Les réalisations mécaniques peuvent se classer en deux groupes principaux. D'une part, on trouve les constructions dans lesquelles les différents organes constitutifs n'ont pas de déplacement relatif les uns par rapport aux autres, si l'on néglige les déplacements très petits dus aux déformations élastiques ou élastoplastiques ; on a, d'autre part, les mécanismes dans lesquels le mouvement relatif des différentes pièces ou organes permet à l'objet fabriqué de remplir le rôle pour lequel il a été conçu.
Le premier groupe est constitué par les constructions de génie civil (charpentes métalliques, ponts, constructions en béton, pylônes, réservoirs pour gaz et liquides...) ; le second groupe comprend toutes les machines : machines génératrices ou transformatrices de l'énergie (alternateurs, moteurs électriques, turbines hydrauliques, à gaz, à vapeur, moteurs à combustion interne, turboréacteurs...), machines instruments (machines-outils, machines agricoles, appareils de levage et de manutention, pompes, métiers à tisser, machines à coudre...).
Les constructions du premier groupe nécessitent essentiellement la connaissance des lois de la statique du corps solide, de la résistance des matériaux et de la stabilité. La construction des mécanismes ou des machines demande, en outre, la connaissance des lois de l'énergétique, de la dynamique des solides et des fluides, de l'aptitude des matériaux à résister aux efforts variables ; les problèmes de frottement, d'usure, de corrosion ont une grande influence ; la fiabilité de la construction et l'évaluation, au stade du projet, de la durée de vie compatible avec un fonctionnement correct sont des nécessités impératives.
Quel que soit le type de construction, des considérations techniques de fabrication économique, de montage, de transport imposent souvent le fractionnement d'un organe en plusieurs pièces, qui, une fois assemblées et liées entre elles, ne peuvent plus se déplacer les unes par rapport aux autres, et se comportent dans leur ensemble comme un solide au sens […]
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