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Écrit par : François BOURNÉRIAS
Collection suppurée au sein du parenchyme cérébral. La propagation du germe en cause dans un abcès du cerveau — habituellement un pyogène banal — se fait, soit par contiguïté (otomastoïdite, sinusite), soit par voie sanguine (métastase suppurée d'un autre foyer infectieux, bronchique ou endocardique notamment) ; on peut citer également les abcès p ... Lire la suiteÉcrit par : Nathalie CARTIER-LACAVE
C'est le psychiatre allemand Emil Kraepelin, en 1912, dans son Traité de psychiatrie, qui a donné le nom de maladie d'Alzheimer à cette démence dégénérative affectant le sujet « jeune ». Cet état pathologique a été décrit en effet pour la première fois en 1907 par son confrère et compatriote Aloïs Alzheimer chez une femme de cinquante et ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Catégorie de troubles qui intéressent, en dehors de toute paralysie, de trouble du tonus ou de déficit cérébelleux, les activités gestuelles « supérieures » qui ont nécessité un apprentissage. L'apraxie introduit l'« erreur » dans des gestes jusque-là correctement effectués. Les manifestations cliniques peuvent être évidentes, majeures ou au contr ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Ce symptôme qui réalise une véritable « apraxie de la marche » se rencontre dans les lésions bilatérales du cortex frontal ou des noyaux lenticulaires. L'astasie-abasie est l'impossibilité de maintenir la station debout et de marcher, en l'absence de paralysie et sans qu'existent des troubles du tonus et de la sensibilité profonde ou des troubles ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Perturbation de la motricité (volontaire et involontaire) qui fait suite à une altération de la sensibilité profonde. La possibilité de mouvements normaux sous le contrôle de la vue contraste dans l'ataxie avec les troubles qui se produisent dès l'occlusion des yeux. Lorsque ses yeux sont fermés, le sujet atteint fait preuve d'une grande instabili ... Lire la suiteÉcrit par : Katayoun VAHEDI
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC), de plus en plus nombreux, sont devenus une priorité de santé publique. La prise en charge hospitalière en urgence ne commence à s'organiser que depuis quelques années et avec encore trop peu de moyens. Le diagnostic des AVC a néanmoins bénéficié des grands progrès des techniques de l'imagerie médicale qui ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne BRUGÈRE-PICOUX
Toute maladie infectieuse résulte d'une contamination microbienne de l'organisme affecté par cette maladie. Ce dogme épidémiologique n'a jamais été mis en défaut depuis les recherches dont Robert Koch et Louis Pasteur ont été les protagonistes. La méthodologie scientifique qu'ils ont utilisée comportait obligatoirement une étude de pathologie expé ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques BEJOT
Neuro-intoxication, rare mais très grave, le botulisme est dû à l'ingestion accidentelle d'une toxine microbienne formée dans certaines conserves alimentaires par un microbe anaérobie, le bacille botulique (Clostridium botulinum). Ce germe est très répandu dans l'intestin de nombreux animaux (porc en particulier), ainsi que dans le sol où ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul CAMUS
Le canal carpien est un défilé fibro-osseux situé entre la paume de la main et le poignet ; il est limité en arrière par le carpe et en avant par le ligament annulaire. Dans ce canal inextensible vont vers la main les tendons fléchisseurs et leur gaine, entourant le nerf médian qui véhicule la sensibilité cutanée des trois premiers doigts, d'une p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSION
Dans le chapitre Le syndrome cérébelleuxLes symptômes qui accompagnent l'atteinte du cervelet chez l'Homme ont été mis en évidence dès la fin du xixe siècle. Les travaux de J. Babinski, G. Holmes et A. Thomas ont contribué plus que tous autres à en définir les signes. L'atteinte du cervelet se manifeste par des troubles de l'équilibre, du tonus et des mouvements qui ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Pierre ABOULKER
On appelle « mouvement choréique » un mouvement spontané, obéissant aux synergies musculaires normales, mais échappant au contrôle de la volonté. Le caractère « gratuit » de cet acte moteur, qui se produit brusquement et de manière incohérente chez le sujet éveillé, rend le comportement de celui-ci surprenant et insolite. La cause de ce trouble pa ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Elisabeth FAYMONVILLE, Henri LABORIT, Geneviève LABORIT, Steven LAUREYS, Pierre MAQUET
Le coma est un état caractérisé par la perte de la conscience et par la perte plus ou moins complète des fonctions de relation qui en sont le corollaire : sensibilité et motricité. Cependant, certaines fonctions végétatives (qui entretiennent la nutrition) sont relativement conservées. Cet état intermédiaire entre la vie et la mort pose au médecin ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Selon qu'elles sont le résultat d'une évolution lente ou qu'elles se sont constituées brusquement, les compressions de la moelle épinière, dites compressions médullaires, dans le canal rachidien posent des problèmes bien différents. La compression médullaire lente, qui évolue pendant des mois, voire des années, se manifeste d'abord par de ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Contractions musculaires brèves et involontaires entraînant habituellement le déplacement d'un segment de membre. En fait, si ce phénomène est isolé, on préfère employer le terme de myoclonie ; le terme de convulsion est alors attribué à un épisode critique qui comprend non seulement les décharges musculaires mais aussi un trouble de la conscience ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BOURRELLY, Jean Claude LEFEUVRE
Dans le chapitre Nocivité des CyanobactériesLes cyanobactéries, présentes dans la plupart des milieux aquatiques, sont capables de synthétiser une très grande variété de molécules. Cela va de produits utiles comme des antibiotiques, des antiviraux et antitumoraux jusqu'à différentes toxines qui font l'objet, en France, d'une surveillance depuis l'année 2000, en raison du risque sanitaire. T ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Ces malformations concernent tout défaut congénital du cerveau ou de la moelle épinière, résultant du développement anormal du tube neural (élément précurseur de la moelle épinière) au cours des premières étapes de la vie embryonnaire. Les défauts de fermeture du tube neural s'accompagnent en règle générale de malformations de la colonne vertébral ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Une des complications majeures de l'alcoolisme chronique. Le delirium tremens survient notamment lors du sevrage brutal et accidentel consécutif à un accident, à une maladie aiguë, à une intervention chirurgicale. Il réalise ici le « syndrome de manque » de la toxicomanie qu'est l'alcoolisme. Il s'installe en deux ou trois jours après le sevrage, ... Lire la suiteÉcrit par : Alain PRIVAT
Phénomène pathologique, la démyélinisation est observée principalement dans deux maladies : la sclérose en plaques, qui touche le système nerveux central et qui est fatale à plus ou moins longue échéance, et la maladie de Guillain-Barré, qui touche le système nerveux périphérique et qui est spontanément régressive. L'examen post mortem du ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Sensation d'arrêt, douloureuse ou non, lors de la déglutition des aliments. À distinguer surtout de la « boule hystérique » indépendante de l'alimentation. La dysphagie d'origine bucco-pharyngée, volontiers accompagnée de fausses routes, est souvent due à des troubles d'origine neurologique. La dysphagie d'origine œsophagienne, moins pénible souve ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Complication de la néphropathie gravidique (ou toxémie gravidique), qui touche surtout les primipares, au troisième trimestre de la grossesse. Il importe de surveiller l'apparition des signes de cette affection (hypertension, protéinurie puis œdèmes), car le repos au lit, strict et prolongé, le régime sans sel et les diurétiques permettent habitue ... Lire la suiteÉcrit par : Max DONDEY, Jean DUMOULIN, Alfred FESSARD, Paul LAGET, Jean LENÈGRE
Dans le chapitre Électro-encéphalographieL'électro-encéphalographie est l'investigation électrophysiologique permettant d'enregistrer et d'analyser l'activité des générateurs bioélectriques cérébraux, telle qu'elle se manifeste au niveau des enveloppes cutanées du crâne (ou scalp). Le champ électrique créé par ces générateurs diffère selon les régions du scalp et varie constamment dans l ... Lire la suite
Écrit par : Dominique DORMONT
Dans le chapitre Encéphalopathies spongiformes humainesLe kuru est une maladie neurologique décrite uniquement chez les Fore, peuplade de Nouvelle-Guinée habitant les vallées montagnardes encaissées. Sur le plan épidémiologique, il s'agit d'une maladie transmissible à fort déterminisme génétique. En effet, les populations voisines des Fore, vivant selon un mode comparable, ne sont pas atteintes par le ... Lire la suite
Dans le chapitre La susceptibilité génétique aux ESST humainesLe déterminant majeur de la susceptibilité génétique aux ESST est le gène de la PrP (gène PRNP). Toutes les formes familiales d'ESST sont associées avec une anomalie du gène PRNP ; en revanche, les patients présentant des formes sporadiques ont le plus souvent une séquence codante normale du gène de la PrP. Les résultats de ces é ... Lire la suite
Écrit par : Henri GASTAUT, François MIKOL
Le mot « épilepsie » (du verbe ἐπιλαμϐάνειν, saisir), désignait autrefois toutes les crises au cours desquelles un sujet était privé, à l'improviste, de ses sens, c'est-à-dire au cours desquelles il perdait soudainement connaissance. Ambroise Paré a confirmé cette définition étymologique en écrivant, au milieu du xvie siècle ... Lire la suiteÉcrit par : Francis LESTIENNE
Dans le chapitre Organisation centrale et troubles de l'équilibreLes voies et centres nerveux intervenant dans l'équilibration et le contrôle postural sont dans leur détail fort complexes. Les centres nerveux sont essentiellement situés au niveau du, du tronc cérébral (formation réticulée, noyaux vestibulaires, noyau rouge) et de la moelle épinière. Le cortex cérébral sensorimoteur contribue également au contr ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Maladie métabolique rare de l'enfant, caractérisée par une obésité, un retard de croissance et un hypogonadisme (retard de développement des organes génitaux). Le syndrome de Frölich est souvent associé à une tumeur de l'hypothalamus, responsable d'une augmentation de l'appétit et d'une diminution de la sécrétion des gonadotrophines. La maladie po ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La maladie de Gaucher est une maladie héréditaire du métabolisme rare, caractérisée par une anémie, un retard mental et des anomalies neurologiques, une pigmentation jaunâtre de la peau et des lésions osseuses responsables de fractures pathologiques. La maladie de Gaucher est liée à un déficit enzymatique en glucocérébrosidase, qui entraîne l'accu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Tumeur composée de cellules dérivées du tissu névroglique qui soutient et protège les cellules nerveuses. Les gliomes se développent dans la rétine, dans le cerveau, dans le cœur, dans la gaine des nerfs (schwannome) et, parfois, dans les sinus où la tumeur provient du bulbe olfactif du cerveau. Ils sont susceptibles d'apparaître presque partout o ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves MÉAR
Selon la définition donnée en 1916 par les deux neurologues français, le syndrome qui porte leur nom réalise un état de polyradiculonévrite aiguë, d'évolution réversible, associé à une dissociation albuminocytologique du liquide céphalorachidien, d'étiologie inconnue. Une polyradiculonévrite est une atteinte inflammatoire des racines sensitives et ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Paralysie d'un hémicorps, droit ou gauche. Pour le neurologue, il s'agit plus exactement de la perturbation du tonus et de la motricité musculaire que détermine une lésion unilatérale de la voie motrice principale au niveau des centres nerveux (voie pyramidale). L'hémiplégie ne peut, en effet, être correctement définie ni par la paralysie (les tro ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Effraction vasculaire entraînant au sein du parenchyme cérébral un épanchement sanguin qui le dilacère et le détruit. Il faut distinguer l'hémorragie circonscrite, sans communication avec les espaces méningés (ou hématome intracérébral), et l'hémorragie cérébro-méningée. Chez le sujet jeune, le problème de l'hémorragie cérébrale rejoint, dans la p ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Présence de sang dans l'espace méningé sous-arachnoïdien qu'occupe normalement le liquide céphalo-rachidien. L'hémorragie méningée spontanée a un début brutal, que traduisent céphalées, vomissements, troubles de la conscience ; l'examen du malade met en évidence le syndrome méningé avec sa raideur typique et des signes d'« irritation corticale ». ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La maladie de Hunter, également appelée mucopolysaccharidose de type II (MPS II), est une maladie héréditaire rare caractérisée par un nanisme, un retard mental et une surdité. La maladie est liée au sexe et atteint les garçons, les premières manifestations apparaissant au cours des trois premières années de la vie. Les patients décèdent souvent a ... Lire la suiteÉcrit par : Corinne TUTIN
La maladie de Huntington est une affection neurologique héréditaire qui se traduit par l'apparition progressive de mouvements anormaux puis par une détérioration des fonctions mentales aboutissant peu à peu au décès des patients. Un test génétique permet depuis plusieurs années de reconnaître les sujets prédisposés au sein des familles. Cette affe ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Degré le plus profond de l'arriération intellectuelle. L'« idiot » chez les Grecs (idiôtês) et chez les Latins (idiota) était un simple particulier, une personne privée, donc un ignorant ; au Moyen Âge, c'est un illettré manquant d'intelligence. Tel fut encore le sens d'idiotisme chez Pinel, mais l'ambiguïté du mot, usité aussi e ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno HALIOUA
Ayant été nommé, en 1862, à l'hôpital parisien de la Salpêtrière, où il devait rester de longues années, Jean Martin Charcot y ouvrit, en 1882, ce qui allait devenir la plus grande clinique neurologique d'Europe. Étudiant l'atrophie musculaire, Charcot avait identifié (1865) la sclérose latérale amyotrophique consécutive à la dégénérescence des ne ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Le neuropsychiatre russe Serge Korsakoff (1854-1900) décrivit dans une série d'articles (1887-1891) un symptôme fréquemment rencontré dans l'alcoolisme chronique et consistant en une forte désorientation due au fait que le malade comble des lacunes de son idéation en confabulant. Ce syndrome comporte à la fois une amnésie des faits récents, une dé ... Lire la suiteÉcrit par : E. SCHULLER
En 1957, un médecin américain, Vincent Zigas, officier de santé en Nouvelle-Guinée, signalait une curieuse maladie neurologique qui décimait une tribu locale, et que les indigènes appelaient kuru. La chance voulut que Carleton Gajdusek, également médecin de l'armée américaine, fût en visite à Melbourne au même moment : il décida aussitôt ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La leucodystrophie métachromatique est une maladie rare et héréditaire du métabolisme, liée au déficit d'une enzyme clé, qui entraîne une démyélinisation, c'est-à-dire la perte de la gaine protectrice de myéline dans la substance blanche du système nerveux central. Cette démyélinisation est responsable d'une détérioration mentale, de troubles psyc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ABOULKER
Paraplégie spasmodique progressive, consécutive à un traumatisme obstétrical, la maladie (ou syndrome) de Little est presque exclusivement observée chez d'anciens prématurés. La lésion anatomique déterminante consiste en une sclérose cicatricielle bilatérale de la substance blanche périventriculaire. Le syndrome associe une paraplégie spasmodique ... Lire la suiteÉcrit par : Michel RUEL
Transmise essentiellement par morsure de tique, la maladie de Lyme est due à l'infection de l'organisme par une bactérie sensible à la pénicilline, le spirochète Borrelia burgdorferi. Comme la syphilis, la maladie de Lyme évolue en trois phases : les graves lésions chroniques de la phase tertiaire peuvent être prévenues par un traitement ... Lire la suiteÉcrit par : Nathalie CARTIER-LACAVE, Caroline SEVIN
Les maladies neurodégénératives (MND) constituent un groupe de pathologies progressives liées à un dysfonctionnement métabolique au sein du tissu nerveux, conduisant à la mort des neurones et à la destruction du système nerveux. Le cerveau et la moelle épinière peuvent être touchés par des lésions diffuses ou limitées à certaines zones spécifiques ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BRION, Jean-Claude DUPONT, Alain LIEURY
Dans le chapitre Les troubles de la mémoireOn étudiera ici les troubles cliniques atteignant la mémoire définie comme l'ensemble des moyens permettant le rappel du passé ; mais les mécanismes de ces troubles peuvent être très divers et faire appel, selon les cas, à un manque de fixation initiale (amnésie antérograde), à un mauvais stockage des souvenirs ou au fonctionnement défectueux du p ... Lire la suite
Écrit par : Jacques BEJOT
Bactérie pathogène pour l'homme, responsable de la méningite cérébro-spinale, le méningocoque, Neisseria meningitidis, découvert par Weichselbaum en 1887, est un diplocoque ayant l'aspect de deux grains de café opposés par leur face plane (aspect voisin du gonocoque, dont il est un proche parent). Le caractère Gram négatif est essentiel p ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Évacuation de la vessie urinaire. La miction réflexe, non contrôlée par la volonté, telle qu'on l'observe chez les jeunes enfants, ne doit pas être confondue avec les mictions mécaniques qui ont lieu dans des états d'incontinence partielle ou complète du fait d'une atteinte neurologique sévère (compression des racines nerveuses dans le canal rachi ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick HENRY
Le langage courant confond souvent les termes « migraine » et « mal de tête ». La migraine ou hémicrânie constitue une variété bien particulière de céphalées, survenant par accès intermittents. Dans la crise migraineuse sans aura, la plus fréquente, la douleur est hémicrânienne et revêt souvent un caractère pulsatile ; elle est accompagnée de naus ... Lire la suiteÉcrit par : Yugi SATO
Intoxication au mercure observée, dès 1956, dans la ville de Minamata (petit port japonais de la côte ouest de l'île de Kyūshū), d'abord chez les chats, puis chez les pêcheurs et leur famille qui ont consommé du poisson ou des coquillages. Cette intoxication — qui, au début du xxie siècle, selon les statistiques gouvernemental ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RAIMBAULT, Bernard SWYNGHEDAUW
Dans le chapitre Pathologie du muscle striéIl y a trois grandes catégories de maladies à symptomatologie musculaire : les affections musculaires primitives, les affections de la jonction myoneurale, les affections du neurome moteur. Ces maladies relèvent uniquement d'altérations propres à la fibre musculaire striée, aussi les qualifie-t-on de « primitives », bien que leur cause demeure sou ... Lire la suite
Écrit par : Didier LAVERGNE
Impérieux besoin de sommeil se manifestant par crises survenant selon un rythme variable, indépendamment de l'alternance normale veille-sommeil. Les accès de narcolepsie durent quelques minutes ou plusieurs heures et sont parfois déclenchés par les émotions. L'électroencéphalographie a révélé que le sommeil était du type dit paradoxal. L'absence d ... Lire la suiteÉcrit par : E. SCHULLER
On désigne par neuro-immunologie l'étude des relations entre immunité et système nerveux, à l'état normal comme au cours des diverses maladies humaines ou animales. Deux observations, toutes deux faites à Paris au xixe siècle, sont à l'origine de la neuro-immunologie. La première est la description par Cruveilhier (1835) des lé ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Maladies congénitales résultant d'un déficit enzymatique qui perturbe le métabolisme des lipides complexes du tissu nerveux. Ce phénomène intervient essentiellement au niveau des lysosomes des cellules qui assurent ce métabolisme. L'effet de surcharge qui en résulte est patent dans les enzymopathies à sphingolipides (le produit accumulé est le ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond HOUDART, Hubert MAMO, Jean MÉTELLUS, Universalis
Entré dans la langue française aux environs de 1690 sous la forme, aujourd'hui caduque, de « névrologie », le terme de neurologie, utilisé à partir de 1732 pour désigner la branche de la médecine qui étudie l'anatomie, la physiologie et la pathologie du système nerveux – et principalement du cerveau –, reçut sa consécration officielle de Jean Mart ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Manifestations douloureuses ayant pour origine l'atteinte physique (en particulier mécanique) ou biochimique d'un nerf sensitif, les névralgies ont en principe une topographie bien définie et caractéristique : soit de l'atteinte des branches terminales du nerf, soit de son tronc principal (névralgie tronculaire) ou encore de ses racines (névralgie ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Affection inflammatoire ou infectieuse touchant l'ensemble du système nerveux central ; le terme de névraxite est habituellement employé pour désigner certaines encéphalomyélites virales. Le diagnostic d'infection à virus neurotrope repose sur la mise en évidence d'un liquide céphalo-rachidien clair, contenant parfois davantage d'albumine que le l ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maladie héréditaire du métabolisme caractérisée par le déficit d'une enzyme, la sphingomyélinase, qui dégrade normalement des phospholipides, la lécithine et la sphingomyéline. Ces derniers s'accumulent alors dans différents tissus de l'organisme. Les symptômes associent une hépatomégalie (« gros foie ») et une splénomégalie (« grosse rate ») très ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves MÉAR
Ce terme désigne le déficit plus ou moins complet de la motricité faciale, lié à une atteinte de la commande nerveuse de la musculature de la face. C'est de la motricité faciale que dépend la mimique et avec elle la beauté et l'expressivité du visage, l'importance de ses incidences psychologiques et sociales. Il faut d'emblée distinguer deux types ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
La paralysie générale (P.G.), rare actuellement, est une des manifestations neurologiques de la syphilis à la phase tardive (ou tertiaire) de son évolution. Elle apparaît dix à vingt ans après l'infection primaire par le tréponème. Ses symptômes, qu'il faut distinguer de ceux de la paralysie au sens actuel du terme, révèlent une marche vers la dém ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Paralysie des deux membres inférieurs (on parle de paraparésie si la paralysie est incomplète), presque toujours accompagnée de troubles sensitifs dans le territoire atteint et de perturbations du contrôle sphinctérien. Les paraplégies dites centrales, qui proviennent d'une atteinte bilatérale de la voie motrice au niveau de la moelle épi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LÉPINE
La poliomyélite, ou paralysie infantile, est l'une des premières maladies à virus de l'homme qui ait, après la rage (1881) et la fièvre jaune (1901), fait l'objet de recherches expérimentales et épidémiologiques systématiques (1909). Le grand neurologiste français Alfred Vulpian en avait donné en 1871 une définition remarquable qui a gardé toute s ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Atteinte simultanée de plusieurs nerfs, frappant symétriquement leurs branches distales (périphériques) ; les symptômes ne reflètent donc aucune atteinte du tronc nerveux ou de ses racines. Les diverses catégories de fibres nerveuses (sensitives, motrices, végétatives) sont touchées avec une intensité différente suivant l'étiologie. En fait, l'att ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Lésion provoquée par la suppression de l'apport circulatoire artériel (ischémie) dans un territoire cérébral de dimensions variables, mais toujours défini par la topographie vasculaire. Au premier plan des étiologies possibles se placent la maladie athéromateuse des artères cérébrales et celle des gros troncs artériels du cou. De fréquence bien mo ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le syndrome de Rett est une maladie neurologique progressive rare, responsable d'un retard mental, de mouvements compulsifs des mains, d'une hypotonie musculaire, de troubles de la marche, d'un autisme, d'une hypotrophie, d'une microcéphalie progressive, et d'une hyperammoniémie (augmentation de l'ammoniaque dans le sang). Le syndrome de Rett entr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maladie neurologique aiguë qui se développe chez l'enfant au décours d'une grippe, d'une varicelle ou d'une autre infection virale. Le syndrome de Reye peut provoquer une stéatose hépatique (l'accumulation de graisse dans le foie) et un œdème cérébral. Il a été décrit pour la première fois en 1963 par le pathologiste australien, Ralph Douglas Reye ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves MÉAR
Ce signe neurologique témoigne de l'aggravation d'un trouble de l'équilibre par la perte du contrôle visuel. Il se recherche chez le sujet en orthostatisme, pieds joints, les yeux fermés ou, mieux, bandés : apparaissent alors de grandes oscillations qui peuvent entraîner la chute du malade. Si des troubles de l'équilibre peuvent se voir dans de no ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La maladie de Sanfilippo, également appelée mucopolysaccharidose de type III, est une maladie rare héréditaire du métabolisme caractérisée par un retard mental sévère. Il y a trois formes de la maladie selon l'enzyme (impliquée dans la dégradation des mucopolysaccharides) qui est déficiente. Les mucopolysaccharides ont un rôle important dans la st ... Lire la suiteÉcrit par : Ayman TOURBAH
Chez l'adulte jeune (16-45 ans), la sclérose en plaques (SEP) est la plus fréquente des maladies inflammatoires chroniques du système nerveux central (SNC). Elle touchait en 2007 environ 70 000 patients en France. Sa fréquence est d'environ 3 p. 100 avant l'âge de 16 ans et de 0,6 p. 100 après l'âge de 60 ans. Avant l'âge de 40 ans, elle touche 2 ... Lire la suiteÉcrit par : Patrice FORT, Michel JOUVET, Patrick LÉVY, Véronique VIOT-BLANC
Dans le chapitre Troubles du sommeilLes pathologies du sommeil sont multiples. Beaucoup d'anomalies au cours du sommeil n'ont pas de signification particulière, car elles n'entraînent pas ou guère de conséquences sur l'état de santé. La description faite dans cet article est conforme à la 2e classification internationale des troubles du sommeil, publiée en 2005 ; elle tie ... Lire la suite
Écrit par : Marie-Christine STÉRIN
Très utilisée en neurochirurgie, la méthode stéréotaxique consiste à établir géométriquement, grâce à un appareillage spécial, la situation d'un point à l'intérieur de la boîte crânienne de façon à atteindre électivement ce point dans un but thérapeutique ; à cet effet, un système de guidage des instruments chirurgicaux permet leur orientation trè ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Maladie due à la formation progressive, chez un sujet adulte, d'une lésion de la moelle épinière réalisant une cavité longitudinale au sein de ce centre nerveux. La syringomyélie réalise un syndrome neurologique caractéristique. Au niveau du membre supérieur apparaissent des signes « lésionnels », en relation directe avec le trouble pathologique : ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Complication actuellement rare de la syphilis nerveuse au stade tertiaire de son évolution. Les lésions siègent au niveau des racines postérieures et des cordons postérieurs de la moelle. Le tabes dorsalis, ou tabès, se manifeste par des douleurs fulgurantes dans les membres associées à des troubles sensitifs qui affectent surtout la sens ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maladie héréditaire du métabolisme responsable d'une détérioration mentale et neurologique progressive entraînant le décès dans la petite enfance. On enregistre chez les nourrissons atteints une activité très basse d'hexosaminidase A, entraînant l'accumulation d'un sphingolipide anormal, le ganglioside GM2, dans le cerveau, où il joue un rôle déva ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Toute tumeur siégeant à l'intérieur du canal rachidien — « tumeur intrarachidienne » — est toujours susceptible, à partir d'un certain volume, d'entraîner un tableau de compression médullaire ou un « syndrome de la queue de cheval » si la lésion est bas située. Ces tumeurs sont classées selon leur situation par rapport aux éléments anatomiques du ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Le terme de tumeurs cérébrales englobe habituellement toutes les néo-formations qui se développent au sein de la boîte crânienne — à l'exception des abcès, des hématomes et des formations parasitaires. Ces tumeurs prennent naissance soit dans les enveloppes de l'encéphale (méninges), soit dans les structures adjacentes (hypophyse, nerfs crâniens), ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Le vertige vrai traduit un trouble fonctionnel ou organique des systèmes de régulation de l'équilibre pendant lequel le malade a, typiquement, la sensation de voir son environnement tourner autour de lui. L'épisode, habituellement bref, s'accompagne volontiers de nausées, de vomissements et de troubles de la station debout pouvant entraîner la chu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Également appelée dégénérescence hépatolenticulaire, la maladie de Wilson est une maladie héréditaire du métabolisme du cuivre caractérisée par une dégénérescence progressive des ganglions de la base du cerveau (groupe de noyaux impliqués dans le contrôle du mouvement), un anneau brun en bordure de la cornée et le remplacement progressif des hépat ... Lire la suite
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