S'il est une période obscure dans l'histoire de l'Iran ancien, c'est bien celle des cinq siècles durant lesquels les Parthes imposèrent leur autorité à l'ensemble du plateau iranien. Certes, l'abondance relative des sources étrangères, qui proviennent principalement de l'historiographie gréco-latine, a pu conduire à négliger la recherche de documents proprement iraniens ; l'intérêt qu'on a porté en premier lieu aux civilisations les plus anciennes a pu amener les fouilleurs à ne pas prendre garde aux témoins qui restaient encore de ces époques plus récentes. Cela ne suffit pas, néanmoins, à rendre compte de l'indigence des sources iraniennes concernant la période parthe. Force est d'admettre, semble-t-il, que dans cette partie de leur histoire, aussi bien qu'au cours des périodes antérieures, les Iraniens ont manifesté une certaine répugnance envers les documents écrits, privilégiant en revanche la tradition orale. L'écriture ne fut pour eux qu'un luxe, souvent passager, et hérité des civilisations voisines, et les Arsacides ont, mieux que d'autres, illustré cette tendance à se contenter de la transmission orale de leur culture.
Par ailleurs, un autre phénomène tend à obscurcir considérablement le visage de cette civilisation : c'est l'apport de l'hellénisme, dont l'impact exact demeure difficile à déterminer mais qui a certainement exercé une forte influence sur l'art, la culture, la religion iranienne, au-delà même de la période parthe. Quoique réceptifs à cet apport grec, et capables de s'en enrichir, les Parthes ont-ils su créer une civilisation originale ? À cette question, il n'y a pas encore de réponse, sinon très partielle. Il semble peut-être que les Arsacides aient voulu être considérés comme les héritiers des Achéménides, si le fait d'avoir gravé un bas-relief au-dessous d'un relief achéménide a une signification précise. Quoi qu'il en soit, pour tout ce qui touche à cette histoire, il faut s'en remettre à Strabon, à Arrien, à Polybe, à Dion Cassius aussi, sans négliger les sources arméniennes (Moïse de Xoren) et syriaques.
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