GRECO (exposition)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les galeries nationales du Grand Palais ont accueilli, du 16 octobre 2019 au 10 février 2020, la première rétrospective jamais consacrée en France à Domenikos Théotokopoulos, dit Greco, né en Crète en 1541, mort à Tolède en 1614. Le commissariat de cette belle exposition, présentée ensuite à Chicago, était assuré par Guillaume Kientz, directeur de l’art européen au Kimbell Art Museum de Fort Worth, et Charlotte Chastel-Rousseau, conservatrice de la peinture espagnole au musée du Louvre. La scénographie dépouillée conçue par Véronique Dollfus exaltait sur un fond blanc immaculé la splendeur chromatique de quelque soixante-quinze œuvres majeures du maître de Tolède.

Greco fut d’abord un peintre d’icônes dans la tradition byzantine (Saint Luc peignant la Vierge, 1560-1566, musée Benaki, Athènes), avant que l’Italie puis l’Espagne ne fassent de lui une grande figure atypique de la Renaissance, dont il est incontestablement l’un des génies. Redécouvert au tournant du xixe siècle, vénéré par les avant-gardes, il relie l’art de Venise aux fauves et le maniérisme à l’art moderne, du cubisme au rayonnisme, de l’expressionnisme à l’abstraction.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages

Écrit par :

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert FOHR, « GRECO (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/greco-exposition/