Rejeton aventureux d'une famille modeste de cultivateurs anglais, autodidacte féru d'observations, de mathématiques et d'astronomie, James Cook gravit rapidement les échelons de la Royal Navy à la faveur de la guerre avec la France (1756-1763). Au lendemain de la guerre de Sept Ans, il est suffisamment connu et estimé pour se voir confier de nombreuses missions de relevé topographique dont il s'acquitte avec brio.
Chargé par la Société royale de géographie de Londres de gagner le Pacifique Sud afin d'observer le passage de la planète Vénus devant le disque solaire, il s'embarque en août 1768 à Plymouth à bord de l'Endeavour. Délaissant le détroit de Magellan, il cingle vers le cap Horn, qu'il réussit à doubler après avoir essuyé une furieuse tempête et manqué cent fois s'éventrer sur des écueils mal indiqués. En mars 1769, il atteint une petite île appartenant aux Tuamotu. Le mois suivant, il accoste à Tahiti où sa diplomatie courtoise lui vaut l'amitié indéfectible de la population indigène et lui permet d'établir un campement et un observatoire astronomique. Il reconnaît peu après les îles de l'archipel, découvert avant lui par Bougainville, auxquelles il donne le nom d'îles de la Société. Après en avoir fait minutieusement le relevé, il se dirige vers le continent austral. Le 7 septembre 1769, après une tempête d'une rare violence, il aperçoit les côtes de la Nouvelle-Zélande ; il en dresse la carte malgré l'hostilité des indigènes. Le 31 mars 1770, il lève l'ancre et mouille vingt jours plus tard dans Botany Bay sur la côte orientale de l'Australie. La férocité des aborigènes et la présence de récifs et de hauts fonds ne le découragent pas d'explorer sur 1 600 miles l'est de l'Australie, qu'il baptise Nouvelle-Galles du Sud et dont il prend possession au nom du roi George III. Après s'être échoué sur un récif de corail dont il parvient à se dégager in extremis, Cook se décide à prendre le chemin du retour. Avec un équipage décimé par la malaria et les fièvres tropicales, il double le cap de Bon […]
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