Le Népal s'étend sur 147 000 kilomètres carrés et sa population comptait environ 22,7 millions d'habitants au recensement de 2001. Le pays est célèbre par la beauté de ses paysages et la très grande variété culturale qu'il doit à sa position. Il possède les plus hautes montagnes du monde, mais la plus grande partie de la population est concentrée dans des régions basses, plaines bordières et bassins intra-montagnards. Sa structure géographique est dominée par la disposition des éléments du relief, et l'étagement domine l'organisation des activités.
Du point de vue historique, le nom de Népal ne s'applique qu'à la haute vallée de la Bagmati (Katmandou) et à quelques districts extérieurs ; le reste du territoire népalais moderne y fut ajouté par les conquérants Gūrkhalī à la fin du xviiie siècle. La vallée fut primitivement occupée par des populations d'origine inconnue, génériquement appelées Kirāta ; quelques termes obscurs dans les plus anciennes inscriptions semblent être les seuls vestiges de leur langue. Dès le ixe siècle, les Newar, de langue tibéto-birmane, devinrent le peuple dominant. Après 1768, ils furent rejoints par les Gūrkhalī (de langue indo-européenne. Le bouddhisme y pénétra de bonne heure, et le Népal est le seul pays de civilisation indienne où la religion du Bouddha est encore vivante, sinon florissante. Cette influence indienne est particulièrement sensible dans les productions artistiques, qui n'en conservent pas moins un caractère original. Bien protégé par les montagnes et les jungles pestilentielles du Teraï, il resta à l'écart des invasions musulmanes (avec une seule exception), et, au début du xxe siècle, il était encore un échantillon presque pur de ce qu'était l'Inde ancienne, bien que possédant des caractéristiques locales très marquées.
Aujourd'hui le Népal, entre la Chine et le sous-continent indien, en pleine transformation, s'est ouvert aux influences extérieures et à la civilisation industrielle.[…]
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