2. Logique et langage
Si l'entreprise encyclopédiste des néo-positivistes repose en définitive sur une unification du langage, c'est que la fonction logique de l'expression linguistique est pour eux essentielle.
• L'héritage wittgensteinien
C'est avant tout du Wittgenstein du Tractatus logico-philosophicus (1921) qu'ils reçoivent sur ce point l'héritage. Pour ce philosophe, le langage est l'image du monde, et la science n'est rien d'autre que l'ensemble des propositions qui le décrivent. Chacune de ces propositions est l'image d'un « fait », qui s'analyse par liaisons entre faits élémentaires, ou « états de choses », à chacun desquels correspond une proposition élémentaire qui en est l'image et qui consiste en l'association d'un prédicat et des noms qui s'y rapportent. Ainsi, la logique, c'est-à-dire l'aspect a priori de la connaissance scientifique, se réduit à l'ensemble des contraintes qui règlent l'usage des liaisons propositionnelles et l'usage des prédicats. La logique n'est rien d'autre qu'une « grammaire » de la langue qui décrit le monde.
Les néo-positivistes en retiendront que l'analyse du langage est la seule voie d'accès à la logique et que l'appareil de la logique symbolique est l'instrument que doit appliquer le philosophe à l'élucidation de tout énoncé quel qu'il soit.
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