est vrai que Mac-Mahon n'était pas préparé à une carrière militaire et politique qui fut, pendant un demi-siècle, ponctuée d'événements et d'incidents surprenants : légitimiste, maréchal de France, il a pu devenir légalement le second président de la IIIe République par le simple jeu des circonstances politiques et constitutionnelles. D'origine irlandaise, sa famille suivit Jacques II Stuart dans son exil en France à la fin du xviie siècle. Fils d'un émigré qui servit l'Ancien Régime, puis le premier Empire, en qualité de lieutenant général, neveu d'un pair de France sous la Restauration, Mac-Mahon fut élevé en effet dans les traditions de la noblesse française au château de Sully en Saône-et-Loire. Il se destina tout naturellement à la carrière des armes et sortit de Saint-Cyr comme sous-lieutenant en 1827. Il participa à l'expédition d'Alger en 1830 et montra au cours des combats une bravoure, qui sera sa qualité première. Légitimiste, mais partisan du pouvoir légal, il sert les orléanistes sans que cela lui crée un cas de conscience. Il se trouve déjà au siège d'Anvers en 1832, et c'est en Algérie que, pendant vingt années, il fera carrière, en participant à la conquête et à la « pacification » du pays. Promu capitaine en 1833, fait chevalier de la Légion d'honneur la même année, blessé plusieurs fois, il est de tous les grands combats et montre un courage exemplaire, en particulier lors de la prise de Constantine en 1837. Bien noté par ses chefs, il est général de division en 1852, à quarante-quatre ans. Militaire avant tout, il se rallie au second Empire, sans enthousiasme, mais sans trop de scrupule. Il se fait remarquer au cours de la guerre de Crimée, en 1855, par la prise du bastion de Malakoff qui oblige les Russes à abandonne [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

  • : diplômé d'études supérieures d'histoire, directeur de collections historiques

Classification


Autres références

«  MAC-MAHON MARIE EDME PATRICE MAURICE DE, duc de Magenta (1808-1893)  » est également traité dans :

BROGLIE ALBERT duc de (1821-1901)

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
  •  • 466 mots

Fils de Victor de Broglie, qui fut président du Conseil sous Louis-Philippe, Albert de Broglie est monarchiste par tradition ; son action politique répond parfaitement à cette définition : « L'orléanisme, ce n'est pas un parti, c'est un état d'esprit. » Il entre dans la diplomatie, puis démissionne en 1848 et vit retiré sur ses terres sous le secon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-broglie/#i_22475

CONSTITUTIONS FRANÇAISES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christian HERMANSEN
  •  • 1 668 mots

Constitution de 1791 Adoptée le 3 septembre par l'Assemblée nationale constituante, deux années après la Déclaration de 1789 qui forme son Préambule, suspendue d'application le 10 août 1792, la première Constitution française ne dura pas un an. Essai de monarchie parlementaire, elle exacerbait en fait l'opposition entre exécutif et législatif : ini […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitutions-francaises-reperes-chronologiques/#i_22475

DU PREMIER EMPIRE À LA IIIe RÉPUBLIQUE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 196 mots

1815 Rétablissement de la monarchie. 1830 « Trois Glorieuses » (27-29 juillet) : chute de Charles X, avènement de Louis-Philippe. Février 1848 Chute de Louis-Philippe, proclamation de la II e  République. 2 décembre 1851 Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. 2 décembre 1852 Proclamation du second Empire. Septembre 1870 Défaite de Sedan (le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-premier-empire-a-la-iiie-republique-reperes-chronologiques/#i_22475

EMPIRE SECOND (1852-1870)

  • Écrit par 
  • Marc BASCOU, 
  • Adrien DANSETTE, 
  • Universalis
  •  • 21 002 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « La guerre de 1870 »  : […] Telle est la situation lorsque, le maréchal Prim ayant, en 1869, après la chute de la reine Isabelle, offert la couronne d'Espagne au prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, parent éloigné du roi de Prusse Guillaume I er , Bismarck, malgré le refus de l'intéressé, a poursuivi le projet, sans toutefois compromettre la Prusse. Le prince Léopold a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/second-empire/#i_22475

FERRY JULES (1832-1893)

  • Écrit par 
  • Jean GARRIGUES
  •  • 2 146 mots

Dans le chapitre « Le fondateur de la IIIe République »  : […] Né le 5 avril 1832 à Saint-Dié, dans les Vosges, dans une famille bourgeoise et fortunée, il est le fils de l'avocat Charles-Édouard Ferry et d'Adèle Jamelot. Son père, libre-penseur, lui donne une éducation classique, libérale et agnostique. Il est notamment influencé par la pensée d'Auguste Comte, qui propose de renoncer à la recherche des causes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-ferry/#i_22475

SEDAN BATAILLE DE (1er sept. 1870)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 396 mots
  •  • 1 média

Défaite française majeure lors de la guerre de 1870, la bataille de Sedan entraîna la chute du second Empire . Elle opposa 120 000 soldats français sous les ordres du maréchal de Mac-Mahon à plus de 200 000 soldats allemands sous les ordres du général Helmuth von Moltke, autour de la place forte de Sedan, située au fond d'une cuvette traversée par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-sedan/#i_22475

SIMON JULES (1814-1896)

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
  •  • 431 mots

Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé et docteur en philosophie, Jules Simon est élu député en 1848. Il refuse de prêter serment à Napoléon III. Opposant à l'Empire, il est élu au Corps législatif en 1863 ; le 4 septembre 1870, il devient membre du gouvernement de la Défense nationale ; ministre de Thiers, il démissionne en mai 1871 pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-simon/#i_22475

TROISIÈME RÉPUBLIQUE

  • Écrit par 
  • Louis GIRARD
  •  • 14 385 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « L'installation »  : […] Une tradition républicaine, minoritaire mais militante, forte dans les classes populaires des villes et dans les nouvelles couches de la bourgeoisie, s'opposait à l'idée bonapartiste plébiscitaire. Une fraction des classes dirigeantes restait fidèle à l'esprit de la monarchie constitutionnelle. L'empire libéral de 1870, jouant de la division des ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/troisieme-republique/#i_22475

Pour citer l’article

Joël SCHMIDT, « MAC-MAHON MARIE EDME PATRICE MAURICE DE, duc de Magenta (1808-1893) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-edme-patrice-maurice-de-mac-mahon/