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INDE (Arts et culture)Les mathématiques

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Sceau de la civilisation de l’Indus

Sceau de la civilisation de l’Indus
Crédits : Luisa Ricciarini/ Leemage

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Le manuscrit de Bhakshalī, le « premier » zéro ?

Le manuscrit de Bhakshalī, le « premier » zéro ?
Crédits : Bodleian Libraries, University of Oxford 2018 ; Science Museum

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Exemple de multiplication en zigzag

Exemple de multiplication en zigzag
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Grande horloge solaire de l’observatoire de Jaipur

Grande horloge solaire de l’observatoire de Jaipur
Crédits : Nadezda Murmakova/ Shutterstock

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Mathématiques à l’époque moderne : nouvelles langues, nouvelles manières de faire

Les travaux de Nārāyaṇa comme ceux dits de l’école du Kerala ont lieu dans un sous-continent indien où, à partir du xiiie siècle déjà, se sont établis des royaumes dirigés par des familles musulmanes ayant pour la plupart leur origine en Afghanistan, en Iran et puis finalement en Inde, où s’installe l’Empire moghol au xve siècle.

Sous leur règne arrivent donc d’autres traditions savantes en mathématiques et dans les sciences astrales. De quelles manières interagissent-elles avec les traditions savantes sanskrites? Cette histoire demeure encore à écrire. Il n’est pas à exclure que les développements des mathématiques, au Kerala par exemple, aient pour une part été impulsés par le fait que leurs auteurs ont été confrontés à d’autres manières de faire et de penser les mathématiques. On sait aussi qu’à partir des ixe et xe siècles des auteurs persans ont intégré dans leurs œuvres des techniques de calcul empruntées aux traités savants sanskrits. L’histoire de ces interactions est mieux connue en ce qui concerne les sciences astrales (surtout l’astronomie) que pour les mathématiques, domaine qui reste encore à étudier.

À partir du xviie siècle nous a été transmise de manière plus éclatante toute une littérature mathématique écrite aussi dans d’autres langues du sous-continent : en tamoul, en malayālam, en bengali, en oriya, etc., sans compter que nous parviennent enfin des sources administratives et comptables de l’Empire moghol écrites en persan. Tous ces textes montrent qu’il existait des cultures mathématiques parfois assez différentes de celles dont témoignent les sources savantes. Ainsi, au Tamil Nadu, une culture de calcul qui ne repose pas nécessairement sur la notation positionnelle décimale, mais sur l’usage de tables apprises par cœur, était enseignée dans les écoles de village où, entre autres, de futurs comptables apprenaient à compter. Plus largement, les techniques comptables témoignent d’autres manières de penser l’articulation entre quantité, valeur et nombre. Les données n [...]

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Écrit par :

  • : chargée de recherche au laboratoire SPHERE, CNRS, UMR 7219, université de Paris-VII-Denis-Diderot

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Pour citer l’article

Agathe KELLER, « INDE (Arts et culture) - Les mathématiques », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/inde/