CORPORATISME

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Corporatisme d'État et corporatisme d'association

La distinction entre corporatisme d'État et corporatisme d'association est si importante qu'elle scinde pratiquement en deux l'école corporatiste. Le corporatisme d'État est le seul des deux qui, dans les temps modernes, ait eu des applications pratiques : il s'est alors agi de politiques autoritaires, créant de toutes pièces des organisations corporatives à objet économique et social, d'affiliation obligatoire et étroitement soumises aux directives et au contrôle de l'État. Ainsi du fascisme mussolinien, du corporatisme salazarien au Portugal, du phalangisme espagnol et, à certains égards, du national-socialisme hitlérien. En France, sous l'occupation allemande, le gouvernement de Vichy afficha des intentions corporatistes, mais les législations et réalisations ne furent que les articles d'un programme général d'économie dirigée.

Corporatisme fasciste au Portugal

Corporatisme fasciste au Portugal

Photographie

La doctrine corporatiste a été ternie au XXe siècle par un corporatisme d'État appliqué exclusivement dans les régimes autoritaires. Ce fut le cas en Allemagne, en Italie, en Espagne mais aussi, comme le montre la photo, au Portugal où des membres du syndicat fasciste se retrouvent pour... 

Crédits : Hulton Getty

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Le corporatisme d'État

Sur le plan théorique, le corporatisme d'État entend que les corporations des activités productives et distributives, les ordres et les corps des autres professions soient les rouages d'un mécanisme politique et mènent une action conforme à la politique générale définie par l'État lui-même ou par un parti unique. Dans ces conditions, l'État crée toutes les institutions de collaboration économique et sociale, en définit les structures, les obligations et pouvoirs, nomme ou homologue les dirigeants, entérine ou rejette les décisions prises, définit les pouvoirs d'impulsion et de sanction qu'il accorde à ses propres commissaires ou au parti dominant.

Le corporatisme d'association

La théorie du corporatisme d'association veut d'abord que la création des groupements corporatifs de toute nature soit libre, et non pas imposée par l'État. Les groupements des métiers qui n'éprouveront pas le besoin de se constituer en corporations seront soumis à la discipline particulière que l'État jugera bon d'édicter. Par contre, pour la quasi-totalité des auteurs, l'adhésion de tous les hommes du même métier [...]


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Sous l'Ancien Régime, des pans entiers de l'artisanat et du commerce urbains étaient organisés en communautés d'arts et métiers. Ces dernières, aussi dénommées corporations à partir du xviii e  siècle, étaient vouées à l'exercice d'une activité – la boucherie, la cordonnerie, l'orfèvrerie, etc. – et dotées de statuts reconnus par l'autorité publiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-fin-des-corporations/#i_1177

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Pour citer l’article

Maurice BOUVIER-AJAM, « CORPORATISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/corporatisme/