AUTRICHE

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Autriche : carte physique

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Autriche : drapeau

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Autriche : organisation de l'espace

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Salzbourg, Autriche

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Nom officielRépublique d'Autriche (AT)
Chef de l'ÉtatAlexander Van der Bellen (depuis le 26 janvier 2017)
Chef du gouvernementBrigitte Bierlein (depuis le 3 juin 2019)
CapitaleVienne
Langue officielleallemand
Unité monétaireeuro (EUR)
Population8 846 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)83 879

La IIe République d'Autriche : paix sociale, neutralité et rejet du passé

Le 27 avril 1945, le gouvernement provisoire dirigé par le social-démocrate Karl Renner – qui a été le premier chancelier de la Ire République – et composé des trois partis autrichiens qui se proclament antifascistes, à savoir le Parti social-démocrate alors socialiste (S.P.Ö.) le Parti communiste (K.P.Ö.) et le Parti du peuple autrichien (Ö.V.P., le parti conservateur chrétien), publie la Déclaration sur l'indépendance, qui stipule : « Article 1 – La république démocratique d'Autriche est rétablie et sera dirigée dans l'esprit de la Constitution de 1929. Article 2 – L'Anschluss imposé au peuple autrichien en 1938 est nul et non avenu. » La IIe République d'Autriche se veut un État indépendant et démocratique, convaincu de son identité nationale, cette fois autrichienne. Libérée du national-socialisme, l'Autriche n'en est pas pour autant libre. Jusqu'en 1955, le pays est divisé en quatre zones d'occupation. Les Français occupent le Tyrol et le Vorarlberg ; les Britanniques, la Styrie et la Carinthie ; les Américains une partie de la Haute-Autriche et la province de Salzbourg ; les Soviétiques tout l'est du pays. La capitale est, comme Berlin, divisée en différentes zones d'occupation et le premier arrondissement, centre historique de la ville, devient zone interalliée.

En novembre 1945, les premières élections sont remportées par l'Ö.V.P. (49,8 p. 100). Un gouvernement de « concentration nationale » gouverne le pays jusqu'à la fin de l'année 1947. Prenant prétexte du plan Marshall et de la réforme monétaire, le K.P.Ö., comme tous les autres partis communistes occidentaux, se retire du gouvernement. Les conservateurs chrétiens et les sociaux-démocrates, qui se sont affrontés dans le passé, sous l'empire, sous la Ière République et sous la dictature corporatiste chrétienne, s'unissent sur des valeurs communes : rejet d'un libéralisme effréné, refus du modèle soviétique, soutien à une politique d'assistance et de prévoyance sociales. Rassemblant alors 90 p. 100 de l'électorat, ils construisent [...]


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Écrit par :

  • : maître de conférences en géographie
  • : professeur émérite à l'université de Paris-IV-Sorbonne
  • : maître de conférences à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
  • : professeur émérite des Universités
  • : professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Rouen
  • : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de l'Université, docteur ès lettres, professeur à l'université de Munich

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Pour citer l’article

Christophe GAUCHON, Jean BÉRENGER, Annie DELOBEZ, Félix KREISSLER, Paul PASTEUR, Roger BAUER, « AUTRICHE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/autriche/