CUKOR GEORGE (1899-1983)

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Le Roman de Marguerite Gautier, G. Cukor

Le Roman de Marguerite Gautier, G. Cukor
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Hantise, de George Cukor

Hantise, de George Cukor
Crédits : Metro-Goldwyn-Mayer Inc./ Collection privée

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Indiscrétions, de George Cukor

Indiscrétions, de George Cukor
Crédits : Metro-Goldwyn-Mayer Inc./ Collection privée

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Indiscrétions, G. Cukor

Indiscrétions, G. Cukor
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Il y a dans la cinquantaine de films réalisés par George Cukor, de 1930 à 1981, la continuité et la cohérence d'une œuvre. Même s'il fut, comme beaucoup d'autres à Hollywood, un cinéaste travaillant à la commande, voire un technicien de confiance sauvant des tournages de la catastrophe ou terminant des réalisations commencées par d'autres (il est obligé lui-même d'abandonner le tournage de Autant en emporte le vent ou empêché de réaliser Chéri d'après Colette) ; même s'il s'est surtout défini comme director, réalisateur et directeur d'acteurs – il en fut un de tout premier plan –, force est pourtant de considérer Cukor, parmi les plus grands, comme l'un des auteurs du cinéma américain, pour l'élégance et la subtilité de ses mises en scène et surtout pour l'obstination étonnante de son propos et de ses thèmes.

Le spectacle comme sujet

« Il n'y a qu'un seul sujet au cinéma, disait un jour Jacques Rivette : le théâtre. » À l'instar de Jean Renoir ou de Sacha Guitry avec lesquels il n'est pas sans affinités, Cukor fait de ce sujet par excellence la préoccupation constante de la quasi-totalité de ses films, leur obsession, diversement formulée au gré des prétextes imposés par les producteurs et des scénaristes de rencontre ou de prédilection (dont Garson Karnin, surtout). La métaphore théâtrale donne, en effet, aux films de Cukor (comédies, comédies musicales, drames psychologiques, mélodrames, jusqu'au western et au film d'aventures), dans tous les genres alors en vigueur (à l'exclusion du thriller), un décor en même temps que des références très nettes au spectacle, privé ou public, et des personnages, avant tout des femmes qui plus ou moins explicitement sont toujours, librement ou par contrainte, des actrices.

Du spectacle, le cinéma de Cukor énumère les lieux en toile de fond de ses récits. Ces lieux sont, carrément, ceux du théâtre : outre l'adaptation de Roméo et Juliette (1936), A Double Life (19 [...]

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Pour citer l’article

Jérôme PRIEUR, « CUKOR GEORGE - (1899-1983) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-cukor/