3. Liaisons partielles et guidages
On ne peut communiquer à un corps quelconque un mouvement déterminé qu'en limitant ses degrés de liberté par d'autres corps. On dit alors qu'il existe, entre les corps, des liaisons partielles. L'assemblage qui permet certaines libertés de mouvement et en empêche d'autres s'appelle guidage.
Une barre cylindrique n'ayant aucune liaison avec d'autres corps peut prendre n'importe quel mouvement. Placée dans l'alésage d'un autre corps, elle peut seulement prendre un mouvement de translation rectiligne parallèlement à l'axe x′x et un mouvement de rotation autour de ce même axe. Si cette même barre est munie d'épaulements, elle ne pourra être animée que d'un mouvement de rotation.
Une barre prismatique engagée dans un évidement de même forme ne pourrait accomplir qu'un mouvement de translation.
Le mouvement d'un corps ne pouvant être déterminé que par la limitation de ses degrés de liberté par d'autres corps, il est donc nécessaire d'étudier les formes des surfaces de contact communes qui conditionnent l'aptitude du corps à remplir telle ou telle fonction imposée.
En général, le déplacement relatif d'une pièce mécanique par rapport aux pièces en contact est soit une translation, soit une rotation.
• Guidages en translation
Les guidages en translation sont généralement obtenus grâce à des assemblages prismatiques.
Pour assurer le mouvement de la pièce appelée coulisseau par rapport à la pièce appelée glissière, il faut que la glissière définisse un plan de déplacement et une direction de déplacement dans ce plan.
D'un strict point de vue géométrique, la rainure et l'appui plan, dérivés du dispositif de Kelvin, définissent le guidage rectiligne. Mais il est évident que les réalisations techniques doivent s'écarter beaucoup de cette image, parce que l'étendue des surfaces de contact doit être suffisamment grande pour que les pressions et l'usure soient faibles, sous l'action de […]
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