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NOUVELLE-ZÉLANDE

Situées le long de la « ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction des plaques tectoniques Pacifique et Indo-Australienne, les deux grandes îles de la Nouvelle-Zélande, qui comptent 4,2 millions d'habitants (2006), forment la pointe sud du Triangle polynésien. À quelque 2 200 kilomètres des côtes australiennes et à 2 000 kilomètres de Tonga, l'île de Polynésie la plus proche, la Nouvelle-Zélande, isolée, se distingue par un climat tempéré océanique, un relief élevé – volcanique au nord –, une végétation endémique et variée. Elle fut peuplée autour du xe siècle après J.-C. par les ancêtres des Maoris, partis des îles Fidji-Tonga-Samoa. Les Maoris développent la chasse, la cueillette, l'horticulture au nord et s'organisent en larges groupes, relativement indépendants les uns des autres, chacun se réclamant d'un ancêtre fondateur. Les expéditions de James Cook, au cours des années 1770, ouvrent la voie à l'implantation européenne d'ex-convicts de l'Australie voisine, de baleiniers et chasseurs de phoques, de commerçants, puis de missionnaires et de migrants à partir des années 1840, date à laquelle le gouvernement britannique annexe la Nouvelle-Zélande. La présence d'un colonat de plus en plus nombreux et la pression foncière mettent à mal l'autonomie du pays maori dans l'île du Nord et provoquent une série de guerres violentes dans les années 1860. Les Maoris sont vaincus, largement spoliés et prolétarisés dans une société coloniale qui prône, pourtant, un modèle d'assimilation.

Fière de ses origines britanniques et de sa population blanche homogène, la société néo-zélandaise défend, dans la première moitié du xxe siècle, une immigration limitée de « pur Britons », un modèle de colonisation rurale et un dirigisme d'État précocement fondé sur le Welfare State. La conséquence est une dépendance économique, financière et culturelle très forte vis-à-vis du Royaume-Uni, qui se traduit lors des deux conflits mondiaux par un engagement militaire sur les terrains européens et par le refus persistant de se penser comme une nation du Pacifique. Paradoxe étonnant pour un pays soucieux de son indépendance et de ses singularités, qui avait refusé d'entrer, en 1901, dans la Fédération des colonies australiennes.

Dans les années 1970, le modèle néo-zélandais est remis en cause face à l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne (C.E.E.), à l'accroissement d'une émigration de « couleur » – asiatique et polynésienne –, et à la montée des revendications culturelle et politique maories. Dans les années 1980, le Parti travailliste au pouvoir opère une véritable révolution libérale qui sapent les fondements mêmes du modèle économique et social. À l'aube du xxie siècle émerge une nation émancipée de la tutelle britannique, inscrite dans un devenir régional et en quête d'un nouveau pacte fondateur, dans le contexte d'une société diversifiée dont une composante non négligeable revendique ses origines maories et polynésiennes.Nouvelle-Zélande : carte physiqueNouvelle-Zélande : drapeau

Nouvelle-Zélande : carte physique Carte

Nouvelle-Zélande : carte physique Carte physique de la Nouvelle-Zélande. 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Nouvelle-Zélande : drapeau Dessin

Nouvelle-Zélande : drapeau Nouvelle-Zélande (1902). L'Union Jack dans le canton rappelle que ce pays reconnaît la reine d'Angleterre comme chef d'État. Les quatre étoiles rouges à cinq branches bordées de blanc représentent les étoiles principales de la constellation de la Croix du Sud. 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Isabelle MERLE

1.  Conditions naturelles

  Relief

Les deux grandes îles néo-zélandaises ont des côtes très découpées et un elief montagneux ; les plaines sont nombreuses mais leur superficie est généralement très faible.

L'île du Nord (ou Île fumante) est remarquable par ses paysages volcaniques : certains volcans n'ont plus d'activité (mont EgmontMont Taranaki), d'autres ont encore des éruptions (Ngauruhoe, Ruapehu) : la Nouvelle-Zélande fait partie de la « ceinture de feu » du Pacifique. Sur le plateau central, les sources chaudes, les geysersGeysers en Nouvelle-Zélande, les jets de chaleur constituent une originalité du pays. Mais en plus des formes volcaniques, on trouve de lourds massifs de grès et de schistes, limités par des escarpements de faille. Les mouvements du sol sont souvent très récents et se continuent même aujourd'hui : les tremblements de terre sont fréquents. Les plaines prennent quelque extension au nord (région de Waikato) ; encore sont-elles souvent parsemées de petits cônes volcaniques.

Mont Taranaki Photographie

Mont Taranaki Le mont Taranaki dans l'Egmont National Park, île du Nord de la Nouvelle-Zélande. 

Crédits: Larry Ulrich, Tony Stone Images/ Getty Consulter

Geysers en Nouvelle-Zélande Photographie

Geysers en Nouvelle-Zélande Des geysers près de Rotorua, dans l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande. 

Crédits: John Lamb, Tony Stone Images/ Getty Consulter

L'île du Sud (ou île de Jade) n'a pas de volcans mais ses montagnes de grès et de schistes ont été soulevées par de puissants mouvements tectoniques : elles sont plus élevées que celles de l'île du Nord (mont CookMont Cook, 3 764 m) et, en raison de la latitude, les températures sont plus basses et les sommets sont occupés par de vastes glaciers (Tasman).Glacier Tasman, Nouvelle-Zélande Ces montagnes sont appelées les «  Alpes néo-zélandaises » ; leurs paysages rappellent d'autant mieux ceux des Alpes européennes que, comme ces dernières, elles ont été profondément burinées au cours des grandes glaciations du Quaternaire : de très beaux lacs occupent certaines vallées glaciaires ; sur la côte du Sud-Ouest, les vallées surcreusées par la glace ont été ensuite envahies par la mer : les fjords néo-zélandais sont aussi grandioses que ceux de la Norvège.

Mont Cook Photographie

Mont Cook Le mont Cook et les lupins en fleur dans les Southern Alps, dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande. 

Crédits: Chad Ehlers, Tony Stone Images/ Getty Consulter

Glacier Tasman, Nouvelle-Zélande Photographie

Glacier Tasman, Nouvelle-Zélande Le glacier Tasman, long de 29 kilomètres, au pied du mont Tasman (3 498 m.), dans le parc national du mont Cook, sur l'île du Sud. 

Crédits: G. Mouly-Héras Consulter

La haute chaîne longe la côte occidentale de l'île. Au contraire, sur la côte orientale s'étale la seule plaine de quelque importance, celle de Canterbury.

  Climat

La Nouvelle-Zélande s'étire entre le 34e et le 47e degré de latitude sud : elle se trouve donc dans une position comparable à celle de l'Espagne et de la moitié sud de la France. Mais elle baigne dans un océan relativement frais et sa situation très océanique explique la remarquable égalisation des températures. Sur la côte et dans les plaines, les hivers sont doux : la température de juillet, le mois le plus frais, est de 11,1 0C à Auckland, 8,4 0C à Wellington, 6,6 0C à Christchurch ; en montagne, les températures diminuent rapidement et l'enneigement est important et prolongé dans les Alpes néo-zélandaises. Les étés sont relativement doux : il n'y a guère de très grosses chaleurs à cause des brises côtières ; à Auckland la moyenne de janvier n'atteint pas 20 0C, alors qu'à Alger, située à une latitude analogue, celle de juillet atteint 25 0C.

Le caractère océanique du climat néo-zélandais se marque aussi par sa grande humidité. L'archipel se trouve sur la trajectoire normale des perturbations océaniques, qui s'accompagnent de grands vents d'ouest (westerlies) et souvent même de véritables tempêtes. Au sud, il pleut en toutes saisons ; vers le nord, des périodes de beau temps apparaissent en été. Mais, au total, les précipitations sont copieuses : 1 010 mm à Auckland, 1 470 à Wellington. Les côtes orientales abritées des vents pluvieux font exception : ainsi, dans la plaine de Canterbury et dans les petits bassins intérieurs de l'OtagoVignes néo-zélandaises, les précipitations ne dépassent pas 400 ou 500 mm.

Vignes néo-zélandaises Photographie

Vignes néo-zélandaises Des vignobles près du lac Hayes, en Otago central, dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande. 

Crédits: John Lamb, Tony Stone Images/ Getty Consulter

Ces précipitations aussi abondantes font de la Nouvelle-Zélande un pays de rivières et de lacs. Les cours d'eau qui descendent rapidement des montagnes vers la côte sont le paradis des pêcheurs de truite. Les lacs d'origine volcanique sont nombreux dans l'île du Nord (lac Taupo) et ceux d'origine glaciaire dans les Alpes de l'île du Sud.

  Végétation

La douceur des températures et l'abondance des pluies sont également favorables au développement de la forêt : le «  bush » néo-zélandais est très original par sa flore et par sa faune, car la plupart des espèces sont endémiques et ne se trouvent nulle part ailleurs, pas même en Australie. Au nord, où les températures sont relativement chaudes, la forêt est de type subtropical, avec de grands conifères, les kauris ; dans les montagnes de l'île du Sud apparaît, au contraire, le nothofagus, un hêtre à feuilles persistantes qu'on ne trouve qu'en Tasmanie et en Patagonie chilienne ; dans le reste du pays, la forêt est constituée surtout de conifères (rimu, totara), mais le sous-bois est très dense ; les lianes, les épiphytes, les grandes fougères arborescentes donnent à cette formation végétale un aspect totalement différent des forêts de conifères de la zone tempérée de l'hémisphère Nord. Dans les parties les plus difficiles d'accès se réfugient les animaux typiques de la Nouvelle-Zélande, en particulier d'étranges oiseaux tels que le kiwiKiwi, devenu l'emblème du pays.

Kiwi Photographie

Kiwi Jeune kiwi (Apteryx australis). 

Crédits: Hulton Getty Consulter

La forêt cède souvent la place à des formations basses : certaines sont naturelles, par exemple les touffes herbeuses du « tussock » qui apparaissent dans les parties les plus sèches (est de l'île du Sud) ou la « prairie alpine » des hautes montagnes. Mais, le plus souvent, la forêt a été détruite volontairement par l'homme et remplacée soit par des pâtures, soit par des landes. Les destructions ont été telles que la Nouvelle-Zélande a procédé à de très importants reboisements avec des essences importées, en particulier des pins américains.

Alain HUETZ DE LEMPS

2.  Le peuplement maori

Appelée Aotearoa par les Polynésiens qui la découvrirent, la Nouvelle-Zélande permit le développement sur une grande échelle du peuple maori. Celui-ci aménagea ce vaste territoire pendant plus de six cents ans d'histoire, avant que ne surviennent les Blancs au xviiie siècle. La civilisation maorie avait bénéficié de la révolution néolithique et d'une tradition qui remontait au temps où les ancêtres des Maoris peuplaient les îles Marquises. À partir d'une agriculture fondée sur la patate douce, le peuplement maori a développé une forme d'organisation sociale extrêmement souple et un système politique centré autour d'une chefferie militaire. La vie cérémonielle a entraîné une production artistique très riche (tatouages, vêtements, sculptures).Totem maori

Totem maori Photographie

Totem maori Totem maori contemporain dans le parc de Te Puia, à Rotorua (île du Nord). 

Crédits: G. Mouly-Héras Consulter

  Un peuplement polynésien

La Nouvelle-Zélande fut découverte et peuplée pour la première fois par des Polynésiens venus des îles Marquises. L'archéologie précise que les premières traces d'occupation du sol remontent à 1150 après J.-C. Apportant avec eux leur langue de type austronésien et leurs coutumes, les Polynésiens franchirent la mer en de véritables expéditions minutieusement préparées. Ils emportaient avec eux, non seulement des provisions et de l'eau pour la durée du voyage, mais aussi des plantes et des animaux domestiques qu'ils comptaient introduire sur les terres nouvelles. C'est ainsi qu'ils essayèrent d'acclimater en Nouvelle-Zélande l'igname et le taro. Leur grand succès fut l'introduction de la patate douce (Ipomæa batatas) qui devint, pour des raisons climatiques, leur principale ressource vivrière. Les Maoris – c'est le nom qu'ils se donnaient – pratiquaient la chasse aux oiseaux, aux chiens, aux rats et aux chauves-souris. Les mammifères étaient rares sur ces îles. La pêche et la cueillette des fruits complétaient leur ordinaire. En période de disette, la population se nourrissait de racines de fougères.

Les terres les plus favorables au peuplement étaient situées en pleine forêt vierge, mais les guerres entre tribus obligèrent souvent des groupes humains, momentanément vaincus, à émigrer ailleurs et à défricher de nouvelles portions de la forêt. La plupart des villages étaient fortifiés et construits sur les hauteurs. Entourés de plusieurs palissades, de fossés, hérissés de saillants, c'était de véritables forteresses qui permettaient souvent de résister longtemps à l'ennemi. Le terre-plein central des villages était réservé à la danse et aux cérémonies publiques. Les habitations étaient de type semi-souterrain et l'on pouvait distinguer les grandes maisons décorées et sculptées, les maisons sans ornements et, enfin, les petites dépendances. La façade des maisons princières était encadrée par deux portants latéraux couverts de bas-reliefs sculptés. Une entrée principale et une fenêtre, dont le cadre était également sculpté, complétaient l'architecture, avec un mât central qui dépassait le faîte du toit. L'outillage utilisé par les Maoris comprenait des herminettes, des bâtons à fouir, des hameçons, des armes (massues, lances, arcs et flèches), des outils pour la taille du bois. Ils ne connaissaient ni le fer ni la poterie.

  Organisation sociale et politique

Proches des Hawaiiens par leur système de parenté, les Maoris vivaient en familles étendues, appelées whanau. Celles-ci rassemblaient en général trois générations, des grands-parents aux petits-enfants. Cette grande famille habitait une seule maison et cultivait en commun ses jardins. C'est entre familles que se réglaient les mariages et la répartition des jardins nouvellement ouverts dans la forêt. Aux premiers temps du peuplement, les familles prospéraient sur une terre fertile, se liaient entre elles pour bientôt former un groupe humain plus large, appelé hapu. Ce groupement était nommé et son mode de recrutement était largement cognatique, c'est-à-dire qu'il faisait appel à tous les descendants d'un ancêtre, soit en ligne masculine, soit en ligne féminine. La composition du hapu était d'autre part largement conditionnée par le mode de résidence, qui donnait liberté au jeune couple marié de s'établir au lieu de son choix. Le hapu occupait un certain territoire et ses membres décidaient en commun des questions importantes et, notamment, des relations avec les hapu voisins (mariages, fêtes cérémonielles, guerres). Étant donné le recrutement cognatique du hapu, un homme pouvait se considérer comme membre de plusieurs d'entre eux, à supposer qu'il puisse se relier généalogiquement à l'un des ancêtres de chaque hapu. Même si l'idéologie du hapu est très nettement patrilinéaire, cette liberté de choix ainsi que la stratégie des mariages permettaient de bouleverser sans cesse la configuration politique d'un ensemble de hapu. Plusieurs hapu, territorialement définis, formaient ensemble une tribu (iwi) qui portait le nom de l'ancêtre fondateur du premier hapu. Si l'on remonte aux temps légendaires des premiers débarquements sur les îles, chaque Maori se considère comme descendant d'une « pirogue » fondatrice, ou waka, qui rappelle le souvenir des premiers arrivants. Ainsi plusieurs tribus pouvaient-elles se réclamer d'une même origine, l'arrivée d'une pirogue à partir de laquelle commençait l'histoire du peuplement et de la formation des groupes humains actuels. Toutes les tribus appartenant à la même pirogue se considèrent en relation de consanguinité les unes avec les autres, et ce fait modèle les alliances, en temps de paix comme en temps de guerre. De même, les mariages avaient-ils lieu le plus souvent à l'intérieur de la tribu, sauf pour certaines unions entre familles princières qui, par souci de prestige et par calcul politique, enjambaient ainsi les limites tribales.

La cause des guerres était souvent la violation des frontières, car celles-ci étaient soigneusement tracées et jalousement défendues. De même, chaque hapu et chaque famille avaient-ils ses terroirs très précisément délimités. De nombreux interdits promettaient la mort par sorcellerie à qui oserait outrepasser les frontières pour attenter à la propriété d'autrui. La guerre pouvait aussi naître de querelles entre tribus, entre familles ou entre parents à propos des mariages, et des relations sexuelles illégitimes. Tout indique que la guerre était une occupation constante. Les jeunes gens s'entraînaient dès l'enfance, et leurs aînés leur enseignaient les subtilités d'une stratégie militaire extrêmement élaborée (les troupes anglaises en firent l'expérience). Lorsqu'un homme partait au combat, il s'était préparé par une série de rituels qui visaient à le protéger en même temps qu'à l'aguerrir. Les combats singuliers précédaient souvent le passage à des formes de guerre de groupes. Ceux-ci rassemblaient en principe cent quarante hommes divisés en sept sections de vingt. La défaite était sanctionnée soit par la mort au combat, soit par un festin cannibale sur la personne des prisonniers, soit par l'esclavage.

La société maorie était divisée en trois classes : celle des chefs, appelée ariki et rangarita, celle des gens du commun et celle des esclaves. Un système de rang permettait de distinguer, dans la classe des chefs, ceux de la branche aînée et la succession décroissante des lignées cadettes. Un chef pouvait expliquer et justifier son pouvoir par le récit de sa généalogie, le calcul de son rang et la manifestation de sa force magique (mana), qui lui permettait aux yeux de tous de maintenir les prérogatives de son autorité. Aussi les chefs étaient-ils souvent des prêtres en relation constante avec les forces surnaturelles ; leur personne était taboue et leur vie quotidienne se conformait à une étiquette très stricte. La tribu ne connaissait pas de chefs plus puissants que d'autres. C'est seulement pendant les guerres qu'un chef particulièrement valeureux et habile se trouvait porter momentanément une responsabilité générale. Les funérailles d'un chef étaient un événement vécu de façon dramatique. Son visage tatoué recevait une couche d'ocre rouge, ses cheveux étaient huilés et décorés de plumes. Ses armes et ses parures étaient placées à ses côtés pendant que l'on sacrifiait en l'honneur de sa mort un grand nombre d'esclaves. Parfois même, sa veuve se donnait la mort. Le corps du chef pouvait être, comme le cadavre d'un homme du commun, soit exposé soit brûlé, mais ses ossements étaient soigneusement conservés en un coffret de bois sculpté en forme de tête humaine. Ces cérémonies étaient des occasions de rappeler les exploits des dieux et des héros fondateurs des tribus. Les mythes qui racontent l'histoire du panthéon maori sont une littérature précieuse pour la compréhension de ce peuple polynésien.

Aujourd'hui intégrés au devenir historique de la Nouvelle-Zélande, les Maoris (qui représentaient, en 2006, 13,7 p. 100 de la population) forment une communauté moderne, mais qui demeure attachée à ses traditionsMaoris.

Maoris Photographie

Maoris Les Maoris ont réussi à conserver et à enrichir jusqu'à nos jours leur culture polynésienne (Nouvelle-Zélande). 

Crédits: Istituto Geografico De Agostini Consulter

Daniel de COPPET

3.   « Old New Zealand »

  Les premières intrusions européennes

En 1642, Abel Tasman, naviguant pour la Compagnie hollandaise des Indes orientales, découvre la côte occidentale d'un territoire – il le baptisera, à son retour, Nieuw Zeeland – qu'il pense être relié à un hypothétique continent austral. Le premier contact avec les habitants du pays est marqué par la violence et Tasman refuse de débarquer sur cette terre peuplée d'« ennemis ». En 1769, James Cook, chargé d'une expédition de reconnaissance scientifique du Pacifique par le gouvernement britannique, redécouvre la Nouvelle-Zélande. Venant de Tahiti, il accoste sur la côte orientale. En dépit du rôle essentiel joué par Tupaia – Tahitien et homme de haut rang qui a accepté de suivre Cook – en tant que médiateur, interprète et informateur entre les Britanniques et les Maoris, les échanges sont violents. Selon le naturaliste Johann Reinhold Forster, présent lors du deuxième voyage de James Cook (1773-1774), les Maoris sont « des amis accueillants, sincères et généreux, des guerriers intrépides [anthropophages] et audacieux, des ennemis implacables et cruels ». Cette description contrastée témoigne de l'ambiguïté du regard porté par les Britanniques sur les Maoris, alors que des relations d'échange commencent à se développer. Escale obligée dans le Pacifique, la Nouvelle-Zélande et ses richesses potentielles décrites par Cook (baleines et phoques, bois, chanvre – dit lin de Nouvelle-Zélande –) attirent commerçants et aventuriers. La première station baleinière est implantée en 1792 à Dusky Bay dans l'île du Sud, inaugurant un système d'exploitation qui se développera le long des côtes dans les années suivantes. Le dépeçage des bêtes, l'extraction de l'huile, le traitement des peaux et autres produits, comme les fanons, sont faits sur place puis envoyés vers l'Europe. Mais ce premier commerce baleinier ne peut véritablement se développer que parce qu'il est autorisé et facilité par les Maoris. Ceux-ci assurent la protection des stations et les ravitaillent en nourriture – notamment en adaptant leur agriculture – en échange de biens européens et, en particulier, d'outils et d'armes. La diffusion de ces dernières provoque, parmi les Maoris, une intensification des conflits internes (dits Musket wars) et une surmortalité qu'aggravent encore les maladies importées par les Européens. Les attaques et les destructions des cultures provoquent la migration des communautés vers l'île du Sud. En 1835, les îles Chatham (à l'est de la Nouvelle-Zélande) sont envahies par des groupes venus du Nord et la population d'origine est massacrée. Entre 1800 et 1840, la population maorie diminue : évaluée autour de cent mille personnes à l'arrivée de Cook, elle n'en compte plus que soixante-dix mille en 1840.

Pour autant, le pays maori reste, à cette date, encore très largement autonome, au sens où il profite des échanges commerciaux locaux et maîtrise les activités de la population pakeha (nom donné par les Maoris aux Britanniques installés dans le pays), très minoritaire. Ainsi, le commerce du bois et du lin prend son essor à partir des années 1820, sous le contrôle des groupes maoris. Les premiers missionnaires, représentants de la Church Missionary Society et wesleyens, arrivés de Sydney en 1814 et en 1823, œuvrent difficilement. Ce n'est qu'au cours de la décennie 1830 que s'opère le ralliement au message chrétien et aux missionnaires désormais perçus comme médiateurs de la paix alors que les guerres ravagent l'île. La Bible, traduite en 1827, et l'alphabétisation sont rapidement valorisées. En 1835 est ouverte la première école missionnaire pour former des native teachers qui parcourront ensuite le pays. Dès 1840, l'ensemble de la population maorie est touchée par un christianisme qui mêle étroitement croyances anciennes et nouvelles.

Pendant ce temps, la population blanche, composée de négociants, déserteurs, anciens convicts ou colons, augmente. Certains cherchent à acquérir des terres. Face aux pressions, les chefs maoris de la bay of islands (île du Nord) adressent une pétition au roi William IV pour demander sa protection. Le gouvernement britannique organise alors un protectorat, en 1834, et propose la signature d'une déclaration d'indépendance qui donne naissance à la Confédération des tribus unies en 1835. Toutefois, l'intrusion d'intérêts français – arrivée de prêtres maristes, formation d'une compagnie commerciale puis arrivée de migrants –, ainsi que l'achat précipité de terres à des chefs maoris, en 1839, par la Compagnie de Nouvelle-Zélande d' Edward Gibbon Wakefield, promoteur d'un projet systématique d'implantation de colons, contre l'avis du Colonial Office, poussent ce dernier à réagir. L'enjeu est d'éviter une privatisation incontrôlée des terres, de garantir certains droits maoris et de maintenir l'ordre public dans une île désormais peuplée de résidents britanniques. Le traité de Waitangi est signé le 5 février 1840 par cinq cents chefs maoris de l'île du NordTraité de Waïtangi. La version anglaise impose la souveraineté britannique (un gouverneur est nommé par la reine d'Angleterre) mais garantit aux chefs le maintien de leur autorité sur leurs possessions et une égalité de droit, en principe, entre Maoris et Pakehas. La version maorie dit tout autre chose. Si les chefs cèdent le kawanatanga (droit de gouvernement supérieur), ils gardent le tino rangatiratanga  leurs droits comme chefs – ce qui les amènent à croire à un futur partage équitable des responsabilités dans l'exercice du pouvoir. Le malentendu est grave de conséquences. L'acte constitutionnel de 1852, voté par le Parlement, accorde à la Nouvelle-Zélande un statut de colonie dotée d'un gouvernement autonome, d'un Parlement à deux chambres et de six provinces autonomes (elles seront abolies en 1876).

Traité de Waïtangi Photographie

Traité de Waïtangi Les chefs maoris et l'officier de marine britannique William Hobson signent, le 5 février 1840 en Nouvelle-Zélande, le traité de Waïtangi. 

Crédits: Getty Consulter

  Expansions coloniales et guerres

La Nouvelle-Zélande connaît, entre 1840 et 1870, une explosion de sa population blanche, essentiellement britannique, qui passe de 2 000 habitants en 1839 à 58 000 en 1858 et à 256 000 en 1872. Cette destination lointaine, promue par Wakefield comme une « Britain of the South » évoquant la « verte Angleterre », attire une partie du mouvement migratoire massif que connaît alors le Royaume-Uni. Aux vieilles implantations portuaires à la population métisse et mixte s'ajoutent de nouvelles villes, Auckland et Wellington (1840), Wanganui et New Plymouth (1841), Dunedin (1848), Christchurch (1850), dessinées selon des plans rectilignes et excluant largement la population maorie. Les campagnes se peuplent de familles britanniques recréant aux antipodes un mode de vie paysan fondé sur la petite propriété, l'élevage ovin et bovin, la production de produits laitiers, la laine et le blé. La découverte d'or, en 1861, dans l'île du Sud (Otago) provoque une ruée qui fait doubler la population en dix ans. Les deux tiers des terres aliénées au profit de la colonisation, en 1861, se trouvent au Sud, où réside 60 p. 100 de la population pakeha qui dépasse déjà largement la population maorie (100 000 Blancs pour 56 000 Maoris).

La Nouvelle-Zélande apparaît alors composée de deux entités politiques autonomes et interdépendantes à la fois. Le pays maori impose ses lois et ses coutumes au Nord, où les groupes réclament la présence pakeha tant que celle-ci ne les débordent pas. Les Maoris acceptent de vendre certaines terres aux colons mais gardent les meilleures ou les plus vastes. Des conflits localisés éclatent, dans le sud de l'île du Nord, en 1843 et en 1846, ainsi qu'autour d'Auckland en 1845-1846. Ils révèlent la redoutable efficacité des stratégies de combat et de défense des guerriers maoris et, en particulier, le Pa, village fortifié entouré de tranchées aux protections renforcées pour les tirs d'artillerie. En 1858, un mouvement « pantribal » émerge dans la région de Waikato (à l'ouest de l'île du Nord), où un grand chef est intronisé roi, lançant ainsi le King Movement. L'enjeu est de fédérer le maximum de tribus maories pour consolider leur autonomie politique, résister aux Pakehas et aux ventes inconsidérées des terres. Un refus de vente à la Couronne, dans le Taranaki (également à l'ouest de l'île du Nord), met le feu aux poudres en 1860. Le gouverneur déclenche une série de campagnes militaires pour faire taire ces velléités d'indépendance. Mais la lutte est extraordinairement rude et exige le renfort de troupes impériales britanniques aux côtés des troupes et des milices coloniales, soit, au plus fort de l'engagement, vingt mille hommes. Les Maoris mobilisent quelque cinq mille hommes. Le King Movement inflige de sévères défaites aux Britanniques mais s'affaiblit rapidement. Des divisions internes apparaissent, liées à la politique de conciliation mise en place par le gouvernement colonial, avec la création de la Native Land Court, en 1865, qui promet des titres de propriété aux Kupapa (les Maoris ralliés aux troupes britanniques), ainsi que l'octroi, en 1867, de quatre sièges maoris au Parlement. Les guerres continuent toutefois, sous l'impulsion d'un des plus célèbres mouvements prophétiques maoris de l'époque, Pai marire (connu sous le nom de HauHau). En alliant messages chrétiens et traditions maories, le mouvement prône d'abord la paix avant de s'engager dans la guerre et d'étendre ses attaques à la côte est de l'île du Nord. Les militaires britanniques, soutenus par des groupes maoris, contre-attaquent et parviennent finalement, en 1872, à triompher.

Le New Zealand Settlement Act (1863) avait imposé la confiscation des terres des tribus « rebelles » dans la région de Taranaki, Waikato et Bay of Plenty. Mais les tribus alliées qui acceptent de passer par la Native Land Court perdent, elles aussi, progressivement leurs terres qu'elles sont obligées de vendre à la Couronne. En 1890, 22 millions d'hectares sur les 26 millions que comprend la Nouvelle-Zélande sont acquis par la Couronne ou les Pakehas. Les terres restant aux mains des Maoris sont situées dans des régions isolées et difficiles d'accès. La population est ainsi massivement spoliée et prolétarisée, les Maoris devant travailler pour les colons lors des récoltes. Les conditions de vie difficiles, les maladies, la mortalité infantile accélèrent le déclin démographique de la population maorie qui passe de 60 000 personnes en 1858 à 42 000 en 1896. En 1881, les Maoris représentaient 8,6 p. 100 de la population néo-zélandaise et, en 1921, seulement 4,5 p. 100.

  « Le paradis des travailleurs »

Les guerres maories des années 1860-1870 ont pour effet d'inciter le gouvernement colonial à centraliser le pouvoir.

À partir de 1870, l'État emprunte massivement sur le marché financier londonien pour soutenir l'immigration et développer les infrastructures. Convaincus du rôle crucial de la puissance publique dans un pays neuf, éloigné de la métropole, où la « mise en valeur » exige des investissements lourds, les gouvernements successifs (conservateurs et libéraux) imposent et consolident, entre 1870 et 1912, le modèle d'un État résolument interventionniste. La venue d'émigrants britanniques, cent mille entre 1870 et 1880, est stimulée par une assistance gouvernementale, un billet de voyage gratuit et la promesse d'un accès bon marché à la propriété foncière. Les achats de terres massifs aux tribus Maoris par le biais de la Native Land Court se multiplient. Les moyens de transport s'améliorent : le câble télégraphique relie la Nouvelle-Zélande à l'Australie en 1876, les chemins de fer se développent dans l'île du Nord, Wellington devient la capitale administrative, des routes relient l'extrême sud à Christchurch. En 1877, l'éducation primaire obligatoire est décrétée et un réseau scolaire dense se met en place (premières universités d'Otago et de Canterbury, créées dès 1869). L'enseignement catholique, dans un pays largement dominé par les protestants (12 p. 100 de catholiques en 1891), s'organise non sans rivalités, sous l'impulsion de missions françaises (en particulier les sœurs de Saint-Joseph de Cluny). Se développe, parallèlement, un réseau national d'hôpitaux payants et d'institutions charitables. En 1879, le suffrage universel masculin est décrété – il était jusque-là réservé aux seuls propriétaires – et, en 1893, les femmes obtiennent le droit de vote. La Nouvelle-Zélande inaugure ainsi le processus d'émancipation politique des femmes dans le monde occidental.

Avec l'arrivée des libéraux (Liberals) au pouvoir en 1891 – ils s'y maintiendront jusqu'en 1912 –, l'interventionnisme d'État se renforce. Une crise financière et économique, dans les années 1880, menace l'équilibre du pays et engendre déroutes immobilières, pauvreté et migrations vers l'Australie. Pour y répondre, le gouvernement s'appuie sur une révolution technologique, la réfrigération, permettant ainsi à la Nouvelle-Zélande de réorganiser l'ensemble de son agriculture autour de l'élevage du moutonMoutons de Nouvelle-Zélande et de l'industrie laitière, modernisée au profit d'une économie d'exportation vers le marché britannique. L'État s'engage à acheter plus massivement encore les terres maories ainsi que celles des grands propriétaires de l'île du Sud pour les vendre ou les louer à long terme aux colons « méritants » à qui l'on accorde des prêts à bon marché. Ainsi se développe le statut de petit propriétaire, travailleur, attaché à une terre généreuse. Contrairement à l'Australie, où la population urbaine est précocement majoritaire, la Nouvelle-Zélande est un pays rural : seulement 49 p. 100 des Pakehas vivent, en 1911, dans des villes dont 31 p. 100 dans les quatre plus grandes (Aukland, Christchurch, Wellington et Dunedin) et 18 p. 100 dans les villes de moins de 10 000 habitants. À partir de 1900, l'île du Nord s'impose comme l'espace privilégié d'implantation pakeha au détriment de l'île du Sud.

Moutons de Nouvelle-Zélande Photographie

Moutons de Nouvelle-Zélande Un troupeau de moutons, dans l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande. 

Crédits: Paul Chesley, Tony Stone Images/ Getty Consulter

La politique des libéraux ne s'adresse pas seulement aux colons mais aussi aux salariés, notamment des transports et des mines, qui, au cours des années 1880, s'organisent efficacement sur le plan syndical (200 unions, 63 000 membres en 1890). Les gouvernements aménagent des espaces de conciliation entre patrons et ouvriers (arbitration court) et promeuvent une législation sociale : salaire minimum garanti, loi sur les huit heures de travail journalier, interdiction du travail des enfants de moins de quatorze ans, quarante-huit heures hebdomadaires pour les moins de dix-huit ans, pension de retraite aux « pionniers » âgés s'ils prouvent vingt-cinq ans de présence dans le pays, pension de chômage pour les plus pauvres. Cette politique fait de la Nouvelle-Zélande le pays du « socialisme sans doctrines » (selon le politique français Albert Metin, 1901).

Mais les Maoris sont exclus de cette politique sociale. Spoliés de leurs terres, ils se trouvent relégués dans les espaces ruraux les plus pauvres et n'ont pas droit aux prêts financiers attribués par le gouvernement pour favoriser la mise en valeur des terres. Les enfants, en zone rurale, sont scolarisés à part dans des Native Schools où l'on apprend surtout à adopter les lois et coutumes britanniques en disqualifiant la culture maorie. Les Maoris vivent, pour la majorité d'entre eux, à l'écart des Pakehas, et leurs quatre représentants, élus sur liste séparée au Parlement, ne sont guère entendus. Un mouvement pantribal, Kotahitanga, organise, en 1895, un boycott de la Native Land Court, fonde un journal en 1897 et envoie une pétition de protestation à la reine Victoria. En 1909, le Young Maori Party est créé avec, à sa tête, des élèves de l'école missionnaire Te Aute, et des Maoris éduqués à l'étranger.

En dépit de ces logiques spoliatrices et inéquitables, l'État prône l'image d'un pays dans lequel les Maoris – jugés cependant supérieurs à l'Aborigène – s'amalgament progressivement au « peuple néo-zélandais ». Désireuse de se singulariser au sein de l'Australasie, la Nouvelle-Zélande affirme, en 1901, ses desseins d'un protonationalisme en refusant d'entrer dans la Fédération des colonies de l'Australie (qui devient le Commonwealth de l'Australie). Elle revendique sa différence et obtient, en 1907, le statut de dominion britannique à part entière. Si elle ne formalise pas, dans sa Constitution, une politique privilégiant une Nouvelle-Zélande « blanche », comme l'Australie voisine, elle applique, cependant, des principes contre une immigration « de couleur » (par exemple, taxe d'entrée pour les immigrants chinois à partir de 1908, et maintenue jusqu'en 1944).

  Guerres mondiales et récessions

Lors de la Première Guerre mondiale se développe un sentiment national qui permet à la Nouvelle-Zélande de prouver son indéfectible loyauté au Royaume-Uni et à son Empire, tout en consolidant son identité singulière. Sur la base du volontariat puis de la conscription obligatoire à partir de 1916, le pays mobilise plus de 123 000 hommes pour une population de 1,1 million d'habitants, envoyés massivement dans les Flandres et sur le front français. Bien que ce soit sur les champs de bataille français que meure l'essentiel des troupes, c'est la défaite de Gallipoli en 1915, premier site de débarquement de l'A.N.Z.A.C. (Australian and New Zealand Army Corps, formé en 1914), dans les Dardanelles, qui marque profondément les esprits : 2 700 soldats néo-zélandais y perdent la vie face aux Turcs mais l'événement devient le symbole d'une initiation masculine et citoyenne prouvant la valeur de ceux qu'on appelle désormais les Kiwis qui, avec les Aussies (soldats australiens) défendent les couleurs de l'Empire. Les Maoris, organisés dans un bataillon, prouvent leur valeur guerrière. Le 25 avril deviendra, en 1922, le jour de commémoration du débarquement à Gallipoli. Cependant, la guerre, et la conscription obligatoire en particulier, a créé des tensions et des oppositions. Un mouvement pacifiste émerge, composé d'Irlandais (fidèles à leur patrie d'origine et défiants à l'encontre du Royaume-Uni), de quakers, de socialistes et de chrétiens fondamentalistes. Le mouvement syndical existant, dont la puissante fédération des mineurs (Red Federation of Labour), fondée en 1909, déjà très mobilisée avant la guerre contre la législation imposant la conciliation entre le patronat et les salariés, donne naissance, en 1916, au Parti travailliste, alors influencé par les idées anarcho-syndicalistes et bolcheviques. Par ailleurs, parmi les Maoris, la conscription réveille d'anciennes divisions entre les vaincus des guerres coloniales et ceux qui ont collaboré avec les forces militaires britanniques.

Pour un pays aussi faiblement peuplé, les pertes de la Première Guerre mondiale, puis celles de l'épidémie de grippe espagnole en 1918 (qui touche en particulier les Maoris) provoquent un traumatisme profond. La santé publique et la protection de la famille deviennent alors des enjeux majeurs au service d'une idéologie eugéniste visant à valoriser et à protéger la « race britannique » en Nouvelle-Zélande. Ainsi, les Samoa occidentales allemandes, occupées par les troupes néo-zélandaises dès 1914, puis placées sous mandat néo-zélandais par la Société des nations en 1919, furent largement abandonnées à leur sort, alors que la grippe espagnole emporta près d'un cinquième de la population des îles Samoa. Et si des progrès médicaux sont réalisés dans les communautés maories, ils sont surtout le fait des membres du Young Maori Party qui œuvrent au gouvernement. De fait, la courbe démographique de la population maorie progresse à partir de 1901 (45 549 en 1901 ; 52 997 en 1916 ; 56 987 en 1921), mais le taux de mortalité reste élevé et ne rejoindra celui des Pakehas qu'après la Seconde Guerre mondiale.

Le pays s'engage, dans les années 1920, dans une « révolution verte » qui le conduit à transformer les paysages originels en prairies d'élevage au profit de l'industrie de la viande et surtout de l'industrie laitière. L'agriculture modernisée s'appuie sur un recours massif à des fertilisants, notamment les phosphates extraits des mines de Nauru. Devenue « la ferme laitière de l'Empire », la Nouvelle-Zélande fournit la moitié des besoins en fromage et en beurre du Royaume-Uni et accroît très fortement sa dépendance à l'égard de la mère patrie (75 p. 100 des exportations et 50 p. 100 des importations), sur fond d'emprunts financiers massifs. Pour soutenir cette « révolution verte », les soldats de retour de la guerre (à l'exception des Maoris) se voient offrir des terres à bas prix (Rehabilitation Scheme Rewarded Soldiers). Cependant, les Maoris sont les plus touchés par cette nouvelle pression foncière. Entre 1910 et 1930, 1,4 million d'hectares sont vendus à des Pakehas. Le mouvement de l'Église Ratana (mené par un fermier Maori dont le fils est mort à Gallipoli) revendique pour la première fois le respect du traité de Waitangi et s'oppose aux instances maories traditionnelles qui collaborent avec le gouvernement, tandis que des tentatives de fermes coopératives maories sont menées.

La crise des années 1930 touche violemment le pays et révèle l'extrême fragilité d'une économie ouverte et dépendante. Dès les premiers signes d'instabilité et de chute des prix des exportations, en 1928, le gouvernement procède à des coupes sévères dans les budgets de l'éducation, de la santé et des pensions. En 1931, les salaires sont baissés de 10 p. 100. Le chômage augmente et touche près de 40 p. 100 de la population active masculine au plus fort de la crise. En réponse, le gouvernement met en œuvre de grands travaux urbains ou ruraux en échange de salaires extrêmement bas. Mais c'est surtout la réforme financière de 1932 (créant une banque de réserve néo-zélandaise), l'instauration de conditions préférentielles pour les dominions sur les marchés britanniques (conférence d'Ottawa, 1932), puis l'arrivée au pouvoir du Parti travailliste, en 1935, qui permettent une sortie de crise relativement rapide. Le Welfare State est à nouveau instauré et même renforcé : salaire minimum pour les pères de trois enfants, quarante heures hebdomadaires pour tous et, surtout, un système de sécurité sociale généralisé. Les théories keynésiennes sont appliquées, l'enjeu étant de rétablir et de soutenir un niveau de vie décent pour le père de famille moyen.

En tant que membre de la S.D.N., la Nouvelle-Zélande critique la faiblesse des Européens face à l'Italie fasciste en Éthiopie en 1936, soutient timidement l'Espagne républicaine et s'inquiète de la politique conciliatrice du Premier ministre britannique Chamberlain face au régime nazi. Mais elle maintient son soutien sans faille au Royaume-Uni, envoie un corps expéditionnaire en Europe dès 1940 et impose de nouveau la conscription en 1941. Toutefois, le Royaume-Uni semble ne pas se soucier de la défense des dominions du Pacifique sud, qui voient alors leur salut dans l'arrivée de l'armée américaine en 1942. Alors que le gouvernement australien résiste à la stratégie de Churchill en imposant le retour des troupes pour les engager dans le Pacifique et le Sud-Est asiatique, le gouvernement néo-zélandais reste soumis, avec un corps expéditionnaire combattant au Moyen-Orient, en Égypte puis en Italie. Le Parti travailliste se préoccupe plutôt des équilibres internes. Le contexte de la guerre lui offre l'opportunité de renforcer le rôle de l'État, tandis que les exportations de produits alimentaires et de laine soutiennent l'économie du pays.

4.   La Nouvelle-Zélande contemporaine

  Les Trente Glorieuses

En 1949, après quinze ans d'exercice du pouvoir, le Parti travailliste cède la place au Parti national, qui va dominer la vie politique jusqu'en 1984, à l'exception de courts intermèdes travaillistes de 1957 à 1960 et de 1972 à 1975. Fondé en 1936 par les courants conservateurs pour contrer l'arrivée au pouvoir des travaillistes, le Parti national prône, en principe, la liberté du marché, mais il reste très attaché au modèle économique et social néo-zélandais fondé sur l'interventionnisme d'État. La richesse du pays repose encore sur la trilogie viande-produits laitiers-laine, et le Royaume-Uni reste le principal client du pays. La population demeure très homogène, le pays accueillant, après la Seconde Guerre mondiale, quelque 90 000 Européens, malgré un fort contrôle de son immigration avec l'obligation, en 1961, d'un permis d'entrée pour tous les non-citoyens néo-zélandais, y compris les Britanniques, à la seule exception des Australiens (au moins jusqu'en 1981). L'accueil est facilité pour les insulaires des dépendances néo-zélandaises dans le Pacifique (îles Cook et Samoa occidentales). Toutefois, l'évolution la plus notable provient de la mobilité nouvelle des Maoris vers les villes. Alors que 74 p. 100 d'entre eux résidaient en zone rurale avant la guerre, ils sont 77 p. 100 en zone urbaine en 1976. Cette migration interne provoque un radical changement dans les relations entre les communautés. Ainsi, le système discriminatoire des écoles primaires maories est démantelé en 1969.

Mais c'est sur le plan international que la Nouvelle-Zélande est obligée de modifier profondément ses positions. La Seconde Guerre mondiale a révélé les faiblesses du Royaume-Uni et a facilité l'entrée dans le Pacifique d'un nouveau leader : les États-Unis. Quoique profondément attaché au lien impérial, le Parti national au pouvoir se range derrière les États-Unis dans le contexte de la guerre froide. Il condamne l'arrivée des communistes en Chine en 1949 et ne reconnaît que Taïwan ; il signe, en 1951, l'A.N.Z.U.S., première alliance militaire entre l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, à laquelle le Royaume-Uni ne participe pas ; il engage des troupes en Corée en 1953, puis au Vietnam entre 1965 et 1972 (3 500 soldats néo-zélandais volontaires). La Nouvelle-Zélande tolère les essais nucléaires menés par les États-Unis et le Royaume-Uni en Micronésie et en Australie dans les années 1950, mais elle signe un traité contre les tests nucléaires en 1963 et s'oppose avec vigueur à l'installation du centre nucléaire français en Polynésie en 1966.

La contestation s'organise autour de la lutte contre les essais nucléaires liée aux préoccupations environnementales, l'opposition à la guerre du Vietnam, l'entrée des femmes dans la population active et la montée des mouvements féministes, les revendications maories dans les domaines culturels et fonciers. Grâce aux actions du mouvement maori Ratana, le 5 février, date de la signature du traité de Waitangi, est transformé en jour férié, en 1971, et l'héritage colonial est contesté (demande d'une reconnaissance des préjudices du passé colonial). De même sont remises en cause les solidarités anciennes avec l'Afrique du Sud, dont le système d'apartheid est de plus en plus réprouvé – les manifestations « no maoris, no tours », lors des rencontres de rugby, se multiplient dans les années 1960. Le gouvernement travailliste, au pouvoir entre 1972 et 1975, lance l'idée d'un Pacifique dénucléarisé, et, au côté de l'Australie, attaque la France devant la Cour internationale de justice en 1973. Il crée également le Tribunal de Waitangi, chargé d'examiner les plaintes sur les questions foncières et les spoliations passées, dont l'impact va être considérable pour la population maorie.

  La Nouvelle-Zélande aux prises avec la globalisation

Entre 1974 et 1996, la Nouvelle-Zélande connaît une période de remise en cause profonde des équilibres sur lesquels le pays s'était construit depuis plus d'un siècle et opère, à partir de 1984, une véritable révolution néo-libérale qui tente de mettre à bas les principes mêmes d'un système social organisé autour d'un État régulateur et central.

Le délitement progressif du lien de dépendance avec le Royaume-Uni a lieu au cours des années 1960, avec l'abandon de la livre sterling au profit du dollar néo-zélandais, la fin du système métrique britannique, le développement de nouveaux partenariats commerciaux avec l'Asie, les États-Unis et les pays du Pacifique. Avec l'entrée du Royaume-Uni, en 1973, dans la Communauté économique européenne (C.E.E.), la Nouvelle-Zélande opère une métamorphose, passant du statut de « ferme de l'Empire britannique » à celui de pays du Pacifique exportateur, ouvert sur son environnement régional. Entre 1975 et 1984, le Parti national, à nouveau au pouvoir, et son Premier ministre Robert Muldoon renforcent les liens commerciaux avec l'Australie en signant, en 1983, le traité d'échanges rapprochés (Closer Economic Relations, C.E.R.), renouant ainsi avec les liens privilégiés qui prévalaient dans l'Australasie du xixe siècle. Muldoon reste fidèle à la tradition d'une économie dirigée : contrôle des taux d'intérêt, fixation des prix agricoles, grands programmes énergétiques alternatifs, gel des salaires, mesures protectionnistes. En 1980, la Nouvelle-Zélande apparaît comme le pays le plus dirigiste de l'O.C.D.E., dont elle est membre depuis 1973. Mais les difficultés ne cessent de s'aggraver avec le second choc pétrolier en 1979 : l'inflation est de 18 p. 100, 25 000 personnes sont au chômage, les départs des plus qualifiés et des étudiants vers l'Australie s'accélèrent. Le climat politique est délétère car Robert Muldoon incarne une idéologie conservatrice très contestée. Il autorise la venue de l'équipe sud-africaine de rugby en 1981 alors que ce pays est mis au ban des nations et il réprime violemment les manifestations auxquelles se joignent Maoris, féministes, homosexuels, hommes et femmes d'Église. Les violences policières contre les représentants des classes moyennes urbaines aspirant à une Nouvelle-Zélande plus ouverte et multiculturelle conduisent au triomphe du Parti travailliste, en 1984, qui s'installe au pouvoir avec une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques, dont David Lange comme Premier ministre, et Robert Douglas, ministre des Finances. Cette nouvelle équipe, paradoxalement, ne mène pas une politique de gauche mais soutient un programme néo-libéral. L'enjeu est de transformer radicalement le modèle de société : rétractation massive du rôle de l'État, privatisation des services de santé et d'éducation et des grandes entreprises nationales, disparition du statut de fonctionnaire, dérégulation financière, abolition des protections douanières et des prix fixes, suppression des aides à l'agriculture, taux flottants, instauration d'une T.V.A., dérégulation du marché du travail, abolition des conventions collectives, instauration de contrats de travail négociés individuellement. Les effets de ces mesures, appelées Rogernomics du nom du ministre des Finances, sont brutaux dans une société qui ne compte, en 1996, que 3,4 millions d'habitants : 76 000 emplois industriels disparaissent entre 1987 et 1992, le rôle historique des syndicats est extrêmement réduit, les salaires sont baissés, le monde agricole doit s'adapter à la libéralisation. L'économie, ouverte aux capitaux extérieurs, se tourne vers les services, et le secteur de la finance en particulier. Elle profite aux plus aisés et les écarts de richesse s'accroissent. Les communautés maories sont, dans un premier temps, particulièrement touchées par le chômage, puis elles gagnent, à partir de 1984, une reconnaissance inégalée grâce à l'action du tribunal de Waitangi. Les revendications foncières des Iwi (tribus) donnent lieu à des compensations financières qui permettent de jeter les bases d'un développement économique local (600 millions de dollars accordés entre 1992 et 1998). Le tribunal œuvre aussi pour la défense de la langue maorie qui devient langue officielle en 1986, tandis que s'ouvre un réseau d'écoles où l'on enseigne dans la langue maorie et en anglais, dans le respect d'une histoire biculturelle. Une télévision maorie est créée, en 2004, et donne une nouvelle visibilité à cette partie de la population.

Par ailleurs, le gouvernement travailliste de David Lange interdit, en 1984, l'entrée de tout arme, réacteur, navire fonctionnant au nucléaire. Ainsi, il refuse l'accès de ses ports à un navire américain, puis doit faire face au sabotage du Rainbow Warrior en 1985Sabotage du Rainbow Warrior (navire de Greenpeace coulé à Auckland par des agents secrets français), provoquant une double crise diplomatique, d'une part, avec les États-Unis et, d'autre part, avec la France. La Nouvelle-Zélande paie sa position antinucléaire en étant exclue en 1986 de l'A.N.Z.U.S. par les États-Unis, mais contribue efficacement à discréditer les essais nucléaires français. En s'opposant à deux grandes puissances, Wellington se positionne ainsi à l'avant-garde du mouvement environnementaliste (accords de Kyōto en 1997).

Sabotage du Rainbow Warrior Photographie

Sabotage du Rainbow Warrior Le Rainbow Warrior, saboté par une équipe de la D.G.S.E., sombre dans la baie d'Auckland le 10 juillet 1985. 

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Depuis les années 1980, le pays a considérablement changé, même si, à partir de 1999, les politiques ont remis en cause l'ultralibéralisme des années 1980-1990. L'arrivée au pouvoir d' Helen Clark, seconde femme Premier ministre dans l'histoire néo-zélandaise, sous les couleurs du Parti travailliste en coalition avec les Verts et un parti centriste, a marqué un tournant. Le gouvernement Clark, réélu en 2002 puis en 2005, revient à une politique de Welfare State, met en place de nouvelles conventions collectives dans le domaine de l'emploi et refuse des dérégulations excessives. La fin du bipartisme dans les années 1990, lié au changement du système électoral, a ouvert l'offre politique : le New Zealand First, opposé à l'immigration et à la globalisation ou encore les Verts (The Greens), la gauche radicale (The Progressive, les chrétiens libéraux (United Futur) ou le Parti Maori, mobilise à la fois des Pakehas âgés et des Maoris. L'émergence d'une société maorie, revendiquant son autonomie au sein de la nation néo-zélandaise, crée de nouvelles tensions. Mais, dans un contexte économique favorable, grâce à un niveau de vie élevé, un taux de chômage limité (3,4 p. 100 en décembre 2007), le développement de nouveaux partenariats commerciaux (avec la Chine en particulier), une industrie laitière en pleine expansion et un tourisme fortement attractif, la Nouvelle-Zélande envisage de renouveler le pacte fondateur en instaurant une République pour un destin commun.

Isabelle MERLE

5.   La littérature anglophone de la Nouvelle-Zélande et du Pacifique Sud

Historiquement et culturellement parlant, la Nouvelle-Zélande est inséparable des îles polynésiennes. C'est de là que les Maoris, ses premiers occupants, sont arrivés aux environs du viiie siècle de notre ère. C'est aussi en venant de Tahiti que le capitaine Cook, en 1769, a exploré les côtes de ce que les Maoris appellent Aotearoa (littéralement « le pays au long nuage blanc »). Depuis le début du xxe siècle, la Nouvelle-Zélande exerce une influence prépondérante sur des territoires insulaires tels que le Samoa occidental, Tonga, l'archipel Cook et, dans une moindre mesure, Fidji. Auckland est actuellement la plus grande ville polynésienne au monde en raison de la forte immigration venue des îles au nord. La plupart des écrivains polynésiens ont fait leurs études en Nouvelle-Zélande et beaucoup y résident.

Dès les années 1830, les premiers missionnaires britanniques avaient traduit la Bible en maori, et une forte proportion de Maoris savaient lire et écrire. Cependant leur voix fut étouffée pendant plus d'un siècle. La résistance à l'annexion de leurs terres ancestrales par les colons culmine dans les années 1860, au cours desquelles ils conduisent une guérilla acharnée contre les troupes britanniques. Une fois la rébellion matée, les vaincus deviennent citoyens de seconde zone, forcés d'accepter l'assimilation. Avant la reconnaissance officielle de leurs droits, dans les années 1980, leur culture est réduite au rang de folklore pittoresque, relique d'une civilisation considérée comme « perdue », au plus grand soulagement des Pakehas, les Néo-Zélandais d'origine européenne.

  La difficulté d'écrire dans un univers de pionniers

Comme dans nombre d'autres territoires de l'Empire britannique, ce sont les témoignages des pionniers blancs tels Lady Barker (pseudonyme de Mary Ann Stewart, 1831-1911) avec Station Life in New Zealand (1870) et John Logan Campbell (1817-1912) avec Poenamo (1881) qui fournissent les premières œuvres littéraires publiées. The Long White Cloud (1898) de William Pember Reeves (1857-1932) témoigne déjà de la recherche d'une identité nationale séparée de la « mère patrie ». Dans The Story of a New Zealand River (1920 ; Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande, 2002), roman de Jane Mander (1877-1949), le puritanisme, la dure vie dans la brousse et la nostalgie d'un ordre social perdu avec la vieille Angleterre sont des thèmes récurrents.

L'enfance néo-zélandaise de Katherine Mansfield marque fortement ses nouvelles telles « Sur la baie » et « La Garden party ». L'existence cosmopolite qu'elle va mener entre la Grande-Bretagne et différents pays d'Europe correspond à la réalité vécue par nombre d'autres écrivains néo-zélandais pris entre la nécessité de trouver un éditeur, d'avoir de véritables échanges intellectuels, et le désir de demeurer fidèles à leurs racines dans un pays où l'écriture passait encore pour un loisir futile.

Dès la fin du xixe siècle la Nouvelle-Zélande avait instauré le premier « État-providence », modèle de législation sociale qui témoigne de l'importance des idées progressistes et égalitaires dans le pays. On ne s'étonnera donc pas de voir apparaître en littérature un puissant courant prolétarien dans les années 1920 et 1930. Un tel idéal, empreint également de puritanisme religieux, se dégage des poèmes de R. A. K. Mason (1905-1971), l'auteur de The Beggar (1924) et No New Things (1934). Héritier direct de la tradition poétique également illustrée par A. R. D. Fairburn (1904-1957) et Denis Glover (1912-1980), Allen Curnow (1911-2001) devient la figure emblématique du genre dans son pays. Dans Landfall in Unknown Seas (1942), il célèbre l'exploit d'Abel Tasman, le premier Européen à toucher les côtes de Nouvelle-Zélande, en 1642. Ce poème dépasse les clichés romantico-nationalistes en évoquant la position incertaine de l'intellectuel dans un pays encore largement dédaigné par la communauté internationale. Inspiré au départ par W. H. Auden, Curnow est tour à tour satirique, ironique ou tragique dans A Small Room with Large Windows (1962), Trees, Effigies, Moving Objects (1972) et The Loop in Lone Kauri Road (1986). Les rivages de la mer de Tasmanie près d'Auckland, où Curnow possédait une maison, sont très présents dans ses poèmes les plus récents (Early Days Yet : New and Collected Poems 1941-1997, 1997). D'une facture souvent classique, ses vers explorent inlassablement une réalité élusive. Comme il l'écrit dans « An Incorrigible Music », « il n'existe qu'un seul livre au monde ; c'est celui/que l'on s'acharne tous fidèlement à citer de manière inexacte ».

  De « l'homme seul » à la création poétique

Outre Katherine Mansfield, la fiction néo-zélandaise est fortement marquée par la figure de Frank Sargeson (1903-1982) qui, dès les années 1930, publie des nouvelles elliptiques qui privilégient le point de vue d'un homme fruste, dont la langue allusive et limitée suggère plutôt qu'elle n'exprime une émotivité jalousement contenue. Le contraste entre la violence des faits racontés et l'apparent détachement du narrateur suscite un puissant sentiment tragique dans des nouvelles comme Old Man's Story (1945). Les valeurs de camaraderie masculine et de débrouillardise, le mythe de l'homme seul face à un environnement redoutable (également illustré par Man Alone, 1939 de John Mulgan, 1911-1945) ainsi que la crainte des femmes dans cet univers de chômeurs et d'exclus rappellent l'éthique des pionniers. Sargeson fustige le puritanisme, le matérialisme et l'hypocrisie d'une société que Sylvia Ashton-Warner (1908-1984), dans son roman Bell Call (1969), condamne parce qu'elle a le « culte suicidaire de l'Homme Moyen » et qu'elle adore « les gens insulaires, [...] gavés de mouton, [...] élevés dans le rugby et aveuglés par la bière ». Dans ses nouvelles, qui sont de purs poèmes en prose, Sargeson, fin styliste, fait entendre pour la première fois une voix véritablement autochtone, même si, pour ce faire, il doit chercher ses modèles ailleurs, chez Mark Twain ou chez l'Australien Henry Lawson. Dans Memoirs of a Peon (1965) et The Hangover (1967), Sargeson adopte un ton picaresque. Témoignage unique d'un des pères fondateurs de la littérature néo-zélandaise, ses trois volumes autobiographiques (Once is Enough, 1973 ; More than Enough, 1975 ; et Never Enough, 1977) retracent son existence et celles des jeunes artistes – notamment Janet Frame – qu'il a généreusement soutenus.

On a abusivement opposé le « réalisme prolétarien » de Sargeson et la vision poétique de Janet Frame (1924-2004), l'auteur de An Angel at my Table (1984 ; Un ange à ma table, 1992). Les personnages de Frame sont souvent marginalisés par la pauvreté, par la folie ou par le simple fait qu'ils sont des enfants dans un monde d'adultes conformistes, matérialistes et peu enclins à valoriser la création imaginaire. L'auteur elle-même a vécu plusieurs années d'internement psychiatrique à la suite d'un diagnostic erroné. Cette extrême solitude fournit le sujet de son second roman Faces in the Water (1961 ; Visages noyés, 1996). C'est aussi la rédaction des nouvelles rassemblées dans The Lagoon (1951 ; Le Lagon et autres nouvelles, 2006) qui lui permit de se faire reconnaître comme une vraie artiste. Malgré leur existence souvent tragique, ses héroïnes n'en gardent pas moins un certain humour, une soif de vivre et un imaginaire prolifique grâce auquel le langage devient magie. Dans sa simplicité, Owls Do Cry (1962 ; Les hiboux pleurent vraiment, 1994) demeure son roman le plus émouvant. Des œuvres telles que Living in the Maniototo (1979) témoignent d'un intérêt pour la métafiction. Janet Frame s'interroge sur l'ambiguïté du langage qui laisse entrevoir les trésors qu'il recèle sans jamais en permettre l'accès autrement que par de furtives intuitions. Ses personnages tâtonnent, comme frappés de cécité, dans un jardin parfumé, comme l'indique le titre de son roman Scented Gardens for the Blind (1963 ; Le Jardin aveugle, 1998).

Dans les années 1950, James K. Baxter (1926-1972), prodige de la poésie et du théâtre, est devenu la figure charismatique d'une génération désireuse de revenir aux valeurs « naturelles », et en quête d'expériences métaphysiques non conventionnelles. Inspiré par Robert Burns et Dylan Thomas, Baxter renoue avec la poésie discursive et crée la forme du sonnet composé de quatorze pentamètres non rimés organisés en couplets dans ses Jerusalem Sonnets (1970). La fin de sa vie passée dans une communauté maorie prélude sans doute à d'autres trajets interculturels dans les milieux intellectuels néo-zélandais.

Le roman contemporain est davantage cosmopolite : la métafiction (All Visitors Ashore, 1984, de C. K. Stead, né en 1932) et la déconstruction (Symmes Hole, 1986, d'Ian Wedde, né en 1946) s'allient volontiers au roman historique. La comédie de mœurs est pratiquée avec bonheur par Barbara Anderson (1926-2013) dans ses Collected Stories (2005). Les personnages de Marilyn Duckworth (née en 1935) sont impliqués dans des relations amoureuses peu ordinaires comme en témoigne le titre de son roman Disorderly Conduct (1984). Les mésaventures d'héroïnes plongées dans une société conformiste constituent souvent le sujet des œuvres de Fiona Kidman (née en 1940). Son roman The Book of Secrets (1987) retrace sur trois générations l'existence de femmes qui ont quitté les îles Britanniques pour suivre leur guide spirituel en Nouvelle-Écosse puis en Nouvelle-Zélande dans un milieu où leurs velléités d'indépendance et de transgression sont sévèrement réprimées. The Vintner's Luck (1998 ; La Veine du vigneron, 2003) d'Elizabeth Knox (née en 1959), raconte l'histoire quelque peu fantastique d'un vigneron bourguignon au lendemain de la tempête révolutionnaire.

La veine réaliste représentée par Children of the Poor (1934) de John A. Lee (1891-1982) et illustrée par Owen Marshall (né en 1941), l'un des meilleurs nouvellistes néo-zélandais (The Best of Owen Marshall's Short Stories, 1997), est brillamment exploitée par Maurice Gee (né en 1931) dans Plumb (1978), Meg (1981) et Sole Survivor (1983). Gee excelle dans l'art de mettre en évidence sans aucune concession les travers de la culture néo-zélandaise. La violence froide au quotidien, la misère physique et morale ainsi que le cynisme affairiste caractérisent l'univers de Crime Story (1994). Les secrets de famille et les contradictions d'une société aux tendances puritaines y sont disséqués avec froideur dans Blindsight (2005).

Vincent O'Sullivan (né en 1937), universitaire, poète (Selected Poems, 1992), dramaturge et nouvelliste, retrace dans son roman Let the River Stand (1993) la vie quotidienne dans une petite communauté de Nouvelle-Zélande entre la fin de la Première Guerre mondiale et celle de la deuxième. Utilisant une narration à la Faulkner dans Believers to the Bright Coast (1998), il suit les destins croisés d'une maquerelle, d'une religieuse et d'un handicapé mental.

Bill Manhire (né en 1946), poète (Collected Poems, 2001), nouvelliste et professeur de creative writing à l'université Victoria de Wellington, a laissé sa marque sur plusieurs générations de jeunes écrivains néo-zélandais. Adepte du postmodernisme, il explore l'étrangeté du langage et les jeux inattendus auxquels il peut se prêter. Retournant à sa manière les différentes facettes du sens dans Miss New Zealand : Selected Poems (1997), Jenny Bornholdt (née en 1960) est l'une des poétesses contemporaines les plus prometteuses.

  Le Maori dans la littérature néo-zélandaise

Depuis le xxe siècle, les Maoris occupent une part importante dans l'imaginaire néo-zélandais. Les « bons sauvages » de William Satchell (1860-1942) dans The Greenstone Door (1914) cèdent la place à une vision moins paternaliste dans Brown Man's Burden (1938) de Roderick Finlayson (1904-1992). Spinster (1958 ; Anna et les Maoris, 1961) de Sylvia Ashton-Warner relate les expériences pédagogiques d'une jeune institutrice pakeha avec des élèves maoris. Dans Season of the Jew (1986), Monday's Warriors (1990) et The House of Strife (1993), Maurice Shadbolt (1932-2004) recrée les guerres opposant Maoris et Pakehas au xixe siècle en insistant sur la subjectivité de tout récit historique.

Hone Tuwhare (1922-2008), ancien syndicaliste, s'affirme comme le plus grand poète maori avec son recueil No Ordinary Sun (1964). Dès les années 1970, il s'engage dans la défense des intérêts politiques et culturels de son peuple, notamment dans la lutte pour recouvrer les terres expropriées. L'écriture délicate de Tuwhare, comme on le voit avec son recueil Piggy-Back Moon (2002), oscille avec bonheur du langage familier au style oratoire. Il aborde les sujets les plus sacrés avec, à l'occasion, une forte dose d'irrévérence.

En 1972 paraît Pounamu Pounamu de Witi Ihimaera (né en 1944), le premier recueil de nouvelles écrit par un Maori. Dès lors, ce qu'on a appelé la « Renaissance maorie » est lancée. Dans son roman Tangi (1973 ; Tangi, 1988), Ihimaera utilise avec bonheur un système de narrations enchâssées pour évoquer une quiétude pastorale menacée par l'exode rural. The Whale Rider (1987 ; Paï, 2003), histoire d'une jeune fille maorie volontaire qui possède le don de communiquer avec les baleines et peine à se faire reconnaître par sa famille à cause de son sexe, est adaptée au cinéma (Paï, 2003) avec succès. Dans Night in the Gardens of Spain (1995), Ihimaera traite explicitement de l'homosexualité, effectuant à cette occasion son « coming out » et manifestant son désir de défendre les minorités opprimées.

Après la publication de son volume de nouvelles intitulé Waiariki (1975), Patricia Grace (née en 1937) s'impose comme la romancière maorie la plus accomplie avec son chef-d'œuvre Potiki (1986 ; Potiki : l'homme-amour, 1993). Dans ce récit polyphonique empreint de mythe et d'allégorie poétique, elle évoque le conflit qui oppose une communauté de Maoris rassemblés sur leurs terres ancestrales et un groupe de spéculateurs fonciers. Sans aucun didactisme, Patricia Grace dénonce les injustices de l'histoire et met en scène des Maoris fiers de leur culture, mais conscients des obstacles à venir. Le courage et l'existence tragique d'une mère qui perd deux de ses fils engagés dans le bataillon maori durant la campagne d'Italie sont merveilleusement illustrés par son roman Tu (2004). Les nouvelles rassemblées sous le titre d'Electric City (1887 ; Électrique Cité, 2006) et le roman Baby No-Eyes (1998 ; Les Yeux volés, 2006), confirment bien que Patricia Grace est la figure littéraire maorie la plus importante en Nouvelle-Zélande.

Le Booker Prize attribué à Keri Hulme (née en 1947), l'auteur de The bone people (1984 ; The Bone People, ou les Hommes du long nuage blanc, 1996) déclenche une controverse sur ce qu'être maori signifie. Dépassant les critères raciaux anachroniques, nombre de Néo-Zélandais comme Hulme, dont les ancêtres sont majoritairement pakehas, se disent maoris parce qu'ils se reconnaissent dans la culture de ce peuple. Certains Maoris ont fustigé la vision « réactionnaire » de leur société offerte par Alan Duff (né en 1950) dans son roman Once Were Warriors (1991 ; L'Âme des guerriers, 1996). Duff, qui critique la manière dont les Maoris reviennent inlassablement sur les injustices du passé au lieu, selon lui, de profiter des chances qui leur sont offertes, met à nouveau en scène la violence quotidienne dans ses romans What Becomes of the Broken-Hearted (1996 ; Les Âmes brisées, 2000) et One Night Out Stealing (1992 ; Nuit de casse, 1997). Jake's Long Shadow (2002) reprend certains personnages de Once Were Warriors, qui connaît un nouveau succès dans sa version cinématographique (1995) où les éléments les plus controversés du livre sont quelque peu gommés. Les nouvelles d'Alice Tawhai (Festival of Miracles, 2005 ; Le Festival des miracles, 2006) sont empreintes d'une puissance onirique indéniable.

  « Vers une nouvelle Océanie »

Parallèlement à la Renaissance maorie qui a contribué à revivifier la langue et la culture des ancêtres, un mouvement, largement animé par Albert Wendt (né en 1939), s'efforce de promouvoir aussi les cultures de la vaste région Pacifique. The Fantasy Eaters (1988), nouvelles sombres de Subramani (né en 1947), Fidjien d'origine indienne, ainsi que les récits satiriques et picaresques (Tales of the Tikong, 1983) du Tongien Epeli Hau'ofa (1939-2009) font partie de ce vaste courant qui inclut également Wanpis (1978), roman du Néo-Guinéen Russell Soaba. La figure la plus marquante du Pacifique Sud est cependant le Samoan Albert Wendt, l'auteur d'un essai fondateur intitulé Towards a New Oceania (1976). Après avoir décrit les affres de l'exil dans Sons for the Return Home (1973), Wendt évoque dans Pouliuli (1976) la tragédie d'un chef samoan traditionnel abandonné par les siens lorsqu'il feint la démence. La vaste fresque historique de Leaves of the Banyan Tree (1979 ; Les Feuilles du Banian, 2008) est une sombre méditation sur l'absurdité de la situation post-coloniale. Dans un monde qui rappelle certains romans de Camus, seules les figures désespérées des tricksters préservent leur lucidité lorsque s'écroulent les valeurs de référence. Wendt poursuit la même veine historique dans son roman The Mango's Kiss (2003 ; Le Baiser de la mangue, 2006). Expérimentateur hardi, dans le domaine de la narration, des voix et de l'utilisation du pidgin, Wendt est également un poète majeur comme en témoignent ses recueils Inside Us the Dead (1976 ; Au fond de nous les morts, 2004), Shaman of Visions (1984) et Photographs (1995) et The Book of the Black Star (2002).

Raconteuse d'histoires née, la Samoane Sia Figiel (née en 1967), auteur de Where We Once Belonged (1996 ; L'Île sous la lune, 2000) et de They Who Do Not Grieve (1999 ; Le Tatouage inachevé, 2004), allie goût de la provocation, humour et sophistication narrative dans ses œuvres où la voix des femmes occupe une place importante dans un univers encore largement dominé par les hommes. Volontiers iconoclastes, ses romans et nouvelles démontent les mécanismes de pouvoir, la hiérarchie pesante, le conformisme et l'hypocrisie religieuse dans un archipel considéré à tort par Margaret Mead comme un paradis permissif.

La littérature reflète le clivage biculturel de la Nouvelle-Zélande à l'aube du xxie siècle. Néanmoins, depuis les origines de la nation, Maoris et Pakehas ont été intimement mêlés, phénomène inconnu en Amérique du Nord ou en Australie. Ce multiculturalisme de fait a sans doute empêché un véritable affrontement racial ; en effet bien peu de Pakehas installés depuis plusieurs générations peuvent se prévaloir de ne pas avoir d'ancêtres maoris. Dans la Nouvelle-Zélande contemporaine, les intellectuels pakehas sont tiraillés entre le politically correct biculturel et la tentation de repli sur les vieilles valeurs héritées de la Grande-Bretagne. Les intellectuels maoris et les Polynésiens, très ouverts sur les cultures du monde et souvent grands voyageurs, n'en sont pas moins attachés à défendre leurs langues et leurs racines. Il s'ensuit un brassage culturel unique. Toutes ces tensions constituent la colonne vertébrale d'une littérature étonnamment vivante et productive.

Jean-Pierre DURIX

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Dans le chapitre "Administration néo-zélandaise"  : …  Des *troupes venues de Nouvelle-Zélande occupent ensuite les Samoa occidentales, en août 1914, sans rencontrer de résistance. Accusé de négligence lors de l'épidémie de grippe de 1918-1919 (plus de 20 p. 100 de la population meurt), l'occupant doit faire face à la rébellion de la population. La Société des nations accorde néanmoins à la Nouvelle-… Lire la suite
SOCIALISME - Histoire des mouvements socialistes (1870-1914)

Écrit par :  Daniel LIGOU

Dans le chapitre "Dominions britanniques et Amérique du Nord"  : …  à la fois sur une « Australie blanche » et sur l'acquisition d'un niveau de vie élevé pour tous. *La situation est somme toute assez analogue en Nouvelle-Zélande où le mouvement syndicaliste était très actif depuis 1880. Les chefs libéraux au pouvoir, Ballance et Seddon, cherchaient son alliance selon une formule lib.-lab. Leur œuvre sociale fut… Lire la suite
SPORT (Disciplines) - Le rugby

Écrit par :  Pierre LAGRUE

Dans le chapitre "1987. Les All Blacks, évidemment"  : …  de retransmission télévisée n'est signé qu'une demi-heure avant le coup d'envoi du premier match. *Si la victoire du XV de France sur l'Australie en demi-finale (30-24), grâce à un essai somptueux de Serge Blanco à la dernière minute, reste dans les esprits, le triomphe des All Blacks ne souffre pas la contestation. Vainqueurs de tous leurs matchs… Lire la suite
TARANAKI

Écrit par :  Alain HUETZ DE LEMPS

… *Le conseil régional de Taranaki (7 876 km2, 107 500 hab. en 2008) est situé dans la partie occidentale de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Trois types de paysages s'y individualisent nettement. Tout d'abord, des plaines alluviales, plus ou moins discontinues, forment de riches régions d'herbage ; la plupart des exploitations, de… Lire la suite
TASMAN ABEL (1603-1659)

Écrit par :  UniversalisHelen Margaret WALLIS

… l'est, il touche le 13 décembre, à 42010' de la latitude sud, la côte de l'île du Sud de *l'actuelle Nouvelle-Zélande et l'explore en remontant vers le nord, pénétrant dans le détroit qui la sépare de l'île du Nord et qu'il prend pour une baie. Il repart le 4 janvier 1643, quittant le cap nord de la Nouvelle-Zélande avec l'impression d'… Lire la suite
TATOUAGE

Écrit par :  Catherine GROGNARDDominique PAQUET

Dans le chapitre "Signes culturels codifiés"  : …  dizaines d'années, tandis que les femmes ne sont tatouées que sur le visage et les membres. *En Nouvelle-Zélande, le Moko, dont le thème le plus répandu est la spirale, est l'apanage des nobles et des gens libres. Il dénote l'identité de chacun – rang marital ou parental, nature de l'activité, emblème personnel –, et acquiert le statut d'une… Lire la suite
TOURISME

Écrit par :  Gabriel WACKERMANN

Dans le chapitre "Les grandes zones d'accueil"  : …  âge de plus en plus valide : la durée moyenne annuelle des vacances atteint deux semaines. *Australie et Nouvelle-Zélande sont également parties prenantes dans le tourisme international : plus de 360 000 Néo-Zélandais se rendent annuellement en Australie pour affaires ou dans le cadre du tourisme classique et, réciproquement, le même nombre… Lire la suite
WAKEFIELD EDWARD GIBBON (1796-1862)

Écrit par :  Roland MARX

… *Radical anglais, Wakefield a été l'initiateur d'une nouvelle technique de colonisation. Apôtre du développement de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, fondateur en 1839 d'une Compagnie de la Nouvelle-Zélande destinée à encourager l'émigration vers ce territoire, Wakefield croit à une « colonisation systématique ». Refusant de limiter le… Lire la suite
WELLINGTON, Nouvelle-Zélande

Écrit par :  Universalis

… Capitale* et grand centre de commerce de la Nouvelle-Zélande, Wellington s'étend à la pointe méridionale de l'île du Nord, à l'entrée du détroit de Cook, sur le rivage et les collines qui entourent la baie presque fermée de Port Nicholson, dans l'un des plus beaux sites au monde. Située sur une zone de faille, Wellington a subi plusieurs séismes… Lire la suite
WESTLAND, Nouvelle-Zélande

Écrit par :  Alain HUETZ DE LEMPS

… *En Nouvelle-Zélande, le Westland désigne, au sens large, la partie occidentale de l'île du Sud, la West Coast géographique, et, au sens restreint, un des districts de cette dernière en tant que région administrative. C'est une étroite frange côtière dominée par la puissante masse des Alpes néo-zélandaises. La montagne est en effet bordée vers l'… Lire la suite
WESTMINSTER STATUT DE (1931)

Écrit par :  Roland MARX

… *Véritable constitution adoptée par le Parlement britannique en 1931 pour définir les rapports entre le Royaume-Uni et les dominions, l'originalité du statut de Westminster, en dehors de ses dispositions fondamentales, est de soumettre son entrée en vigueur à la ratification de chacun des États concernés. Il consacre la naissance d'un « Commonwealth… Lire la suite

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Bibliographie

Géographie

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