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FINANCE DE MARCHÉ Marchés dérivés

L'utilisation des produits dérivés comme instrument de spéculation

Les marchés dérivés sont propices à la spéculation. La raison tient essentiellement à la possibilité de prendre une position importante, par le biais d'une mise de fonds initiale relativement modeste (fort effet de levier). Prenons l'exemple d'un investisseur qui dispose d'une somme de 50 000 euros et qui souhaite spéculer sur la hausse de l'indice CAC 40 (l'un des principaux indices de la Bourse de Paris). Le CAC 40 cote à ce moment 5 000 points. L'agent peut alors, soit investir 50 000 euros dans l'achat d'actions au comptant, choisies de telle sorte qu'elles reproduisent les performances de l'indice CAC 40 ; soit acquérir, pour le même montant, 250 options qui lui permettent de gagner la différence (si celle-ci est positive) entre le cours de l'indice dans 3 mois et son cours actuel, moyennant le versement comptant d'une prime de 200 euros par option. Si dans 3 mois, le CAC 40 est à 5 500 points, le gain sera de 5 000 euros (10 p. 100 de 50 000 euros) dans le premier cas, contre 75 000 euros ([5 500 — 5 000 — 200] × 250) dans le second cas. Pour une mise de fonds identique, le gain sur le marché des options est potentiellement quinze fois plus important que sur le marché au comptant : c'est le principe de l'effet de levier. Reste que le risque est, lui aussi, plus important. En supposant que l'indice chute et cote dans trois mois 4 500 points, la perte s'élève alors à 5 000 euros si l'investisseur achète les actions au comptant, contre 50 000 euros (250 × 200, le montant de la prime versée quoi qu'il arrive) si l'investisseur achète des options.

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Pour citer cet article

Gunther CAPELLE-BLANCARD. FINANCE DE MARCHÉ - Marchés dérivés [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Média

Bourse de Chicago : crise financière de 2002 - crédits : Joseph Sohm/ Getty Images news/ AFP

Bourse de Chicago : crise financière de 2002

Autres références

  • ACTIONNAIRES

    • Écrit par Pierre BALLEY
    • 8 189 mots
    • 2 médias
    La Bourse apporte, en principe, une réponse à cette question. Elle est en effet un marché secondaire (c'est-à-dire de titres déjà en circulation dans le public) des valeurs mobilières, ouvert à tous et soumis à des règles de fonctionnement qui visent à en assurer l'équité et la transparence....
  • AGENCES DE NOTATION

    • Écrit par Patrick JOLIVET
    • 3 415 mots

    Les agences de notation financière, également appelées agences de rating ou agences de notation de crédit, ont pour rôle de fournir aux marchés financiers une information indépendante sur la capacité des emprunteurs à rembourser leur dette, à ne pas faire défaut. Si le marché du renseignement...

  • ANTICIPATIONS, économie

    • Écrit par Christian de BOISSIEU
    • 6 072 mots
    • 4 médias
    ...nombreux arguments font pencher en faveur de l'hypothèse opposée, et de la reconnaissance par la théorie économique de l'hétérogénéité des anticipations. Il semble par exemple contradictoire d'élaborer une théorie de la finance en conservant le postulat d'homogénéité des prévisions de taux d'intérêt. Si...
  • ARBITRAGE, finance

    • Écrit par Gunther CAPELLE-BLANCARD
    • 1 274 mots
    Dans le domaine de lafinance, le terme arbitrage renvoie à une pratique qui ne laisse aucune place au jugement de valeur. Dans l'acception la plus large, arbitrer, en finance, signifie choisir parmi plusieurs stratégies similaires la plus avantageuse. Par extension, ce terme évoque la possibilité de...
  • Afficher les 93 références

Voir aussi