4. Généralisation de la fonction d'équilibre
Dans la plupart des activités, la locomotion en est un excellent exemple, la tête est animée de mouvements de plus ou moins grande amplitude. En raison des exceptionnelles précision et sensibilité des capteurs visuels, la stabilité du monde visuel sur la rétine doit être assurée malgré les mouvements du corps et le défilement de la scène visuelle. Cette fonction de stabilisation équivaut à une généralisation de la fonction d'équilibre.
Chez les vertébrés de petite taille, dont la tête très mobile présente une faible inertie (pigeon, grenouille), cette fonction peut être assurée par des mouvements compensateurs de la tête pendant lesquels la tête reste immobile par rapport à l'environnement. Cette phase est suivie d'un retour rapide à une position normale de la tête sur le tronc.
Chez l'homme, ce nystagmus céphalique est observé lorsque le sujet exécute une rotation rapide sur lui-même, facilement observable chez une personne en train de valser. Cependant, dans les conditions habituelles, cette fonction est assurée par le jeu des réflexes vestibulo-oculaires et optocinétiques. Le système nerveux s'est ainsi affranchi de la contrainte d'immobilité de la tête en effectuant des mouvements compensateurs des globes oculaires. Ces mouvements sont généralement de type nystagmique avec une phase de compensation (mouvement lent : de 0 à 1000/s) et une phase de retour rapide ou saccade dont la vitesse peut atteindre 8000/s.
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