GIOVANNI PISANO (av. 1250-apr. 1314)

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Cathédrale de Sienne

Cathédrale de Sienne
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Chaire de Sant'Andrea, G. Pisano

Chaire de Sant'Andrea, G. Pisano
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Chaire de la cathédrale de Pise, G. Pisano

Chaire de la cathédrale de Pise, G. Pisano
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Né à Pise, Giovanni Pisano fut associé très jeune aux entreprises de son père Nicola Pisano, puisque dès 1265 il figure dans le contrat passé entre celui-ci et l'Opera del Duomo de Sienne pour l'exécution de la célèbre chaire. On le retrouve ensuite, toujours comme collaborateur de son père, à la Fontana Maggiore de Pérouse en 1278. De 1284 à 1314 (date de sa dernière mention dans les documents), il semble avoir partagé ses activités entre Sienne, où à partir de 1287 il porte le titre de capomaestro de la cathédrale, et Pise, sans cependant négliger des commandes pour d'autres villes (Pistoia, Prato, Padoue, Gênes). S'il est parfois difficile de distinguer ce qui lui revient en propre dans l'exécution de la chaire de Sienne et de la fontaine de Pérouse et même, après la mort de son père, dans le décor de la façade du Dôme de Sienne, on est mieux renseigné sur ses œuvres tardives : statues du tympan du baptistère de Pise (1295), statuette d'ivoire de la Vierge à l'Enfant (1299) du trésor du Dôme de Pise, chaire de Sant'Andrea à Pistoia (1301), chaire du Dôme de Pise (1302-1310), Anges et Vierge à l'Enfant de la chapelle de l'Arena de Padoue (1305-1306), Vierge de Prato (1312), monument funéraire de Marguerite de Luxembourg à Gênes (1313, vestiges au Palazzo Bianco).

Cathédrale de Sienne

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Cathédrale de Sienne, XIIe-XIVe siècle. 

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Chaire de Sant'Andrea, G. Pisano

Chaire de Sant'Andrea, G. Pisano

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Giovanni Pisano, Chaire de Sant'Andrea, 1301, marbre. Pistoia, Italie. 

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Chaire de la cathédrale de Pise, G. Pisano

Chaire de la cathédrale de Pise, G. Pisano

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Giovanni Pisano, partie supérieure de la chaire de la cathédrale de Pise. 1302-1310. Marbre. 

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Le style de Giovanni est très original : à la densité majestueuse de son père il substitue une tension dramatique qui donne à toutes ses figures une dynamique interne totalement étrangère jusque-là à l'art italien. Il a connu et apprécié l'art gothique français, mais sa prédilection pour les formes de l'art parisien de la période 1250-1270 peut aussi bien être le témoignage d'une hostilité à l'art « courtois » de la fin du siècle que l'indice d'un voyage en France pendant sa période de formation aux alentours de 1270.

—  Jean-René GABORIT

Écrit par :

  • : conservateur général chargé du département des Sculptures, musée du Louvre

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Pour citer l’article

Jean-René GABORIT, « GIOVANNI PISANO (av. 1250-apr. 1314) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-pisano/