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SOCIÉTÉS ANIMALES

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3.   Les contraintes de la vie sociale

S'associer apporte des avantages, mais occasionne aussi des coûts. La vie en groupe favorise la transmission des maladies infectieuses et le parasitisme Elle a également pour conséquence d'élever le niveau de compétition entre congénères, qu'il s'agisse de l'accès aux ressources alimentaires ou aux partenaires sexuels. Les influences réciproques entre individus ont, en outre, pour effet de faire naître des structures qui canalisent les comportements des individus.

  Compétition sociale et manipulation des congénères

La rivalité entre partenaires de même sexe ou de sexe différent entraîne des mécanismes de sélection sexuelle qui sont à la base des différents systèmes d'appariement des animaux. Certains conflits d'intérêt ont des conséquences directes sur la reproduction des individus. Chez les lions, les mâles forment des associations de frères ou cousins qui doivent prendre le contrôle d'un groupe de femelles pour être en mesure de s'accoupler. À cette fin, ils affrontent les mâles résidents. Ayant réussi à les chasser, les nouveaux venus tuent les lionceaux présents dans le groupe. Cet infanticide a pour effet d'accélérer le retour en chaleur des lionnes et donc la reproduction des mâles. Chez les espèces où des auxiliaires participent à l'élevage de la progéniture du couple reproducteur, on constate souvent une suppression de la reproduction des auxiliaires : la femelle dominante inhibe la fonction ovarienne des autres femelles ou même tue leur descendance chez des animaux comme les ouistitis ou les chacals et les lycaons.

La compétition pour les ressources peut s'exercer sous deux formes différentes. Dans la compétition par exploitation, l'interaction entre animaux est indirecte, la consommation de l'un ayant pour effet de réduire la quantité de nourriture accessible à l'autre. C'est une tactique employée quand la ressource n'est pas défendable, par exemple si la nourriture est dispersée, il s'agit alors pour chacun d'augmenter son efficacité d'exploitation. Dans la compétition par interférence, la ressource peut se voir monopolisée par l'un des protagonistes et le plus fort  […]

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ABEILLE

Écrit par :  Catherine BLAIS

… et trois espèces asiatiques (Apis ceranaApis dorsata et Apis florea). *Les abeilles domestiques vivent en sociétés organisées, au sein d'une ruche, les colonies sauvages dans un nid construit dans de vieux arbres ou sous des surplombs rocheux. Ces sociétés supérieures comprennent trois castes d'adultes : une reine,… Lire la suite
ARACHNIDES

Écrit par :  Roland LEGENDREMax VACHON

Dans le chapitre "Les Arachnides utilisateurs de pièges"  : …  pour saisir au passage, à travers la paroi soyeuse et fine, tout Insecte qui s'y aventure. Une* manière tout à fait particulière de capture des proies nous est montrée par les Araignées sociales, qui construisent un nid commun où elles vont vivre ensemble, chasser ensemble et partager leurs proies. Ces Araignées exceptionnelles vivent… Lire la suite
BOURDON

Écrit par :  Catherine BLAIS

… mellifères. Les femelles possèdent aussi un aiguillon, mais piquent plus rarement que les abeilles. *Tous les bourdons vivent en sociétés comportant trois castes d'adultes : les ouvrières (femelles stériles), les plus nombreuses, la reine, en général de plus grande taille, seule femelle féconde, et les mâles. Contrairement à celles des abeilles… Lire la suite
CARNIVORES

Écrit par :  Robert MANARANCHEGéraldine VÉRON

Dans le chapitre "Famille des Herpestidae"  : …  groupes sociaux, comportant parfois de nombreux individus, alors que d'autres sont solitaires. Les* plus étudiés des herpestidés sociaux sont certainement les suricates. Ceux-ci, qui sont surtout insectivores, creusent des terriers interconnectés ; le territoire de la colonie peut s'étendre sur 15 kilomètres carrés. Les groupes sont composés de… Lire la suite
COMPORTEMENT ANIMAL - Comportement social

Écrit par :  Dalila BOVET

Dans le chapitre " Pourquoi vivre en groupe ?"  : …  lorsque les risques de prédation sont les plus importants. Comme l'a souligné R. A. Hinde, en 1975, *les comportements sociaux des animaux peuvent être étudiés à trois niveaux : – Les interactions sociales. Ce sont les comportements observés entre deux individus et décrits objectivement, de type : « A fait telle chose à B qui répond par tel… Lire la suite
CONSTRUCTIONS ANIMALES

Écrit par :  Rémy CHAUVIN

Dans le chapitre "Ruches"  : …  *Avec les abeilles, les mieux étudiés de tous les insectes sociaux, nous avons de nombreuses observations mais des expériences moins nombreuses qu'on aurait pu l'espérer. On sait que la cire est sécrétée par les glandes cirières ventrales des abeilles qui la façonnent ensuite avec leurs pattes et leurs mandibules. Mais il faut souligner tout de… Lire la suite
FOURMI

Écrit par :  Catherine BLAIS

… aux zones tropicales. Classe : Insectes ; ordre : Hyménoptères ; familles : Formicidés, Myrmicidés. *Les fourmis, représentées par quelque 9 500 espèces connues, sont organisées en sociétés supérieures comportant plusieurs castes : des ouvrières, nombreuses (de 2 à 3 millions au plus), femelles adultes stériles sans ailes ; une ou plusieurs reines,… Lire la suite
GUÊPE

Écrit par :  Catherine BLAIS

… et le deuxième qui forme un pédoncule (« taille de guêpe »). Guêpes communes et frelons forment des *sociétés supérieures annuelles, dominées par la reine, seule femelle pondeuse, fondatrice de la colonie. Au printemps, elle commence la construction de son nid, dans un tronc d'arbre creux (de préférence pour le frelon), dans une cavité, sous un toit… Lire la suite
HYMÉNOPTÈRES

Écrit par :  Robert GAUMONT

Dans le chapitre "Vie sociale"  : …  La vie en *sociétés organisées s'observe dans trois grandes familles d'Hyménoptères Aculéates : les guêpes, les abeilles et les fourmis. Cependant chaque famille a son histoire propre et a évolué de façon distincte. Seules les fourmis constituent un groupe homogène composé uniquement d'espèces sociales ; les guêpes et les abeilles, au contraire,… Lire la suite
INSTINCT

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "Le mécanisme de déclenchement"  : …  (1935). Consacrée au problème du « compagnon » dans la vie des oiseaux, elle établissait que les* relations sociales entre les membres d'une espèce sont gouvernées par la perception de stimuli spécifiques émis par les congénères et susceptibles d'être perçus sélectivement. En d'autres termes, les stimuli-signes émis par un individu sont des… Lire la suite
ISOPTÈRES

Écrit par :  Robert GAUMONT

Dans le chapitre "Les sociétés de termites"  : …  Chez les termites, on ne connaît aucune espèce où les individus vivent solitaires ou par petits groupes, comme on peut en observer chez les Hyménoptères (guêpes, abeilles) ;* tous vivent en sociétés, dont certaines toutefois sont plus primitives que les autres… Lire la suite
LÉPIDOPTÈRES

Écrit par :  Robert GAUMONT

Dans le chapitre "Mode de vie des chenilles"  : …  substrat (homochromie). La plupart des chenilles de Lépidoptères sont solitaires, mais plusieurs* espèces grégaires vivent dans un nid commun tissé autour des branches ; certaines d'entre elles ne quittent pas leur nid, comme les Hyponomeutes du fusain ou du pommier ou comme le cul-brun (Euproctis) des arbres fruitiers ; d'autres l'… Lire la suite
OISEAUX

Écrit par :  Eric BUFFETAUTMichel CUISIN

Dans le chapitre "Comportement"  : …  cachent sous l'écorce des arbres ; dès qu'une proie se montre, l'oiseau s'en saisit avec le bec. Le *degré de sociabilité varie selon les espèces et les saisons : certains oiseaux mènent une existence solitaire quelle que soit la saison (en Europe, le rouge-gorge), mais ils sont assez rares. Chez d'autres espèces peu enclines à se grouper au… Lire la suite
ORIENTATION ANIMALE

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "Orientation astronomique des abeilles"  : …  de l'eau sucrée, placées à des distances variables de la ruche et disposées selon divers azimuts. *Lorsque les butineuses reviennent à la ruche au terme de leurs explorations de provende, elles exécutent des mouvements caractéristiques auxquels on a donné le nom de « danses » en raison de leur stéréotypie motrice spécifique. Deux types de danses… Lire la suite
ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES

Écrit par :  Robert GAUMONT

Dans le chapitre " Vie grégaire et familiale"  : …  Bien qu'il n'intéresse que cinq ou six espèces d'acridiens, le *grégarisme est peut-être le phénomène le plus intéressant de la biologie des orthoptères, tant au point de vue théorique que par ses conséquences pratiques qui conduisent les criquets nommés à tort « migrateurs » à effectuer des déplacements importants, en bandes immenses qui ravagent… Lire la suite
PHÉROMONES

Écrit par :  Charles DESCOINS

Dans le chapitre "Classification et mode d'étude"  : …  de territoire, etc. Les phéromones modificatrices interviennent dans le déterminisme des castes chez* les insectes sociaux. Elles ont surtout été observées chez les abeilles où la « substance royale » produite par la reine en est une illustration. Cette substance inhibe en effet le développement des ovaires des ouvrières, et les empêche de… Lire la suite
PRÉDATION

Écrit par :  Rémy CHAUVIN

Dans le chapitre "La prédation chez les invertébrés"  : …  trouver un exemple chez certaines fourmis, par exemple les Anomma chasseresses d'Afrique. *Elles forment des colonies de plus de 20 millions d'individus et commencent par se répandre en nappe au-dessous de l'arbre qu'elles vont prospecter. Puis une colonne monte à l'assaut. En progressant depuis le tronc jusqu'à l'extrémité des branches… Lire la suite
PRIMATES

Écrit par :  Bertrand L. DEPUTTE

Dans le chapitre "Structures sociales"  : …  Les *systèmes d'accouplement dépendent en partie de la composition de l'unité reproductrice, constituant la cellule « féconde » de la structure sociale. Autrement dit, la structure sociale se définit par le nombre de sujets adultes, mâles et femelles vivant ensemble, en permanence (Fedigan, 1982). L'unité reproductrice… Lire la suite
PROBOSCIDIENS

Écrit par :  Robert MANARANCHEPierre-Antoine SAINT-ANDRÉPascal TASSY

Dans le chapitre "Éthologie"  : …  Les *éléphants sont des animaux essentiellement sociaux ; seuls les vieux mâles sont solitaires. Les mâles matures vivent entre eux, en petits groupes plus ou moins stablesLes grandes troupes, en Afrique du moins, composées de dix à vingt individus conduits par une vieille femelle, la matriarche, comprennent généralement des femelles, des… Lire la suite
PROGÉNITURE, éthologie

Écrit par :  Rémy CHAUVIN

…  sur la relation entre l'enfant et ses parents, ainsi qu'avec les adultes en général, au sein des *sociétés humaines.  On ne pourra qu'effleurer ici l'immense sujet du comportement parental chez les invertébrés. Innombrables sont les cas où la mère (jamais le père) porte à ses œufs et aux jeunes larves des soins vigilants. Indépendamment du… Lire la suite
SOCIOBIOLOGIE

Écrit par :  Jacques RUFFIÉ

… *La sociobiologie est une théorie exposée en 1975 par E. O. Wilson de l'université de Harvard (États-Unis), dans son ouvrage Sociobiology. A New Synthesis. Elle repose sur les deux principes suivants : — La hiérarchie rencontrée dans la plupart des sociétés animales est d'origine génétique. Elle tient à des comportements d'agressivité et de… Lire la suite
STIGMERGIE

Écrit par :  Pierre-Paul GRASSÉ

Dans le chapitre "Le comportement de construction chez les Termites"  : …  Lorsque le groupe possède une reine, les constructeurs, comme tous les autres membres de la *société, éprouvent à son égard une vive attraction, et les boulettes se localisent surtout autour d'elle, dessinant grossièrement une ellipse. En l'absence du puissant stimulus qu'est la reine, le comportement constructeur se manifeste dans sa pureté… Lire la suite
SUBORDINATION & DOMINANCE HIÉRARCHIQUES

Écrit par :  Marie-France BOUISSOUGeorges LE MASNEJean-Pierre SIGNORET

…  Il existe également, mais de manière beaucoup moins fréquente, dans les groupements ou les *sociétés d'Invertébrés. Les phénomènes de hiérarchie sociale, découverts dès 1802 par Pierre Huber dans les sociétés de bourdons, ont été étudiés, en ce qui concerne les Vertébrés, d'abord par T. Schjelderup-Ebbe (1922) qui décrivit le comportement… Lire la suite
SYMBIOSE

Écrit par :  Pierre CACHANGeorges MANGENOT

Dans le chapitre "Phorésie et commensalisme"  : …  ) accompagnent, pour la même raison, requins (Carcharias) et raies (Manta). Les *insectes sociaux, fourmis et termites, sont accompagnés d'un cortège d'espèces commensales : Coléoptères, Diptères, Collemboles, Isopodes, Acariens, etc. Beaucoup présentent des modifications morphologiques en liaison avec la vie dans les nids (… Lire la suite
TERMITE

Écrit par :  Catherine BLAIS

… ordre des Isoptères (« à ailes égales »). Leurs ancêtres ont également donné naissance aux blattes. *Ces insectes à développement hémimétabole (absence de stade nymphal), vivent tous en sociétés, souvent très importantes, pérennes et composées de plusieurs castes de morphologie différente. La fonction de reproduction est dévolue au seul couple royal… Lire la suite
TERRITOIRE, éthologie

Écrit par :  Jean-Claude RUWET

… met en situation d'infériorité. Hiérarchie et territorialité ainsi que leurs combinaisons (comme la *société territoriale hiérarchisée) ont pour effet de réserver à une fraction de la population les meilleures conditions de vie et de reproduction : dans la hiérarchie, celles-ci sont réservées aux individus dominants, qui ne sont d'ailleurs pas… Lire la suite
THERMORÉGULATION, biologie

Écrit par :  René LAFONT

Dans le chapitre "Aspects « sociaux » de la thermorégulation"  : …  *Nous avons évoqué précédemment comment le regroupement des animaux pouvait les aider à lutter contre le froid. Des mécanismes destinés à maintenir une température adéquate au niveau d'un groupe d'animaux existent chez les insectes sociaux (régulation de la température d'un essaim ou d'une ruche, par exemple). Le maintien d'une température élevée… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Sociétés animales : niveaux d'intégration Sociétés animales : la coopération et ses origines Suricates

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