JOY GENEVIÈVE (1919-2009)

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La pianiste française Geneviève Joy naît le 4 octobre 1919 à Bernaville (Somme), d'une mère française et d'un père irlandais, dont elle gardera le patronyme. Entrée au Conservatoire de Paris à douze ans, elle y étudie le piano avec Yves Nat et Lucette Descaves, l'harmonie avec Jean Gallon, le contrepoint et la fugue avec Noël Gallon, la musique de chambre avec Pierre Pasquier, l'accompagnement avec César Abel Estyle. Elle y obtient un premier prix de piano en 1941, puis des premiers prix d'harmonie et d'accompagnement ; en 1950, elle y sera nommée professeur de déchiffrage et, en 1966, y succédera à Jacques Février comme professeur de musique de chambre, poste qu'elle occupera jusqu'en 1986. Cette musicienne accomplie est, de 1944 à 1947, chef de chant de l'Orchestre national de France. En 1945, elle constitue avec Jacqueline Robin (ultérieurement, Jacqueline Robin-Bonneau) un duo à deux pianos qui va se faire le champion de la musique française ; l'année suivante, elle épouse le compositeur Henri Dutilleux. En 1952, elle forme le Trio de France avec la violoniste Jeanne Gautier et le violoncelliste André Lévy. De 1962 à 1966, elle est professeur de musique de chambre à l'École normale de musique de Paris. Elle se consacre principalement à la musique de son temps : elle a créé les concertos pour piano de Jean Rivier, Marius Constant, Henry Barraud, Alan Rawsthorne, la Sonate pour piano de Dutilleux, des pièces de Jehan Alain, Louis Saguer, Pierre-Petit... En 1970, à l'occasion des 25 ans du duo Geneviève Joy-Jacqueline Robin, dix compositeurs écrivent des pièces pour elle : Georges Auric, Daniel-Lesur, Marcel Mihalovici, Alain Louvier, Pierre-Petit, Maurice Ohana, Marius Constant, Darius Milhaud, André Jolivet et, bien entendu, Henri Dutilleux, avec Figures de résonances. Sa discographie est riche en enregistrements de référence : la Sonate de Dutilleux (1958), la Sonatine monodique de Maurice Ohana (1958), le Concerto pour deux pianos de Milhaud (avec Ina Marika, et le compositeur à la tête de l'Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, 1963) et, avec Jacqueline Robin-Bonneau, de nombreuses pièces pour deux pianos de Chabrier, Bizet, Fauré, Debussy, Ravel, Poulenc, Françaix et Milhaud. Elle a également enregistré avec la violoniste Michèle Auclair une intégrale des pièces pour violon et piano de Schubert (1963). Geneviève Joy meurt le 27 novembre 2009, à Paris.

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Pour citer l’article

« JOY GENEVIÈVE - (1919-2009) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/genevieve-joy/