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MARC AURÈLE (121-180)

« Empereur » et « philosophe », une contradiction dans les termes ? On pourrait le croire en lisant les jugements de certains historiens modernes pour qui Marc Aurèle, empereur faible et médiocre, aurait trouvé dans la philosophie une diversion aux difficultés politiques qu'il avait du mal à affronter. Mais, en fait, depuis longtemps, l'idéal politique romain cherchait à réaliser l'union de la puissance et de la sagesse. Comme l'a écrit J. Gagé, « le Prince a vocation philosophique dès le début de l'Empire [...]. Un chemin logique mènera donc les empereurs au rôle pleinement philosophique d'un Marc Aurèle ». Mais il faut bien comprendre le mot « philosophie ». Pour les hommes de cette époque, la philosophie ne consiste pas en des spéculations abstraites, capables de faire « rêver » et de procurer une évasion, mais dans une discipline de vie qui engage toute l'existence. Un empereur philosophe, c'est tout simplement un empereur qui essaie d'agir raisonnablement. Tel fut Marc Aurèle.

« Ce que j'admire le plus en lui, c'est que, dans des difficultés extraordinaires et hors du commun, il parvint à survi [… ]

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ATHÈNES

Auteurs :  Guy BURGELPierre LÉVÊQUE

d'Athènes qui peuple au iie siècle ses écoles de philosophie et d'éloquence.* Marc Aurèle y crée en 176 quatre chaires de philosophie dont les titulaires sont rétribués par l'État. La vie de l'esprit y a repris un éclat qui semble rappeler celui de l'époque péricléenne et qu'Aulu-Gelle exalte dans ses Nuits attiques. Lire la suite
BONHEUR

Auteur :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Bonheur, espoir et vertu" : …  dans l'espoir de quelque chose (fût-ce de la vertu), ce n'est pas agir vertueusement. De là ce que *Marc Aurèle appelait « la morale parfaite » : vivre chaque jour, accomplir chaque acte « comme si c'était le dernier » (Pensées, II, 5 et VII, 69). La vertu, comme le bonheur, est désespérée : là où est le souverain bien, disait Sénèque ( Lire la suite
COMMODE LUCIUS et plus tard MARCUS AELIUS ANTONINUS (161-192) empereur romain (180-192)

Auteur :  Joël SCHMIDT

*Dernier souverain de la dynastie des Antonins, Commode a été l'objet de vives critiques de la part des historiens. Il est vrai que son règne contraste avec ceux de ses prédécesseurs sur le trône impérial de Rome par le nombre de crimes odieux dont il a été entaché. Mais il convient également de faire la part de la calomnie. Commode, qui perd son… Lire la suite
ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)

Auteur :  Ilsetraut HADOT

Dans le chapitre "L'influence d'Épictète" : …  *Dans l'Antiquité, Épictète a exercé une influence sur Marc Aurèle, puis sur le néoplatonisme tardif. On peut dire que la clef des Pensées de Marc Aurèle réside dans la théorie des trois « lieux » philosophiques que l'on trouve chez Épictète : chaque sentence rédigée par l'empereur-philosophe est, en effet, un exercice qui se rapporte à un… Lire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - Le Haut-Empire

Auteurs :  Yann LE BOHECPaul PETIT

Dans le chapitre "Antonin le Pieux et Marc Aurèle" : …  successeurs portèrent son nom, qui finit par désigner la dynastie, rétroactivement, depuis Nerva. *Il avait dû, sur l'ordre d'Hadrien, qui voyait loin, adopter deux jeunes gens, Marc Aurèle, lui aussi d'une grande famille, qui fut nommé César et doté de la puissance tribunicienne en 147, et Lucius Vérus, fils de Ceionius Commodus. Marc Aurèle… Lire la suite

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Bibliographie

Œuvres de Marc AurèleAd se ipsum libri XII, J. Dalfen éd., Teubner, Leipzig, 1979

The Meditations of the Emperor Marcus Antoninus, éd., trad. angl. et comment A. S. L. Farquharson, 2 vol., Clarendon Press, Oxford, 1944, réimpr. 1968

Wege zu sich selbst, éd., trad. allem. et comment. W. Theiler, Artemis Verlag, Zurich, 1951, réimpr. 1974

Pensées, éd. et trad. franç. A. I. Trannoy, Les Belles Lettres, Paris, 1964

Pensées, trad. É. Bréhier, revue par J. Pépin, notice et notes par V. Goldschmidt, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1962.Fronton, The Correspondence of Marcus Cornelius Fronto, éd. et trad. angl. C. R. Haines, 2 vol., The Loeb Classical Library, Londres, 1919-1920

Opere, texte latin et trad. ital. F. Portalupi, Classici latini, Turin, 1974.

Études

M. Alexandre, « Le Travail de la sentence chez Marc Aurèle », in La Licorne, publ. de la faculté des lettres et des langues de l'université de Poitiers, p. 125 et sqq., 1979

A. Birley, Marcus Aurelius, Eyre & Spottiswoode, Londres, 1966

A. Bonhöffer, Epictet und die Stoa, Stuttgart, 1890, réimpr. Frommann Verlag, Stuttgart, 1968

R. Dailly & H. van Effenterre, « Le Cas Marc Aurèle. Essai de psychosomatique historique », in Revue des études anciennes, vol. LVI, p. 347 et sqq., 1954

J. Gagé, Les Classes sociales dans l'Empire romain, Payot, Paris, 1971

J. F. Gilliam, « The Plague under Marcus Aurelius », in American Journal of Philology, vol. LXXXII, p. 225 et sqq., 1961

P. Grimal, Marc Aurèle, Fayard, Paris, 1991

P. Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, Études augustiniennes, Paris, 1981

La Citadelle intérieure : introduction aux « Pensées » de Marc Aurèle, Fayard, 1992

B. Hendrickx, « Once again Marcus Aurelius, emperor and philosopher », in Historia, vol. XXIII, p. 254, 1974

T. Honoré, Emperors and Lawyers, Duckworth, Londres, 1981

F. Martinazzoli, La « Successio » di Marco Aurelo. Struttura e spirito del primo libro dei Pensieri, Bari, 1951.

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