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MORT Les sociétés devant la mort

Étudier d'un point de vue anthropologique les questions relatives à la mort, c'est essayer d'esquisser les grandes lignes des comportements des hommes face à la mort, au cours des âges et dans les principales aires culturelles de l'humanité. 

Le présent article n'examinera cependant pas le cas des sociétés préhistoriques sur lesquelles, au fond, on ne connaît que peu de choses certaines. De même, laissant de côté les attitudes individuelles, il se situera, à la fois diachroniquement et synchroniquement, à deux niveaux :

– Celui des types de comportements ethniques ou nationaux réglés par la coutume, inspirés par les croyances, ordonnés par le contrôle social. À l'évolution dans le temps s'ajoute la disparité dans l'espace : c'est ainsi qu'à Madagascar les Merina manifestent une grande intimité avec les morts, que les tribus de la côte est excluent les défunts de la communauté et bannissent même leur souvenir et que les pêcheurs Vezo de la côte ouest défendent une position intermédiaire.

– Celui des systèmes philosophiques et religieux nécessairement moins nombreux que les types de comportements, mais qui, simultanément, les expriment et les justifient. À cet effet, on pourrait distinguer trois périodes inégalement actualisées selon les aires de civilisation : celle de la pensée « archaïque » (faute d'un terme meilleur) ou des sociétés sans machinisme ; celle des grandes religions monothéistes ; enfin, la période moderne où la laïcisation, l'urbanisation et l'industrialisation deviennent des faits majeurs et des idées-forces. Mais, par-delà les différences qu'on peut rencontrer, un certain nombre d'archétypes universels semblent devoir s'imposer.

Les groupes humains, même les plus « archaïques », n'ont pas manqué d'être frappés par la brutalité et l'inévitabilité de la mort. Néanmoins, la conscience collective, s'emparant des réalités perçues ou vécues, les insère en des complexes imaginaires, parfois d'une étonnante originalité. C'est ainsi que la mort a pu être rapprochée du  […]

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MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

« Je trouve bon qu'on n'approfondisse pas l'opinion de Copernic : mais ceci !... Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle. » L'insistance de Pascal marque symboliquement le tournant d'une philosophie de la mort, puisque l'existentialisme moderne trouve beaucoup de ses thèmes déjà frappés en médaille par ce penseur.… Lire la suite
ABYDOS

Écrit par :  Christiane M. ZIVIE-COCHE

Dans le chapitre "Histoire et mythe"  : …  temple. La foule participait à ces manifestations qualifiées parfois de « mystères osiriens ». *De cette notoriété naîtra la coutume du pèlerinage à Abydos du mort, transporté dans une barque, alors que des traditions plus anciennes évoquaient le pèlerinage à Bousiris. Ces scènes sont fréquemment représentées dans les tombeaux à partir du Moyen… Lire la suite
ANUBIS

Écrit par :  Yvan KOENIG

… *Dieu chacal, Anubis fut particulièrement adoré dans le dix-septième nome de la Haute-Égypte, nome sur lequel on a conservé un intéressant document de topographie religieuse, le papyrus Jumilhac. Anubis, fils d'Isis et d'Osiris, était le dieu du désert et de la nécropole ; il introduisait les morts dans l'autre monde et veillait sur les tombes.… Lire la suite
ARIÈS PHILIPPE (1914-1984)

Écrit par :  Hervé KEMPF

…  Philippe Ariès est d'ailleurs passé à une autre étude : comment l'Occident s'est-il représenté la *mort ? Un travail de longue haleine qui conduit à la publication en 1977 de L'Homme devant la mort. Autrefois, la mort était familière, ritualisée ; elle appartenait à l'ordre de la nature et faisait partie des événements courants de la vie… Lire la suite
ARRÊT CARDIAQUE

Écrit par :  François BOURNÉRIAS

… *On définit par arrêt cardio-circulatoire la suspension brutale de l'activité cardiaque efficace d'un sujet, chez qui tel événement n'était pas prévisible. Du point de vue médico-légal, l'arrêt cardiaque est synonyme de mort subite. Les causes les plus importantes d'arrêt cardio-circulatoire sont : les troubles aigus du rythme cardiaque survenant le… Lire la suite
BIOÉTHIQUE - Les enjeux actuels

Écrit par :  Didier SICARD

Dans le chapitre "La fin de vie"  : …  Chacun redoute de plus en plus que la médecine n'expose le corps à une « indignité ». *Cette revendication croissante « d'assumer » sa mort s'inscrit dans une évolution contemporaine, partie des pays du Nord, et qui interroge désormais l'ensemble des pays occidentaux. Les arguments en faveur de cette évolution sont bien connus : la mort est… Lire la suite
CARNAVAL

Écrit par :  Annie SIDRO

Dans le chapitre "Le mythe de l'homme sauvage"  : …  Dans les différentes civilisations ou religions,* il existe des croyances liées à la circulation des « âmes errantes », ou « âmes des morts », à un moment propice de l'année, celui qui facilite leur accession à l'univers qui leur est réservé, le monde éthéré ou céleste. C'est ainsi que Halloween, fête liée à la tradition celtique, se situe le 1Lire la suite
CHAMPS D'URNES CIVILISATION DES

Écrit par :  Alain DUVAL

… *Définie par l'école archéologique allemande, la civilisation dite des « champs d'urnes » se caractérise par l'usage de la crémation et le dépôt des cendres du défunt dans des urnes rassemblées en de grandes nécropoles (d'où leur nom). Ce rite funéraire apparaît en Europe centrale à la fin de l'Âge du bronze moyen (soit au ~ xiiieLire la suite
CHARON

Écrit par :  Universalis

… *Dans la mythologie grecque, fils de l'Érèbe et de la Nuit. Charon, le nocher des Enfers, avait pour tâche de faire traverser les marais de l'Achéron dans sa barque aux âmes des défunts qui avaient reçu une sépulture. En paiement, il prenait la pièce de monnaie placée dans la bouche des cadavres. Il lui était interdit de faire passer des vivants, et… Lire la suite
CHASSE

Écrit par :  Xavier PATIER

Dans le chapitre "L'agonie de la chasse ?"  : …  litière des tabous. La mise en cause de la chasse a largement trait à la relation des humains à la *mort en général, et à la mort et la souffrance animale en particulier. Faut-il rappeler que, naturellement ou du fait de l'homme, les animaux meurent, comme nous. C'est là que le bât blesse : tout est fait pour dissimuler cette réalité de la mort… Lire la suite
COMA

Écrit par :  Marie-Elisabeth FAYMONVILLEGeneviève LABORITHenri LABORITSteven LAUREYSPierre MAQUET

… entretiennent la nutrition) sont relativement conservées. Cet état intermédiaire entre la vie et la *mort pose au médecin de difficiles problèmes, car les techniques de réanimation et d'assistance physiologiques (ventilation artificielle, monitoring) lui donnent la possibilité de maintenir en survie très longtemps des sujets dont il ne peut sans… Lire la suite
DANSE MACABRE

Écrit par :  Universalis

… *À la fin du Moyen Âge occidental, l'obsession de la mort hante les esprits. On voit alors apparaître dans le théâtre, la poésie, la musique et les arts plastiques le thème allégorique du pouvoir égalisateur de la mort. Il s'agit de l'évocation littéraire ou de la représentation picturale d'une danse où des personnages vivants placés… Lire la suite
DESTIN

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

…  d'une part, d'un déterminisme et, d'autre part, d'une saisie de ce déterminisme au moment de la *mort : mort par anticipation ou saisie rétrospective. On aurait par exemple la formulation suivante : « enchaînement des causes et des effets conduisant à la mort ». Ce qui, à proprement parler, n'est rien d'autre que la vie. Vie, mort, l'idée de… Lire la suite
DEUIL

Écrit par :  Sylvie METAIS

… *Dans le langage courant, le mot « deuil » renvoie à deux significations. Est appelé deuil l'état affectif douloureux provoqué par la mort d'un être aimé. Mais deuil signifie tout autant la période de douleurs et de chagrins qui suit cette disparition. Le deuil est donc constitutif d'une perte d'objet, au sens psychanalytique d'objet d'amour. Freud… Lire la suite
DÉVELOPPEMENT (biologie) - Le développement animal

Écrit par :  Marc-Yves FISZMANThomas HEAMSLieba LAZARDAndras PALDIAlain PRIVATPatricia SIMPSON

Dans le chapitre "Sénescence et mort"  : …  dès la fin de la période de maturation sexuelle. Leur durée est extrêmement variable. Chez *certains invertébrés, la mort survient brutalement dès que la descendance de la lignée est assurée, c'est-à-dire immédiatement après la copulation chez les mâles ou la ponte chez les femelles. Chez l'homme, le déclin de l'organisme, quoique très lent… Lire la suite
DOM

Écrit par :  Yvan BARBÉ

… *Peuple nomade du nord de l'Inde. Les Dom vivent dispersés dans les plaines du Bihar, du Bengale et du Pendjab. Qualifiés de « sans forme » par les brahmanes, ils constituent une caste tribale située au plus bas de l'échelle sociale. Au Bihar, les Maghaiya Dom (dont le nom provient du vieux royaume du Magadha) sont essentiellement nomades et… Lire la suite
DROGUE

Écrit par :  Alain EHRENBERGOlivier JUILLIARDAlain LABROUSSE Universalis

… jours, une demande illimitée, qui se révèle facilement inassouvissable, de vie et d'abolition de la *mort ; à quoi peut s'ajouter une exigence presque aussi impérative de jouissance sans borne qui ne procéderait que d'une parfaite santé physique. » Désir, jouissance, demande sont ainsi expressément posés comme exigences ; mais, dans le narcissisme… Lire la suite
EAUX SYMBOLISME DES

Écrit par :  Gilbert DURAND

Dans le chapitre "L'eau diluviale"  : …   et les rêves) où Bachelard, reprenant ses thèses du primat du figuré, se demande même si « la *mort ne fut pas le premier navigateur ». Et l'on saisit sur le vif le génie phénoménologique de G. Bachelard lorsqu'il inverse avec l'eau même le « sens de la vie » et du devenir : « Le cercueil, dans cette hypothèse mythologique, ne serait pas la… Lire la suite
ÉGYPTE ANTIQUE (Civilisation) - La religion

Écrit par :  Jean VERCOUTTER

Dans le chapitre "La religion funéraire"  : …  Aussi loin que l'on remonte dans le passé, les Égyptiens ont toujours cru à une survie après la *mort. Dès le Néolithique, les cadavres sont enterrés près des demeures des vivants, ils sont orientés et pourvus de provisions et de mobilier funéraire, comme s'ils continuaient à faire partie de la communauté humaine, ou du moins comme s'ils avaient… Lire la suite
ENFERS ET PARADIS

Écrit par :  Olivier CLÉMENTMircea ELIADE

*Sur les diverses représentations des Pays des Morts, de nombreux ouvrages ont été écrits, mais nous sommes encore loin d'avoir une bonne description de tous les « enfers », champs Élysées et îles des Bienheureux qui constituent la géographie funéraire de l'humanité. Il serait imprudent de réduire cette… Lire la suite
ÉPICURE (~341-~270)

Écrit par :  Graziano ARRIGHETTI

Dans le chapitre "Les dieux, la mort et la douleur"  : …  raillerie de ses adversaires. Des autres éléments du quadruple remède concernant la crainte de la *mort et l'endurance au mal, Épicure combattait la première par cette affirmation connue que la mort n'est point là où nous sommes, et vice versa, idée renforcée en outre par le principe que le plaisir est parfait en un seul instant tout comme au long… Lire la suite
EUTHANASIE

Écrit par :  Véronique RACHET-DARFEUILLE

…  les juristes, les philosophes et parfois les sociologues, débordant le seul angle de la légalité.* L'alternative « laisser vivre » ou « laisser mourir » est devenue », selon Jean-Louis Baudouin et Danielle Blondeau, « comment vivre » et « comment mourir ». C'est ainsi que cette question peut difficilement être dissociée aujourd'hui d'une… Lire la suite
FAIT DIVERS

Écrit par :  Christine LETEINTURIER

Dans le chapitre "Définition et typologie"  : …  ordre ; c'est la nature sauvage, inquiétante, qui se montre ici rebelle à sa domestication. Enfin, *la mort, qui est la transgression suprême, à la fois phénomène naturel en soi mais extraordinaire dans certaines de ses manifestations, est représentée sous des formes variées. Au xixe siècle, les exécutions tenaient une large… Lire la suite
GLADIATEURS

Écrit par :  Jean-Claude DUMONT

… *Les gladiateurs (en latin gladiatores, de gladius, glaive) sont des hommes donnés en spectacle dans des combats à mort. L'usage vient sûrement d'Étrurie où, sur des fresques tombales, Phersu, démon masqué de la mort ( ?), se livre à des jeux préfigurant ceux des gladiateurs romains ; des couples de combattants armés sont… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La religion grecque

Écrit par :  André-Jean FESTUGIÈREPierre LÉVÊQUE

Dans le chapitre "La religion crétoise"  : …  de nombreuses embûches, dont il triomphe grâce à divers concours, mais il connaît enfin la *mort, puis la résurrection : autre transposition, plus pathétique encore, de la naissance, de la mort et de la réapparition annuelle de la végétation. Au total, il s'agit d'une religion essentiellement naturiste : elle fait de l'hiérogamie (union… Lire la suite
GUERRE MONDIALE (PREMIÈRE) - Mémoires et débats

Écrit par :  André LOEZ

Dans le chapitre "Vers une histoire de l'intime et de l'expérience de guerre"  : …  que les historiens portent désormais aux acteurs du conflit, concerne leurs façons d'affronter la *mort de masse. Le deuil est devenu objet d'histoire, à la fois dans ses aspects immédiats (les sépultures sur le front, sur laquelle l'archéologie des champs de bataille apporte beaucoup d'indices), ses dimensions publiques et monumentales (on ne… Lire la suite
HUNS

Écrit par :  Michel KAZANSKI

Dans le chapitre "Les sites archéologiques"  : …  exemple à Kenkol et Ketmen'-Tjube, nos 37 et 38). Dans une étude consacrée aux pratiques *funéraires des nomades de cette période, l'archéologue I. P. Zaseckaja distingue trois principaux types de sépultures : les incinérations et les inhumations sous des kourganes (tertres), ainsi que les inhumations qui, à l'heure actuelle, ne sont… Lire la suite
INDIVIDU

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

Dans le chapitre "Les doubles"  : …  -P. Vernant a analysé la façon équilibrée dont les Grecs conjuguent les représentations du double. *Équilibrée, car la représentation de l'immobile statique, sous le mode de la pierre, première figure de la mort, n'est pas séparable de son autre, représentation du mobile, du volant, deuxième figure de la mort. La première représentation relève du… Lire la suite
INTIMITÉ

Écrit par :  Lilyane DEROCHE-GURCEL

Dans le chapitre "La chaleur du foyer et l'imaginaire de la sécurité"  : …  la négation même est constitutive de cet euphémisme poussé à l'extrême que l'on nomme antiphrase ». *Si la mort, comme rupture, sonne la fin de la relation intime, il reste à observer comment l'antiphrase, typique de ce lien si particulier, apprivoise la mort pour en faire une dimension de l'intimité ; cela va du rituel mortuaire jusqu'aux modalités… Lire la suite
JEPHTÉ, juge d'Israël (~XIIe s.)

Écrit par :  Marie GUILLET

… *Personnage dont l'histoire est rapportée dans la Bible au Livre des Juges (x-xii), Jephté est issu de la tribu de Gad ; chassé de son pays par ses demi-frères parce qu'il est le fils d'une femme étrangère, il se réfugie dans le pays de Tod et devient chef de bande. Mais ses frères viennent bientôt le supplier de devenir leur chef… Lire la suite
JOUISSANCE

Écrit par :  Raoul VANEIGEM

Dans le chapitre "Émancipation contemporaine"  : …  Georges Bataille, dont les théories soutiennent le caractère indissoluble de la jouissance et de la *mort, que viendra l'hypothèse rendant le mieux compte de l'interdit prononcé séculairement contre la jouissance. Dans La Part maudite, il explique comment le développement du travail, lié à l'agriculture naissante, s'approprie les heures du… Lire la suite
JUNG CARL GUSTAV (1875-1961)

Écrit par :  Étienne PERROT

Dans le chapitre "Individuation et totalité"  : …  qui en est aussi le but. Jung attache une grande importance psychologique au phénomène de la *mort et lui attribue une valeur positive, bien qu'en homme de science il se refuse à se prononcer sur une éventuelle survie. L'individuation est le prix d'un long voyage fertile en péripéties : c'est le trésor gardé par des dragons, la Toison d'or,… Lire la suite
LAMENTATION, genre littéraire

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours… Lire la suite
MAÂT

Écrit par :  Yvan KOENIG

… *Gracieuse petite déesse égyptienne, représentée généralement assise et coiffée d'une plume d'autruche qui écrit son nom, Maât symbolise l'ordre, la justice et la vérité : l'ordre immuable du monde auquel tous doivent se conformer, l'ordre qui est « l'expression idéologique normale des sociétés asiatiques » (J. Chesnaux). Il n'est pas exagéré de… Lire la suite
MÉSOLITHIQUE

Écrit par :  Michel ORLIAC

Dans le chapitre "Les Mésolithiques et la mort"  : …  *La plupart des sépultures découvertes dans les abris occupés au Mésolithique ancien diffèrent peu, par la position du corps ou les dépôts qui l'accompagnent, de celles du Paléolithique supérieur ; elles sont souvent associées à de l'ocre rouge, à des parures, exceptionnellement à des galets coloriés. Sur la rive gauche du Mas-d'Azil, Piette a… Lire la suite
MÉTAMORPHOSE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *L'imaginaire de la métamorphose recouvre tous les aspects de la connaissance symbolique : les mythologies, les récits sacrés, les cultes à mystères, les contes et légendes, les folklores, les rêves, les fantasmes, les inventions littéraires, etc. La métamorphose est la voie privilégiée des théophanies. Les dieux ou déesses se métamorphosent et… Lire la suite
MOMIES, Égypte

Écrit par :  Françoise DUNANDRoger LICHTENBERG

*Pour les anciens Égyptiens, la mort n'est qu'un passage entre deux formes d'existence et la momification fait partie d'un ensemble de rituels dont le sens ultime n'est autre que la négation de la mort. La « deuxième vie » étant conçue comme la continuation heureuse de la vie en ce monde,… Lire la suite
MYTHOLOGIES - Premiers panthéons

Écrit par :  Jean BOTTEROYvan KOENIGDimitri MEEKS Universalis

Dans le chapitre "L'anthropogonie et la mort"  : …  sortes de héros sublimés, étaient censés avoir reçu des dieux le privilège d'une vie sans fin. *La multitude des hommes, après une brève existence, obéissait à la loi de sa nature, et trépassait à la fin. Il ne restait alors de chacun que deux choses : le « corps », immobile, endormi et qui, mis en terre selon l'usage alors universel, y… Lire la suite
ORPHISME

Écrit par :  Marcel DETIENNE

Dans le chapitre "Les lamelles d'or"  : …  trouvées en Grande-Grèce (Pétilia, Thourioi) et en Crète (Éleutherna). Enterrées avec l'initié, *ces lamelles d'or portent, gravées, les formules qui serviront à leur propriétaire de mot de passe dans l'au-delà. L'âme s'y présente comme « fils de la Terre et du Ciel étoilé » ; elle demande aux dieux infernaux de lui donner à boire l'eau fraîche… Lire la suite
PHÉDON, Platon

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Platon *Le Phédonou Sur l'âme (Phaîdon è Peri psukhès) appartient, avec La République, le Phèdre et Le Banquet, à l'ensemble des œuvres dites de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.). Phédon y relate la mort de Socrate (399 av. J.-CLire la suite
POLICE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Robert GAURENNEBertrand LUDESHélène PFITZINGER Universalis

Dans le chapitre "Des signes pour dater la mort d'une victime"  : …  *La datation de la mort s'appuie sur l'examen du corps. Quels signes retenir pour éclairer l'enquête ? Quelle évolution naturelle conduit à une destruction complète de l'organisme, à plus ou moins brève échéance… Lire la suite

Écrit par :  Yvan KOENIG

… *Grand dieu égyptien d'Héliopolis, le Soleil bénéficia d'une faveur grandissante au cours de l'Ancien Empire, ainsi qu'en témoignent les noms et les titulatures des rois de cette période : de plus en plus, les souverains prennent l'habitude de se donner des noms composés avec celui de Rê et le titre de « fils de Rê » est inclus dans les titulatures… Lire la suite
SACHER-MASOCH LEOPOLD VON (1836-1895)

Écrit par :  Claude RABANT

Dans le chapitre "« Le Legs de Caïn »"  : …  ni d'abri, il fuit le monde et les hommes » (Prologue). C'est un errant. Seul devant la *mort, il doit « mourir comme il a vécu, en état de fuite ». Ultime perspective d'où se découvre la nudité de la mort, terme où la jouissance perd sa réalité : ce bonheur « qui, toujours à portée de la main et toujours insaisissable, fuit… Lire la suite
SACRÉ

Écrit par :  Dominique CASAJUSAndré DUMAS Universalis

Dans le chapitre "Universalité et fonctions du sacré"  : …  aussi à la différence de l'animal, ressent comme un danger, plus encore que comme un scandale, la *mort de l'autre homme et la décomposition menaçante de son cadavre. En un mot, l'homme, confusément mais profondément, n'évacue pas la réflexion sur la disparition de l'individu dans la constatation de la perpétuation de l'espèce. Il lui faut donc… Lire la suite
SALUT

Écrit par :  André DUMASJean PÉPIN

Dans le chapitre "Le salut dans l'orphisme grec"  : …  'Héraclite promise à une longue fortune, les orphiques regardaient la prétendue vie des hommes comme une vraie *mort, et leur mort comme la vraie vie. C'est que la vie présente était à leurs yeux le temps d'un châtiment mérité par des fautes antérieures, en particulier par une faute originelle et constitutive ; péché collectif lointain et expiation… Lire la suite
SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "Une anthropologie pessimiste"  : …  l'optimisme de Leibniz ?). Il y a cohérence entre la métaphysique et l'anthropologie. L'amour et la *mort prennent une importance nouvelle hors de la référence à la dualité de l'âme et du corps. Tout amour, toute passion amoureuse cachent sous leurs manifestations, des plus vulgaires aux plus sublimes, le même vouloir-vivre, le même « génie de l'… Lire la suite
SOUFFRANCE

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Certitude de la souffrance physique"  : …  à la vie » que constitue la douleur ? Tout se passe comme si, pour échapper à la fascination d'une *mort immédiate et rapide, l'organisme devait subir ces morts partielles, dont la souffrance constituerait l'écho. Ainsi reviendrait-il à la douleur, bien plus qu'au plaisir, de jouer le rôle indispensable d'aiguillon, dont Hölderlin se plaignait qu'… Lire la suite
SPIRITISME

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Le mesmérisme, qui, à la fin du xviiie siècle, avait passionné l'opinion, populaire ou scientifique, demeura un sujet d'intérêt jusqu'au milieu du xixe siècle. À Notre-Dame de Paris, Lacordaire attribuait encore le magnétisme animal à « un rayon de la puissance adamique destiné à confondre la raison humaine… Lire la suite
SUICIDE

Écrit par :  René ARLABOSSEJean-Pierre BLANADETBaldine SAINT GIRONS Universalis

*Le suicide trahit au premier chef le désir de surmonter l'irréversibilité, mais dans l'antécédence. « C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort », disait Épicure. Mais qu'est-ce que cette crainte de la mort, sinon l'attente d'un sort inévitable ? Aussi bien, l'angoisse de mort ne… Lire la suite
SURVIE

Écrit par :  Raoul VANEIGEM

… *Le terme de survie appartient, dès son attestation la plus ancienne, au domaine du droit et de la jurisprudence. On appelle gain de survie une disposition prévoyant que les avantages de l'un des conjoints passeront à celui qui lui survivra. Les biens matériels que, de facto, le défunt perd avec la vie se trouvent ainsi conservés en d'autres mains… Lire la suite
TABOU

Écrit par :  Daniel de COPPET

Dans le chapitre "Les tabous et la Loi"  : …  le tabou des morts n'est pas seulement signe de deuil, mais d'hostilité à leur égard. En fait, la *mort apparaît souvent comme la satisfaction d'un désir inconscient qui aurait pu provoquer cette mort. « Le tabou, écrit Freud, naît sur le sol d'une ambivalence affective qui est le produit d'une opposition entre la douleur consciente et la… Lire la suite
TERRE SYMBOLISME DE LA

Écrit par :  Gilbert DURAND

Dans le chapitre "La terre nocturne"  : …  le berceau primordial des utérus telluriques, est le même lieu symbolique des images de la *mort, de la putréfaction et des terreurs infernales, dont les animaux plus ou moins mordicants forment le décor, du ver à Cerbère, des scarabées égyptiens aux loups de l'Achéron, au manteau de peau de loup dont se revêt le roi des Enfers Hadès.… Lire la suite
TRANSPLANTATION D'ORGANES

Écrit par :  Henri BISMUTHJean-François DELFRAISSYJean DORMONTJean HAMBURGERDidier SAMUEL

Dans le chapitre "La définition de la mort"  : …  L'arrêt *de la circulation sanguine et de la respiration sert de base à la définition de la mort dans la plupart des pays. Toutefois, les sujets maintenus en survie artificielle à la suite de traumatismes ou d'accidents cérébraux grâce aux méthodes de réanimation évoluent dans certains cas vers un état de « coma dépassé », état caractérisé par une… Lire la suite
VANES

Écrit par :  Régis BOYER

… *Dans la mythologie du Nord, les Vanes constituent avec les Ases les deux grandes familles de dieux. Mais, encore plus que pour ceux-ci, leur origine et le sens de leur nom même sont obscurs. Ils sont comparativement moins nombreux : Njördhr et ses enfants Freyr et Freyja et, peut-être, Hoenir. Leur ambivalence sexuelle est curieuse. Njördhr, qui… Lire la suite
VARNA NÉCROPOLE DE

Écrit par :  René TREUIL

… *L'occupation néolithique des Balkans est connue par un très vaste cimetière, découvert en 1972 à Varna (Bulgarie) et daté du IVe millénaire avant notre ère. Des fouilles ont été menées par M. Lazarov et I. Ivanov de 1972 à 1979 mettant au jour trois cents tombes sur une superficie de 3 500 mètres carrés. L'étonnante originalité des… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La genèse du concept"  : …  ses Recherches physiologiques sur la vie et la mort (1800) par la formule célèbre : *« La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort. » En définissant la vie par un conflit entre un corps composé de tissus de structure et de propriétés spécifiques (élasticité, contractilité, sensibilité) et un environnement ou un milieu… Lire la suite
ZEN

Écrit par :  Claude GRÉGORY

Dans le chapitre "Le regard et le miroir"  : …  simulé tout comme le simulacre auquel il s'adresse. C'est, au fond, d'un exorcisme de la *mort par une perpétuelle mimique ou gestuelle de la mort qu'il s'agit ; la mort étant irrationnellement pressentie dans ce jeu de va-et-vient en tant que perte susceptible d'être éprouvée, de façon imminente, sur le mode objectif, par cela même qui… Lire la suite

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