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CLOUET FRANÇOIS (entre 1505 et 1510-1572)

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Fils de Jean Clouet, à qui il succéda dans la charge de peintre officiel de la Cour dès la mort de ce dernier, on ne possède guère plus de renseignements sur la vie de François Clouet que sur celle de son père ; son acte de décès indique qu'il n'était pas marié et qu'il avait deux filles naturelles. On ne sait rien de ses travaux pour François Ier jusqu'aux obsèques de celui-ci qu'il dut organiser (il moula le masque mortuaire du roi). Deux tableaux de lui seulement sont signés : le Portrait de Pierre Quth (au Louvre) et Le Bain dit de Gabrielle d'Estrées (coll. Cook à Richmond, copie au musée Condé de Chantilly). Mais il est probable qu'il fut l'auteur des portraits officiels des rois de France qu'on lui attribue généralement, Henri II (musée de Versailles, musée des Offices et palais Pitti à Florence), Charles IX(Kunsthistorisches, Vienne), ainsi que d'autres portraits, Claude de Beaune (Louvre), Jeanne d'Albret, Marguerite de France (musée Condé, Chantilly). Ces attributions s'appuient généralement sur les dessins de Clouet, une cinquantaine, conservés au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale à Paris, au British Museum à Londres et au musée Condé de Chantilly. Il est fort difficile de distinguer entre la main de François Clouet et celle de certains portraitistes contemporains qui furent sans doute ses auxiliaires. Les collections de portraits étaient alors très à la mode, et Catherine de Médicis les classait et les annotait par familles. Ce jeu que permettait le dessin était très prisé à la Cour, les personnes moins riches pouvaient le faire avec des gravures plus grossières. Animée par un goût similaire, la reine Victoria collectionnait les photographies des membres des grandes familles. C'est un des aspects les plus significatifs du xvie siècle que révèlent ces galeries de portraits peints, dessinés ou gravés ; mais les dessins de François Clouet et de ses collaborateurs se distinguent par leur finesse et par leur expressivité de toute une production parfois d'une qualité honorable mais souvent d'une grande médiocrité.

<it>Charles IX</it>, F. Clouet - crédits :  Bridgeman Images

Charles IX, F. Clouet

<em>Diane de Poitiers au bain</em>, F. Clouet - crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

Diane de Poitiers au bain, F. Clouet

— Michel MELOT

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Écrit par

  • : directeur de la bibliothèque publique d'information, Centre Georges-Pompidou

Classification

Pour citer cet article

Michel MELOT. CLOUET FRANÇOIS (entre 1505 et 1510-1572) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

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<it>Charles IX</it>, F. Clouet - crédits :  Bridgeman Images

Charles IX, F. Clouet

<em>Diane de Poitiers au bain</em>, F. Clouet - crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

Diane de Poitiers au bain, F. Clouet

Autres références

  • FONTAINEBLEAU ÉCOLE DE

    • Écrit par
    • 3 785 mots
    • 9 médias
    ...rattachent à Fontainebleau qu'indirectement, par l'intermédiaire des artistes parisiens. À cet égard, il ne faut pas oublier le rôle important joué par François Clouet (1510-1572) qui subit, lui aussi, l'influence de Fontainebleau et créa le thème, appelé à tant de succès, de la Dame à la toilette...
  • MINIATURE

    • Écrit par
    • 2 137 mots
    • 1 média
    En France, c'est à Jean Clouet qu'il faut attribuer les débuts du portrait en miniature ; à son filsFrançois sont dus les portraits-miniatures de Catherine de Médicis et de Charles IX conservés à Vienne, où se retrouvent, alliées à la finesse du coloris, les qualités psychologiques de ses dessins....
  • PORTRAIT

    • Écrit par
    • 6 166 mots
    • 15 médias
    ...Rome). Moins évolutifs, et ayant marqué le pas au xve siècle, après avoir été les premiers à exploiter un genre, les Français retrouvent, avec les Clouet et leur école, la version du portrait pur, fait pour l'analyse et la fixation des traits du visage, dans lequel se reconnaît avec enchantement par...