ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LES MALENTENDANTS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Un des aspects les plus marquants du langage est qu’il peut être traité et appris aussi facilement par l’œil et la main que par l’oreille et la bouche – en d’autres termes, le langage peut être construit à partir de signes manuels ou à partir de mots parlés. Aujourd’hui, cette idée n’est plus controversée mais, il y a cinquante ans encore, le fait qu’une langue des signes (LS) puisse être un vrai langage, c’est-à-dire analogue à la langue parlée (LP) dans sa structure et sa fonction, était loin de faire l’unanimité... En 1880, le Congrès international des éducateurs de sourds, réuni à Milan, prit une résolution condamnant les méthodes manuelles/gestuelles pour apprendre le langage aux personnes sourdes. Cette résolution reflétait la conviction, bien établie à l’époque, selon laquelle le signe gestuel n’est pas un langage adéquat, une attitude que les éducateurs pour sourds ont continué à défendre pendant de nombreuses années. La LS était décrite comme « moins symbolique », plus picturale que la LP, et donc moins adaptée à la pensée abstraite.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages


Écrit par :

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacqueline LEYBAERT, « ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LES MALENTENDANTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/acquisition-du-langage-chez-les-malentendants/