2. Méthodes de l'hématologie
• Hématologie clinique
Des quatre opérations de la clinique traditionnelle – inspection, palpation, percussion, auscultation –, c'est de loin l'inspection qui est la plus importante en hématologie.
L'hématologiste doit, comme un peintre, reconnaître et interpréter sur la peau, sur les muqueuses, les diverses nuances du blanc : le blanc de linge des anémies par troubles de formation des globules rouges, le blanc verdâtre (d'où le vieux nom de chlorose) des anémies par manque de fer, le blanc tirant sur le jaune des anémies par destruction des globules rouges. L'augmentation du nombre des globules rouges rougit les téguments et, selon la maladie en cause, cette rougeur est écarlate ou mêlée de bleu virant au violet. Sur la peau se voient les taches de sang appelées purpura : leur forme, leur distribution varient selon les causes.
Les tuméfactions des ganglions lymphatiques, si fréquentes au cours des maladies du sang, déforment le cou, les aisselles, les aines, symétriquement ou asymétriquement, également ou non, selon les cas. Par cette première approche attentive et patiente de son malade, l'hématologiste aura déjà recueilli de précieuses informations. Il va enrichir son bilan par deux ordres de méthodes : examens permettant l'étude des cellules, examens d'exploration des fonctions du sang, des organes qui le forment et le détruisent.
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