CÉLINE LOUIS-FERDINAND

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Longtemps après sa mort, Céline ne se laisse toujours pas ranger parmi ceux que l'on a coutume d'appeler les « classiques de notre temps ». Classiques et bien de notre époque, Camus, Malraux et Sartre – écrivains humanistes et mesurés dans leurs novations langagières – le sont depuis longtemps déjà. Giono, Gracq ou Yourcenar connaissent un même ennoblissement. Bataille même, et Artaud et Genet – hier encore clandestins et maudits – sont désormais édités dans une méticuleuse et officialisante intégralité. On a fini par amnistier, à titre posthume, Brasillach, Drieu et Pound ; on a même déterré Rebatet et Maurice Sachs. Tout Sade est en collection de poche. Céline, lui, continue de gêner : il pourrait bien être le dernier occupant de l'enfer littéraire.

Certes, depuis les années soixante-dix, universitaires et critiques, de droite et de gauche, de tradition et de modernité ont jeté sur lui un véritable dévolu – phénomène logique d'ailleurs : un auteur inclassable et insaisissable ne peut qu'engendrer les curiosités et les pulsions les plus diverses. Certes, il fut l'un des rares écrivains à connaître, de son quasi-vivant, les honneurs d'une intronisation dans ce panthéon littéraire que constitue la collection de la Pléiade, où il devrait, en trois tomes, faire pendant à À la recherche du temps perdu. Mais enfin, une partie décisive de son œuvre – les pamphlets – demeure sous le manteau. Mais enfin, même si l'on ne compte plus les ouvrages, les articles, les cahiers, les numéros spéciaux de revue qui lui sont consacrés, il faut bien reconnaître qu'il n'existe sur lui jusqu'à présent aucune monographie exhaustive ; la célèbre série des « Écrivains de toujours » ne le compte toujours pas parmi ses membres. Mais, surtout, l'attitude des lecteurs ne semble pas varier. Beaucoup continuent de le rejeter en raison soit de ses violences verbales, soit de ses outrances thématiques, soit de ses errements idéologiques, ou de ces trois faits réunis. D'autres l'adulent et voient en lui non seule [...]

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  • : agrégé de lettres modernes, ancien élève de l'École normale supérieure

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CÉLINE LOUIS-FERDINAND - (repères chronologiques)

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27 mai 1894 Naissance à Courbevoie, en banlieue parisienne, de Louis Ferdinand Destouches, nom de baptême de Céline.1899 Sa famille s'installe passage Choiseul, à Paris. Elle y restera huit ans.1900 Exposition universelle de Paris.1912 S'engage pour trois ans dans un régiment de cuirassiers. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/celine-reperes-chronologiques/

MORT À CRÉDIT, Louis-Ferdinand Céline - Fiche de lecture

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Lancé en 1932 par le jeune éditeur Denoël, Voyage au bout de la nuit eut aussitôt sur la vie littéraire française l'impact d'une météorite et laissa la critique abasourdie. Ce gros roman touffu, témoignant d'une rare maîtrise d'écriture était l'œuvre d'un écrivain inconnu, n'ayant encore rien publié et dissimulé par un pseudonyme : le nom de Céline (1894-1961) cachait celui du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voyage-au-bout-de-la-nuit/#i_10585

PASSAGES, architecture

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Dans le chapitre « Le passage comme thème littéraire »  : […] Il est intéressant de considérer la place que la littérature a accordée aux passages et les jugements esthétiques qu'elle a portés sur eux parce qu'elle donne la mesure exacte, même si c'est parfois avec retard, des engouements ou des dédains suscités par le passage. L'enthousiasme étourdit les premiers visiteurs des passages, en particulier les étrangers accourus de toute l'Europe pour découvrir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passages-architecture/#i_10585

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Dans le chapitre « La société dans le roman »  : […] Quand on étudie comment les sociétés vivent, s'expriment dans le romanesque, il faut d'abord se garder de tout sociologisme. Nul roman, même l'œuvre de Balzac, ne donne du social une image innocente ou totale. La description sociologique due aux romanciers dépend du statut idéologique des groupes sociaux qu'ils mettent en scène. Stendhal se distingue d'un romancier « romantique » par la lucidité a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-roman-et-societe/#i_10585

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La mémoire familiale joue un rôle particulièrement important dans l'œuvre de Frédéric Vitoux ; aussi se doit-on d'évoquer d'emblée les origines de cet écrivain, né à Vitry-aux-Loges (Loiret) le 19 août 1944, fils de Pierre Vitoux, journaliste au Petit Parisien , condamné à la Libération pour intelligence avec l'ennemi. Frédéric Vitoux est également le petit-fils de Georges Vi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frederic-vitoux/#i_10585

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Pour citer l’article

Philippe DULAC, « CÉLINE LOUIS-FERDINAND », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-ferdinand-celine/