CAMOMILLE

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On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine (Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille (Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans l'ensemble de la France, peut lui être substituée sans inconvénient. Cueillir en dernier lieu, à cause de leur odeur désagréable, la maroute (Anthemis cotula L.) et la grande camomille (Chrysanthemum parthenium Bernh.). Les fleurs seules sont couramment utilisées. Les premiers auteurs qui ont parlé de la camomille faisaient allusion non à la romaine, improprement nommée (elle n'existe que dans la région atlantique au sens strict), mais à la maroute et à la matricaire camomille, présentes à peu près partout. Plus tard, la camomille romaine, qui les a détrônées dans l'herboristerie après avoir été répandue par la culture dans une bonne partie de l'Europe (comme plante à la fois médicinale et ornementale sous la race à fleurs doubles), endossera leurs indications thérapeutiques.

Petite camomille (inflorescences)

Petite camomille (inflorescences)

Photographie

Matricaria recutita L., la petite camomille (famille des Asteraceae ou Compositae), est une plante annuelle d'origine européenne de 50 cm. Chaque «fleur» est en fait formée par de très petites fleurs jaunes regroupées sur un réceptacle et formant, avec les fleurs blanches périphériques,... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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La camomille, qui renferme une essence aromatique de composition complexe, est tonique, stimulante, fébrifuge, antispasmodique, analgésique, vermifuge. Ses indications, très nombreuses, ne peuvent être examinées ici en détail. Plante tonique, la camomille s'emploie traditionnellement comme « digestive » en infusions légères à peu près dépourvues d'effet réel. C'est, au contraire, une « apéritive » de valeur à prendre une demi-heure avant les repas pour combattre l'anorexie, prévenir les spasmes gastriques et remédier à l'atonie intestinale. Elle calme aussi les vomissements. Emménagogue, elle s'indique dans l'aménorrhée d'origine nerveuse et dans la dysménorrhée : elle rééquilibre les règles en atténuant progressivement leurs douleurs. Fébrifuge, elle a rendu service autrefois dans les fièvres intermittentes paludéennes. Ses propriétés analgésiques, assez récemment révélées, sont sans doute les plus intéressantes : la camomille dissipe ou atténue sensiblement les mig [...]



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  • Écrit par 
  • Chantal BERNARD-NENAULT, 
  • Jacques MIÈGE
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Dans le chapitre « Utilisations »  : […] Un contraste existe entre l'ampleur numérique de la famille et son importance économique relativement faible. Elle compte cependant des plantes alimentaires, des plantes médicinales, des plantes oléagineuses, tinctoriales, industrielles et surtout des plantes d'ornement, mais ces productions sont généralement mineures. Parmi les plantes alimentaires, les plus importantes commercialement doivent êt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composees/#i_16648

Pour citer l’article

Pierre LIEUTAGHI, « CAMOMILLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/camomille/