ALPHAND ADOLPHE (1817-1891)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Un ingénieur à la tête des « Promenades de Paris »

Né en 1817 à Grenoble, d'un père colonel d'artillerie, Adolphe Alphand entre à l'École polytechnique en 1835, puis à l'École des ponts et chaussées en 1837. Après s'être vu confier des missions dans l'Isère et la Charente-Inférieure, il est envoyé en 1839 à Bordeaux comme ingénieur ordinaire du corps des Ponts et Chaussées. Il y réalise des travaux portuaires et ferroviaires, se familiarise avec la botanique en participant à la mise en valeur des Landes, aménage en station sanitaire et hivernale la baie d'Arcachon. Cette intense activité lui vaut une renommée précoce, attestée par son élection au conseil municipal de la ville, puis au conseil général de la Gironde qu'il représentera pendant vingt ans. En 1851, la nomination à Bordeaux du préfet Haussmann va décider de son avenir. Lors du voyage du Prince-président dans cette ville, en octobre 1854, Alphand seconde le préfet dans les préparatifs de la réception solennelle, véritable prologue théâtral de l'Empire. Il révèle dans cette circonstance le goût et le sens de l'organisation qui feront de lui l'ordonnateur idéal de la vie quotidienne et de ses plaisirs. La carrière de l'ingénieur se trouve liée à celle du grand préfet qui a su le distinguer et saura l'attacher à son service durant seize années.

Quelques mois après sa nomination dans la capitale (22 juin 1853), Haussmann l'installe à son côté dans le poste d'ingénieur en chef du service des Promenades de Paris. Ce poste d'apparence modeste embrasse pourtant un des aspects majeurs de la transformation de Paris. C'est que Napoléon III est acquis à la cause des jardins publics. Influencé par les doctrines saint-simoniennes et par la civilisation anglaise où il a baigné en exil, Louis-Napoléon Bonaparte entend doter Paris d'un « système » de parcs qui rivaliserait avec celui de Londres. Donner à la ville un visage verdoyant répond à des préoccupations mêlées d'ordre économique, esthétique [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

  • : enseignant à l'U.P.A. numéro 6 de l'École nationale supérieure des beaux-arts

Classification


Autres références

«  ALPHAND ADOLPHE (1817-1891)  » est également traité dans :

HAUSSMANN GEORGES EUGÈNE baron (1809-1891)

  • Écrit par 
  • Pierre PINON
  •  • 2 644 mots

Dans le chapitre « La part personnelle de Haussmann dans les Grands Travaux »  : […] Quel rôle Georges Eugène Haussmann a-t-il joué pour que l’on parle d’« hausmannisme » et d’« haussmanisation », dès 1868 ? Bien qu’il ait reconnu la part de Napoléon III dans l’ouverture de voies nouvelles (plus de 70), il a revendiqué la paternité des Grands Travaux, et cela même quand leur financement a été remis en cause par « Les comptes fantas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-eugene-haussmann/#i_80799

JARDINS - De la révolution industrielle à nos jours

  • Écrit par 
  • Hervé BRUNON, 
  • Monique MOSSER
  •  • 5 661 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Grandes villes et systèmes de parcs »  : […] Dès l'Antiquité, on avait aménagé dans les villes des promenades urbaines et des espaces plantés, fragments de nature destinés à l'agrément des habitants. Ces préoccupations s'affirment donc, de longue date, comme inhérentes à la volonté de développer harmonieusement la cité. Les cardinaux de la Renaissance ouvraient déjà leurs villas de Rome « à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-de-la-revolution-industrielle-a-nos-jours/#i_80799

Voir aussi

Pour citer l’article

Michel VERNÈS, « ALPHAND ADOLPHE - (1817-1891) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolphe-alphand/