FASCISME

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Unité et diversité

Premier en date à se définir, le fascisme italien constitue un modèle de base auquel l'analyse historique ne peut manquer de se référer. Créés à Milan le 23 mars 1919, les Fasci italiani di combattimento (Faisceaux italiens de combat) réunissent, sous l'égide de Benito Mussolini, des petits groupes d'anciens combattants et d'anciens militants du syndicalisme révolutionnaire. La prise du pouvoir par les fascistes, le 30 octobre 1922, conduit cependant à l'élaboration progressive d'une idéologie et d'un système politique d'un caractère entièrement original.

Marche sur Rome, 1922

Vidéo : Marche sur Rome, 1922

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Dans l'Italie en crise de 1922, le coup de force de la marche sur Rome marque l'arrivée au pouvoir de Mussolini. Désarroi et désorganisation expliquent le succès de son mouvement des Faisceaux italiens de combat, devenu, en novembre 1921, le Parti national fasciste. Soutenu par des bandes... 

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Au centre du système fasciste se trouve l'affirmation de la toute-puissance de l'État : « Tout dans l'État, rien contre l'État, rien en dehors de l'État », proclame Mussolini. Sur le plan des institutions, la doctrine de la toute-puissance de l'État conduit à la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme, le Duce (le chef, le guide). Pour ce qui est de l'organisation sociale, le parti encadre, contrôle et dirige toute la vie de la collectivité. « Je prends, dit Mussolini, l'homme au berceau et je ne le rends au pape qu'après sa mort. » La jeunesse, notamment, est embrigadée dans des formations de caractère paramilitaire, élevée dans le culte du chef et dans celui de la grandeur de la nation. Le fascisme cherche aussi à imposer ses vues dans le domaine économique : il entend dépasser la lutte des classes en créant les cadres d'un régime corporatif où salariés et employeurs doivent se trouver réunis à l'intérieur d'une même organisation professionnelle. Le fascisme affirme enfin sa volonté d'apporter au peuple italien une « foi » nouvelle ; il s'agit d'« une conception générale de la vie » où la première place est accordée aux vertus de sacrifice, de dévouement et de combat. Tels sont les principes proposés aux jeunes Italiens et qui doivent leur permettre de fonder autour de la « nouvelle Rome » un puissant empire.

L'essentiel de ces traits se retrouve dans le national-socialisme allemand, avec [...]


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Marche sur Rome, 1922

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La Garde de fer en Roumanie, 1940

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Pour citer l’article

Raoul GIRARDET, « FASCISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/fascisme/