4. La Nouvelle-Zélande contemporaine
• Les Trente Glorieuses
En 1949, après quinze ans d'exercice du pouvoir, le Parti travailliste cède la place au Parti national, qui va dominer la vie politique jusqu'en 1984, à l'exception de courts intermèdes travaillistes de 1957 à 1960 et de 1972 à 1975. Fondé en 1936 par les courants conservateurs pour contrer l'arrivée au pouvoir des travaillistes, le Parti national prône, en principe, la liberté du marché, mais il reste très attaché au modèle économique et social néo-zélandais fondé sur l'interventionnisme d'État. La richesse du pays repose encore sur la trilogie viande-produits laitiers-laine, et le Royaume-Uni reste le principal client du pays. La population demeure très homogène, le pays accueillant, après la Seconde Guerre mondiale, quelque 90 000 Européens, malgré un fort contrôle de son immigration avec l'obligation, en 1961, d'un permis d'entrée pour tous les non-citoyens néo-zélandais, y compris les Britanniques, à la seule exception des Australiens (au moins jusqu'en 1981). L'accueil est facilité pour les insulaires des dépendances néo-zélandaises dans le Pacifique (îles Cook et Samoa occidentales). Toutefois, l'évolution la plus notable provient de la mobilité nouvelle des Maoris vers les villes. Alors que 74 p. 100 d'entre eux résidaient en zone rurale avant la guerre, ils sont 77 p. 100 en zone urbaine en 1976. Cette migration interne provoque un radical changement dans les relations entre les communautés. Ainsi, le système discriminatoire des écoles primaires maories est démantelé en 1969.
Mais c'est sur le plan international que la Nouvelle-Zélande est obligée de modifier profondément ses positions. La Seconde Guerre mondiale a révélé les faiblesses du Royaume-Uni et a facilité l'entrée dans le Pacifique d'un nouveau leader : les États-Unis. Quoique profondément attaché au lien impérial, le Parti national au pouvoir se range derrière les États-Unis dans le contexte de la guerre froide. Il condamne l'arrivée des commu […]
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