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ÉPICURE (~341-~270)

Quand Épicure fonda son école à Athènes, en 306 avant J.-C., la vie culturelle de la Grèce était dominée par les deux grandes écoles qui avaient recueilli l'héritage de Platon et d'Aristote : l'Académie et le Lycée. Épicure eut clairement conscience qu'il lui fallait mener sa bataille philosophique contre elles et contre la culture dont elles étaient l'expression. Aussi la formation de sa pensée fut-elle déterminée non pas seulement par la crise que traversait alors la civilisation grecque, mais plus encore par la nécessité d'opposer un système philosophique solide au prestige de ces deux écoles. Si le choix de l'idéal qu'il assignait à la philosophie – le bonheur de l'homme – était une réaction naturelle à la désagrégation de la ville-État dans laquelle l'homme-citoyen avait trouvé traditionnellement la possibilité de se réaliser et de satisfaire ses aspirations, sa polémique s'engageait contre les écoles qui n'avaient pas su inventer de solutions adaptées à cette mutation et aux difficultés qu'elle engendrait. C'est pourquoi Épicure n'opposa pas à ses adversaires une culture différente de la leur, mais un nouveau genre de vie, une manière distincte de concevoir le monde et l'h […]

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LETTRES, Épicure

Auteur :  Francis WYBRANDS

Des nombreux traités que le Grec Épicure (341-270 av. J.-C.), un des auteurs les plus prolixes de l'Antiquité, écrivit sur la nature, il ne reste que trois lettres de présentation de sa pensée qui nous sont parvenues grâce au doxographe Diogène Laërce. Si étudier la nature est important, ce n'est pas tant en vue de constituer une science physique,… Lire la suite
ÂME

Auteurs :  Pierre CLAIRHenri Dominique SAFFREY

Dans le chapitre "Éclipse et retour des doctrines sur l'âme à la période hellénistique et romaine" : …  retourne au grand Tout à la fin de chaque période ramenant la conflagration universelle. Quant à *Épicure, pour libérer le sage de la crainte de la mort, il le persuade que corps et âme sont un agencement provisoire d'atomes, les uns plus épais, les autres plus subtils, qui se défait naturellement à la mort, mettant fin à un destin qui n'a aucun… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Auteur :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Les philosophies hellénistiques" : …   ; Marc Aurèle : 121-180), reviendra inlassablement à l'orthodoxie morale de l'école. 2. De même, *Épicure (341-271), le fondateur de l'école du Jardin, placera avant toute chose le bonheur de l'individu. Il n'hésitera pas à dire que ce bonheur réside dans le plaisir, quitte à concevoir ce plaisir sous une forme plus subtile que les cyrénaïques :… Lire la suite
ATHÈNES

Auteurs :  Guy BURGELPierre LÉVÊQUE

Dans le chapitre "Athènes hellénistique" : …  une époque si troublée, en suivant un itinéraire qui débute par une vue scientifique de l'univers.* Épicure, un Athénien, fonde sur l'atomisme une sagesse hautaine visant à annihiler les deux craintes qui épouvantent l'âme, celle des dieux et celle de la mort. Un Sémite hellénisé originaire de Chypre, Zénon, crée le stoïcisme, définitivement… Lire la suite
ATOMISME

Auteur :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "Une pensée de la matière" : …  s'entrelacer mutuellement pour former des combinaisons dotées d'une certaine stabilité interne. Chez* Épicure (341-270 av. J.-C.), le lien entre la physique atomiste et l'éthique est encore plus étroit. S'il adopte l'atomisme de Démocrite, c'est aussi parce que cette hypothèse « immunise » le monde contre les incursions des dieux. L'atomisme… Lire la suite

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Bibliographie

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