e République d'Autriche : paix sociale, neutralité et rejet du passé" />

AUTRICHE

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Autriche : carte physique

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Autriche : drapeau

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Autriche : organisation de l'espace

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Salzbourg, Autriche

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Nom officielRépublique d'Autriche (AT)
Chef de l'ÉtatAlexander Van der Bellen (depuis le 26 janvier 2017)
Chef du gouvernementBrigitte Bierlein (depuis le 3 juin 2019)
CapitaleVienne
Langue officielleallemand
Unité monétaireeuro (EUR)
Population8 846 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)83 879

D'une république à l'autre (1918-1945)

La Ière République, 1918-1934

Dans les quelques semaines qui suivent la fin de la Première Guerre mondiale, les principaux peuples de l'empire des Habsbourg ayant créé des États successeurs sur des bases prétendument nationales, il ne restait plus aux Allemands d'Autriche qu'à se déterminer eux-mêmes. Les décisions prises par l'Assemblée nationale provisoire, le 30 octobre 1918, autorisent la constitution de ce nouvel État ; néanmoins, la « république d'Autriche allemande » n'est proclamée que le 12 novembre suivant. L'article 1 de la loi stipule que « l'Autriche allemande est une république démocratique », l'article 2 que « l'Autriche allemande est une partie de la République allemande ». La loi du 3 avril 1919 déchoit la maison de Habsbourg-Lorraine de tous ses droits et confisque ses biens au profit de la République. Ce nouvel État, dont personne ne voulait, ne remporte guère l'adhésion de ses élites : il est perçu alors comme « non viable ». Qu'ils soient sociaux-démocrates ou chrétiens-sociaux, les responsables du pays, dégagés des liens avec les anciennes parties de l'empire des Habsbourg, ne font pas mystère de leur engagement en faveur de l'Anschluss. Des mouvements pour le rattachement à l'Allemagne se mobilisent jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Hitler. Le traité de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919 interdit tout rattachement à l'Allemagne, et même le simple nom d'« Autriche allemande » que les partis et les associations, dans leur immense majorité, continuent à employer jusqu'en 1934. L'Autriche doit alors céder le Tyrol du Sud à l'Italie, question qui empoisonnera jusqu'en 1992 les relations entre les deux pays, l'Autriche continuant à se considérer comme la puissance garantissant les droits des germanophones du Tyrol du Sud.

L'Assemblée nationale provisoire accorde, le 18 décembre 1918, le droit de vote aux femmes. Les élections pour l'Assemblée nationale constituante se déroulent le 19 février 1919 : les sociaux-démocrates obtiennent 40,76 p. 100 des suffrages, les chrétiens-sociaux, 35,93 p. 100, les Grand [...]


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Écrit par :

  • : maître de conférences en géographie
  • : professeur émérite à l'université de Paris-IV-Sorbonne
  • : maître de conférences à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
  • : professeur émérite des Universités
  • : professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Rouen
  • : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de l'Université, docteur ès lettres, professeur à l'université de Munich

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Pour citer l’article

Christophe GAUCHON, Jean BÉRENGER, Annie DELOBEZ, Félix KREISSLER, Paul PASTEUR, Roger BAUER, « AUTRICHE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/autriche/