COMPOSÉES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Pâquerette

Pâquerette
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Cirse des champs

Cirse des champs
Crédits : D. Buachidze/ Shutterstock

photographie

Petite camomille (inflorescences)

Petite camomille (inflorescences)
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Capitules floraux

Capitules floraux
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Tous les médias


Caractères inflorescentiels et floraux

Plusieurs évolutions se manifestent, qui tendent à une diversification et à une spécialisation des capitules et des fleurs.

Les variations de forme du réceptacle

Dans les types primitifs, le réceptacle est extrêmement extrusif (Ratibida columnifera, Rudbeckia), les fleurs centrales étant disposées comme sur un thalamus. Il est encore très bombé chez la matricaire ou les Anthemis puis il s'aplatit, étant à peine convexe chez les marguerites ; enfin, il se creuse pour devenir profondément concave dans les genres Xanthium et Epaltes. L'évolution du réceptacle est semblable à celle qui est observée dans la fleur des Renonculacées. Les Composées reprennent ainsi au bénéfice du capitule l'évolution de la fleur.

Petite camomille (inflorescences)

Petite camomille (inflorescences)

Photographie

Matricaria recutita L., la petite camomille (famille des Asteraceae ou Compositae), est une plante annuelle d'origine européenne de 50 cm. Chaque «fleur» est en fait formée par de très petites fleurs jaunes regroupées sur un réceptacle et formant, avec les fleurs blanches périphériques,... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

Afficher

Capitules floraux

Capitules floraux

Dessin

Exemples de capitules floraux de Composées mettant en évidence l'évolution du réceptacle. « Ratibida columnifera » (a) : le réceptacle portant les fleurs tubulées émerge fortement à la manière des thalamus des Magnoliales. Il s'abaisse et devient plus ou moins conique chez... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Grégarisation des capitules (syncéphalie)

Une infinie variété de capitules s'observe, qui révèle une considérable aptitude aux réductions et aux regroupements. Les capitules solitaires énormes du tournesol (avec plusieurs centaines de fleurs) diminuent de taille (Achillea aux capitules petits), mais ils se regroupent alors en inflorescences complexes, généralement de type cymeux. Ces inflorescences sont d'autant plus condensées et fournies que les capitules élémentaires sont de faible dimension et contiennent un nombre réduit de fleurs. Cette sorte de socialisation, cette syncéphalie (groupement des capitules), conduit d'une part à une réduction accentuée du nombre de fleurs (capitules de cinq fleurs chez Prenanthes, d'une seule fleur chez Echinops), d'autre part à la formation de capitules de capitules (Leontopodium alpinum, ou edelweiss, Sphaeranthus senegalensis, supercapitule des Echinops formé de capitules uniflores insérés sur un réceptacle sphérique). L'involucre lui-même subit des modifications variées.

Composées : passage du capitule à l'incapitulescence, avec pauciflorie croissante des capitules primaires

Composées : passage du capitule à l'incapitulescence, avec pauciflorie croissante des capitules primaires

Diaporama

Passage du capitule à l'incapitulescence, avec pauciflorie croissante des capitules primaires. Il y a d'énormes capitules chez Helianthus annuus (tournesol) mais les capitules de Chrysanthemum corymbosum sont en nombre plus grand et réduisent leur taille. Le processus se poursuit chez Achillea... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Spécialisation des fleurs

Dans les cas les plus simples, les fleurs qui composent les capitules ont toutes même forme et même fonction. Ces capitules sont dits homogames. Ils sont composés de fleurs hermaphrodites, soit tubuleuses, régulières (Tubuliflores, eupatoire, séneçons), soit bilabiées (Labiatiflores, Mutisiées), soi [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  COMPOSÉES  » est également traité dans :

ABSINTHE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 505 mots

Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe ( Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afrique). Tous les médecins de l'Antiquité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absinthe/#i_16638

ARNICA

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 514 mots
  •  • 1 média

Ce n'est qu'au xii e siècle que l'arnica ( Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviii e siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de H […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnica/#i_16638

BARDANE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 514 mots

Médicinale très ancienne, bien connue des médecins et des agronomes latins dans les indications majeures qu'elle a conservées jusqu'à nous. Au i er siècle, Columelle relate l'usage de la bardane contre les morsures de serpents, Dioscoride l'indique dans le traitement des ulcères. Les auteurs de la Renaissance et du xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bardane/#i_16638

CAMOMILLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 667 mots
  •  • 1 média

On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine ( Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille ( Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans l'ensemble de la Fr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/camomille/#i_16638

PISSENLIT

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 331 mots

Curieusement, les Anciens ne parlent pas du pissenlit ( Taraxacum officinale Weber ; composées) dont le nom apparaît au xvi e siècle, en même temps que la relation de ses propriétés diurétiques (Jérôme Bock, 1546). Olivier de Serres (1600) est l'un des premiers à mentionner l'emploi cholagogue des fleurs contre la jaunisse, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pissenlit/#i_16638

SOUCI, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 234 mots
  •  • 1 média

Le beau souci officinal des jardins ( Calendula officinalis  L. ; composées) et son proche parent sauvage, le souci des champs ( Calendula arvensis  L.), ont les mêmes usages et sans doute la même composition chimique. Le premier, qui seul a été étudié de ce point de vue, renferme un pigment complexe, de la nature des caroténoïdes, dit calenduline, une s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/souci-botanique/#i_16638

TUSSILAGE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 352 mots

Toujours remarqué par sa floraison très précoce, le tussilage ( Tussilago farfara L. ; composées) ne l'est plus guère parmi les simples. Son nom pourtant (de tussis , « toux », et ago , « je chasse ») résume des propriétés bien réelles. Les feuilles (qui valent à la plante le nom de pas-d'âne) contiennent une substance amère glucos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tussilage/#i_16638

Voir aussi

BLEUET    CAPITULE    EDELWEISS    RÉCEPTACLE botanique

Pour citer l’article

Chantal BERNARD-NENAULT, Jacques MIÈGE, « COMPOSÉES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/composees/