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CONCOURS INTERNATIONAUX D'INTERPRÉTATION MUSICALE

Le dédale des concours

Le phénomène « concours » apparaît avec des couleurs très latines. C'est en effet en Europe du Sud qu'il se produit avec le plus d'intensité – en Espagne, en France et surtout en Italie –, avant de se propager aux Amériques, au Japon, en Australie et en Afrique du Sud.

Les concours internationaux peuvent connaître une durée limitée. Il n'y aura plus de lauréats au concours Messiaen (piano, Royan), ni au très original concours d'improvisation de Lyon, qui juxtaposait jazz et musique classique. Disparus également le concours Maurice Maréchal (violoncelle, Paris), le concours de guitare de Radio-France (Paris), tout comme deux compétitions pour chefs d'orchestre : le concours Dimitri Mitropoulos (New York) au début des années 1970 et le concours Guido Cantelli (Novare) vers 1980.

Les concours de piano sont incontestablement les plus nombreux. Suivent à distance respectueuse les concours de chant, de violon et de guitare. Très loin derrière, toutes les autres spécialités qui attirent moins de postulants. Les concours qui se dédient à un instrument unique ne présentent pas pour autant une physionomie uniforme. Certains, comme le concours de piano de Senigallia, organisent parallèlement aux épreuves seniors des compétitions pour les plus jeunes. D'autres, tel le concours d'orgue de Chartres, décernent à la fois un prix d'interprétation et un prix d'improvisation. D'autres enfin imposent, sur une partie ou la totalité des épreuves, un ou plusieurs compositeurs. Infinie est la liste des particularités.

Finale du concours Reine Élisabeth (Bruxelles), 1959

Finale du concours Reine Élisabeth (Bruxelles), 1959

Quelques compétitions changent régulièrement d'objet : le concours Marguerite Long-Jacques Thibaud-Régine Crespin (Paris) et le concours Reine Élisabeth (Bruxelles) alternent le piano, le violon et la voix. Certaines cumulent à chaque édition un grand nombre d'épreuves spéciales : le concours du Printemps de Prague (piano, clavecin, orgue, violon, violoncelle, vents, voix, direction d'orchestre), le concours de Genève (piano, chant, percussions, piano/violon, piano/violoncelle, trio avec piano, quatuor à cordes, direction d'orchestre, orgue, guitare, vents) ou le concours de Munich (qui organise tous les ans entre quatre et huit épreuves spéciales, comportant même en 1963 et 1965, un prix de déchiffrage).

Chaque concours connaît sa propre périodicité, qui varie entre un et cinq ans (concours de piano Frédéric Chopin à Varsovie, concours de violon Jean Sibelius à Helsinki). La fréquence de certaines compétitions est loin d'être un élément immuable... S'orienter dans un tel dédale relève de la course d'obstacles !

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Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Affiche du concours Frédéric Chopin (Varsovie), 2010

Affiche du concours Frédéric Chopin (Varsovie), 2010

Finale du concours Reine Élisabeth (Bruxelles), 1959

Finale du concours Reine Élisabeth (Bruxelles), 1959

Candidats inscrits à l'épreuve de piano du concours Reine Élisabeth (Bruxelles), 2003

Candidats inscrits à l'épreuve de piano du concours Reine Élisabeth (Bruxelles), 2003

Autres références

  • CLIBURN VAN (1934-2013)

    • Écrit par Universalis, Karen SPARKS
    • 619 mots

    Le pianiste américain Van Cliburn devint célèbre dans le monde entier après avoir remporté le premier prix du concours international Tchaïkovski à Moscou lors de sa première édition, en 1958.

    Harvey Lavan Cliburn Junior naît le 12 juillet 1934 à Shreveport (Louisiane). Il prend ses premières...

  • ORCHESTRE DIRECTION D'

    • Écrit par Alain PÂRIS
    • 6 664 mots
    • 9 médias
    L'heure est donc venue d'entrer dans la vie professionnelle et, après les diplômes nationaux, les concours internationaux ouvrent un certain nombre de portes. Le premier d'entre eux – le Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon – a vu le jour en 1951, à l'initiative d'Émile Vuillermoz....

Voir aussi