PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Palestrina est un des plus illustres musiciens du xvie siècle. L'époque romantique a vu en lui « le père de l'Harmonie » (Victor Hugo), le sauveur de la musique d'église en péril et en a ainsi donné une image qui ne correspond pas à la réalité. Il ne fut pas un novateur, mais il a su manier en virtuose la technique héritée de ses prédécesseurs franco-flamands et porter à son point de perfection formelle le style polyphonique.

Le compositeur Giovanni Pierluigi da Palestrina

Le compositeur Giovanni Pierluigi da Palestrina

Photographie

Le compositeur italien Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525 env.-1594) d'après un portrait du XIXe siècle. Biblioteca del conservatorio, Milan. 

Crédits : Stefano Bianchetti/ Corbis Historical/ Getty Images

Afficher

« Chez Palestrina, note un de ses biographes (Félix Raugel), le styliste est plus grand que le musicien. Il représente la musique vocale pure proposée comme idéal de l'art religieux. »

Face au tempérament imaginatif et passionné de son contemporain Roland de Lassus, face aux audaces de madrigalistes comme Luca Marenzio, Marco Antonio Ingegneri, Carlo Gesualdo, il incarne une certaine tradition académique faite de mesure et de sérénité, à laquelle restèrent longtemps fidèles les maîtres de l'école romaine.

Une carrière au service de la papauté

Palestrina n'est pas son nom patronymique, mais celui de sa ville natale, l'antique Préneste, chantée par Virgile et Horace, célèbre par son temple de la Fortune aujourd'hui en ruine, située non loin de Rome dans la région des monts Prenestini. Fils de Sante Pierluigi, humble propriétaire terrien, Giovanni fut d'abord enfant de chœur à la maîtrise de la cathédrale Sant'Agapit. En 1537, âgé d'une douzaine d'années, il figure parmi les chanteurs de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome. C'est là qu'il reçoit sa formation musicale, principalement de deux Français, Robin Mallapert et Firmin Le Bel, qui se succédèrent à la direction de la maîtrise de la basilique.

En 1544, Giovanni est de retour à Palestrina, s'étant vu offrir le double poste d'organiste et de maître de chant à la cathédrale Sant'Agapit. Années paisibles et laborieuses. Mariage en 1547 avec Lucrezia de Goris, jeune Prénestinienne de b [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA (1525 env.-1594)  » est également traité dans :

PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 383 mots
  •  • 6 médias

Entre le 3 février 1525 et le 2 février 1526 Naissance de Giovani Pierluigi, probablement à Palestrina, petite bourgade située non loin de Rome.Octobre 1537 Un document mentionne son nom parmi les chanteurs de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome.28 octobre 1544 Il est engagé comme organiste et maître de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palestrina-reperes-chronologiques/

MESSE DU PAPE MARCEL (G. P. da Palestrina)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 258 mots
  •  • 1 média

On a longtemps pensé que l'œuvre la plus célèbre de Giovanni Pierluigi da Palestrina, la Messe du pape Marcel, avait été exécutée en 1555, pendant le très bref pontificat – trois semaines – de Marcel II. Mais il est désormais pratiquement acquis que Palestrina aurait en fait composé c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messe-du-pape-marcel/#i_10811

ANERIO FELICE (1560 env.-1614)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 204 mots

Un des principaux compositeurs romains de son temps, l'Italien Felice Anerio succède en 1594 à son maître Giovanni Pierluigi da Palestrina au poste de compositeur de la Chapelle papale. Si ses œuvres de jeunesse sont pour la plupart profanes, il se tourne vers la musique sacrée après sa nomination au service du Saint-Père. Né vers 1560 à Rome, Feli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/felice-anerio/#i_10811

CHORALE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Universalis
  •  • 3 108 mots

Dans le chapitre « Moyen Âge »  : […] La pratique romaine, en musique comme ailleurs, n'ajoute rien à celle de la Grèce. Le christianisme remet bientôt tout en cause en plaçant l'office, et surtout l'office psalmodique, au centre des préoccupations. Dès le début, la détermination des rôles respectifs du soliste et du chœur, considéré comme l'ensemble des fidèles, constitue le problème […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-chorale/#i_10811

VICTORIA ou VITTORIA TOMÁS LUIS DE (1548 env.-1611)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 1 454 mots

Dans le chapitre « Un Espagnol en Italie »  : […] C'est à Ávila, où il est né, que Victoria est enfant de chœur à la cathédrale, y apprenant vraisemblablement le contrepoint en chantant la polyphonie de ce temps. Il part pour Rome parfaire ses études de théologie et de musique ; en 1565, il est admis au Collegium germanicum où il reste jusqu'en 1568 ou 1569. Il est l'élève de Palestrina et peut-ê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/victoria-vittoria/#i_10811

Voir aussi

Pour citer l’article

Roger BLANCHARD, « PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-pierluigi-da-palestrina/