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COULEURS, histoire de l'art

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Eugène Michel Chevreul

Il n'existe pas aujourd'hui de théorie définitive de la couleur. L'approche du phénomène de la vision chromatique hésite entre des systèmes physiques et des systèmes psychologiques ; elle en appelle aujourd'hui à l'optique, science qu'elle avait pendant des siècles tenue à l'écart de cette recherche. La couleur tient de l'art et de la science, de la physique et de la psychologie, elle est à la limite de deux cultures.

Dans les Optical Lectures (1669-1671), Isaac Newton maîtrisa la perception de la couleur par « une théorie solide et cohérente [...] fondée sur des expériences sûres, et qui résolvait tous les problèmes » (phénomène de la réfraction de la lumière, classification des couleurs du spectre). Une telle théorie semble rendre inconsistante une histoire de la couleur qui ne serait pas celle des progrès de la science de l'optique et de la vision et de ses discours strictement « physiques » ou « psychologiques ». 

Longtemps, d'Aristote à Descartes et aux philosophes des Lumières, la couleur a été au centre du discours philosophique. Aujourd'hui, au-delà du champ relativement clos de la pratique scientifique et au-delà du domaine stimulant de l'art moderne, la réflexion sur la couleur apparaît comme un dépôt archéologique où s'entassent des approches scientifiques diverses. L'analyse de la perception et de la production de la couleur a distingué quelques points particuliers, tout en les isolant de la « structure culturelle » qui les a produits.

L'analyse ethnologique préfère parler de couleurs primitives, réduites à trois – blanc, noir et ocre –, sans cependant perdre de vue un inaccessible corpus des couleurs primitives (discours prélinguistique) qui comprend par exemple une centaine de rouges pour les tribus maori de Nouvelle-Zélande ou sept types de blancs pour les Esquimaux.

Enfin, des analyses récentes de patrimoines linguistiques variés ont mis en valeur des constantes dans le langage chromatique ; elles montrent comment, dans de nombreuses cultures, à partir du blanc et du noir, qui évoluent généralement […]

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ABSTRAIT ART

Écrit par :  Denys RIOUT

Dans le chapitre "Les formes et le sens"  : …  objet ornemental, l'artiste projette de fixer dans la forme un contenu spirituel et émotionnel. *La couleur joue ici un rôle décisif. Kandinsky l'étudie en détail, et il consacre un chapitre à son action : « En règle générale, la couleur est donc un moyen d'exercer une influence directe sur l'âme. La couleur est la touche. L'œil est le marteau.… Lire la suite
ALBERS JOSEF (1888-1976)

Écrit par :  Yve-Alain BOIS Universalis

Dans le chapitre "L'expérience américaine"  : …  invité par cette autre pépinière artistique qu'est le Black Mountain College en Caroline du Nord. *C'est là qu'il se lancera dans ce qu'il considère comme « sa contribution », l'exploitation des richesses de l'interaction de la couleur : l'ouverture en est sans doute la série des Clefs de Sol (1933-1935), toutes de format et de motif… Lire la suite
ALTDORFER ALBRECHT (1480 env.-1538)

Écrit par :  Pierre VAISSE

Dans le chapitre "L'art de la couleur"  : …  milieux, dans l'entre-deux-guerres, attribuèrent à Paracelse en raison de son irrationalisme. *Comme coloriste, Altdorfer atteint le sommet de son art entre environ 1511 et 1518 avec les panneaux, consacrés à la Passion du Christ et à la légende de saint Sébastien, d'un retable (aujourd'hui démembré) commandé par le prieur de l'abbaye de Saint… Lire la suite
ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Peinture

Écrit par :  Jacques CARRÉBarthélémy JOBERT

Dans le chapitre "L'ère des « connaisseurs » (1714-1830)"  : …  des Alpes, de la campagne romaine et du pays de Galles, qui sont remarquables par leur recours à de *grandes plages de couleur uniforme puissamment architecturées. John Robert Cozens (1752-1797) donne de l'Italie une vision mélancolique, avec de vastes panoramas déserts aux couleurs froides. Thomas Girtin (1775-1802), le plus virtuose des… Lire la suite
ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Aquarelle

Écrit par :  Jacques CARRÉ

Dans le chapitre "La libération de la forme et de la couleur"  : …  (pour reprendre les termes de Reynolds) « le recours généreux à une couleur simple et uniforme ».* Ils tentent au contraire de rendre fidèlement la gamme des couleurs observées dans la nature. Cet intérêt nouveau pour la couleur « naturelle » doit sans doute être relié à l'empirisme scientifique anglais, et notamment aux recherches sur l'optique… Lire la suite
APLAT, peinture

Écrit par :  Jean RUDEL

… *Terme qualifiant à la fois une manière de poser la couleur et une technique picturale : l'aplat (« à plat ») est la plus simple expression de la peinture, que représentent parfaitement les peintures antiques et les images d'Épinal. La forme délimitée par un contour constitue une surface que l'on remplit de couleurs différentes selon les parties à… Lire la suite
ART ET SCIENCE DE LA COULEUR (G. Roque)

Écrit par :  Jacqueline LICHTENSTEIN

… De *Michel Eugène Chevreul (1786-1889), on sait surtout qu'il est l'inventeur d'une loi, celle du contraste simultané des couleurs, qui aurait exercé une grande influence sur Seurat. Mais si le nom de Chevreul est fréquemment évoqué à propos des peintres néo-impressionnistes, rares sont ceux qui connaissent la nature exacte de ses travaux. Comme l'… Lire la suite
ART & SCIENCES

Écrit par :  Jean-Pierre MOHEN

Dans le chapitre "La naissance de la chimie moderne"  : …  les physico-chimistes pour élaborer de nouveaux matériaux et pour obtenir des effets inédits. *C'est ainsi que le chimiste P.-Y. Rocher a entièrement renouvelé la palette des couleurs obtenues à partir du pastel. Le chimiste, directeur de la manufacture des Gobelins, Michel Eugène Chevreul, invente de nombreuses nuances colorées et met au… Lire la suite
AUX ORIGINES DE L'ABSTRACTION. 1800-1914 (exposition)

Écrit par :  Isabelle EWIG

…  d'emblée toute l'audace et toute l'intelligence de l'accrochage, mais aussi de la scénographie.* Choisissant pour figure tutélaire l'auteur du Traité des couleurs (1810), l'exposition misait sur une polychromie inspirée du principe goethéen de la naissance des couleurs, par le frottement du clair et de l'obscur. Pour exemple, la… Lire la suite
BARBIZON ÉCOLE DE

Écrit par :  Jacques de CASO

Dans le chapitre "Les personnalités et les styles Corot"  : …  Dans la dernière phase de son style, Corot s'efforcera de rendre les effets de lumière et de* couleur. L'heure était à la couleur et il suivait en cela ses camarades du groupe de Barbizon qui s'attachaient moins à traduire le caractère stable et monumental du paysage que les modifications apportées à celui-ci par les divers moments… Lire la suite
BEUYS JOSEPH (1921-1986)

Écrit par :  Didier SEMIN

Dans le chapitre "Guérison des formes, guérison par les formes"  : …  les qualités qu'il se réduirait à symboliser dans une œuvre moins forte ou plus littéraire. *Les couleurs sourdes d'ocre, de gris et de jaune passé, à peine relevées de touches de rouge et, parfois, d'or, dominent ce monde de matières brutes. L'artiste semble avoir fui la polychromie, et travaillé en sculpteur à donner aux matériaux une… Lire la suite
BLEU. HISTOIRE D'UNE COULEUR (M. Pastoureau)

Écrit par :  Patrick BOUCHERON

…  anciennes, infiniment plus complexes que ceux qui régissent notre fade modernité. L'histoire des *couleurs est, depuis le début des années 1990, son nouveau cheval de bataille, que Michel Pastoureau enfourche vaillamment dans son dernier livre magnifiquement illustré : Bleu. Histoire d'une couleur (Seuil, Paris, 2000) mène sur la piste d… Lire la suite
BONNARD PIERRE (1867-1947)

Écrit par :  Gérard BERTRAND

Dans le chapitre "La tentation impressionniste"  : …  pas est franchi ; désormais l'œuvre de Bonnard sera un chant ininterrompu à la gloire de la lumière,* de la couleur pure dont il va pour ainsi dire recenser méthodiquement les propriétés expressives. Sans doute ce premier séjour méditerranéen – bientôt suivi d'autres qui donnent à Bonnard l'occasion de rencontrer Signac et Renoir – n'a-t-il été si… Lire la suite
BRUNHOFF JEAN DE (1899-1937)

Écrit par :  Laura NOESSER

… *Conteur et illustrateur, Jean de Brunhoff appartient à une famille d'origine balte et suédoise d'éditeurs et de rédacteurs de revues d'art (son père avait édité le Programme des Ballets russes de Diaghilev). Élève de l'atelier d'Othon Friesz, il peint dans une veine impressionniste quand un incident donne une tout autre orientation à sa… Lire la suite
CENNINI CENNINO (dernier quart XIVe s.-première moitié XVe s.)

Écrit par :  Pascal DUBOURG-GLATIGNY

…  peu pratiquée à l'époque. Les mordants et le vernissage sont traités dans une section spécifique. *Les différents mélanges des couleurs sont associés à des éléments iconographiques précis : on apprend ainsi comment colorer les barbes et les chevelures, les vêtements, le manteau de la Vierge, les carnations, le corps des morts, les blessures ou… Lire la suite
CHINOISE CIVILISATION - Les arts

Écrit par :  Corinne DEBAINE-FRANCFORTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMichel NURIDSANYMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSPierre RYCKMANSAlain THOTE

Dans le chapitre "Estampe en couleurs"  : …  Mo Yuan édité par Cheng Dayue marque un progrès technique par son utilisation de la couleur. *L'estampe en couleurs atteint son plein épanouissement dans les publications de Hu Zhengyan : Recueil de peintures du Studio des dix bambous (1619-1627) et Recueil de papiers à lettres du Studio des dix bambous (1644). En adoptant… Lire la suite
CHROMOLITHOGRAPHIE

Écrit par :  Françoise LEMPERT

… *Procédé de lithographie permettant d'obtenir des tirages en plusieurs couleurs par impressions successives. Le dessin est tracé sur une pierre parfaitement lisse avec un crayon gras ou encore une encre grasse ; le gras est fixé sur la pierre par une gomme arabique. Après avoir humecté la pierre, l'imprimeur y passe un rouleau d'encre grasse. Cette… Lire la suite
COLOR-FIELD PAINTING

Écrit par :  Universalis

…  principales tendances de l'expressionnisme abstrait américain au xxe siècle. *Il se caractérise par de grandes toiles où dominent les aplats de couleur et où les détails de surface sont rares. Cette tendance est identifiée au milieu des années 1950 par le critique d'art américain Clement Greenberg, qui utilise le terme Lire la suite
COURS DE PEINTURE PAR PRINCIPES, livre de Roger de Piles

Écrit par :  Martine VASSELIN

Dans le chapitre "Une synthèse d'écrits antérieurs et de conférences académiques"  : …  et de réviser ses écrits antérieurs et de lier les uns aux autres les textes lus à l'Académie. *Il y insère son Dialogue sur le coloris, après avoir rappelé : « Il faut beaucoup plus de génie pour faire un bon usage des lumières et des ombres, de l'harmonie des couleurs et de leur justesse pour chaque objet particulier que pour… Lire la suite
CRUZ-DIEZ CARLOS (1923- )

Écrit par :  Cécile GODEFROY

…  ». Mais ses Physichromies révèlent dès 1959 l'influence des théoriciens de la* couleur du xixe siècle et du pointillisme, comme le savant américain Ogden N. Rood, connu des néo-impressionnistes, qui avait déjà assimilé la juxtaposition de petits points de couleurs pures au tracé de « lignes colorées très fines,… Lire la suite
LA DANSE II (H. Matisse)

Écrit par :  Hervé VANEL

  *En tant que panneau décoratif, La Danse II de Matisse (1909-1910) se perçoit difficilement comme un espace illusionniste. D'emblée, sa nature décorative et son format mural l'inscrivent, plus ou moins directement et violemment, dans l'espace réel du spectateur. Les mains disjointes de deux des danseurs révèlent… Lire la suite
DESSIN

Écrit par :  Robert FOHRGeneviève MONNIER

Dans le chapitre "La pointe de métal"  : …  ou grise (plomb), était souvent associé à des rehauts de blanc, exécutés à la plume ou au pinceau. *L'addition de poudres colorées à la solution préparatoire permettait de varier à l'infini les nuances du support : bleus, gris, verts, roses, jaunes, etc. Des artistes germaniques comme Hans Baldung Grien, Albrecht Altdorfer ou Urs Graf utilisent… Lire la suite
D'EUGÈNE DELACROIX AU NÉO-IMPRESSIONNISME, livre de Paul Signac

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

Dans le chapitre "Un manifeste rigoureusement construit"  : …  aux néo-impressionnistes : « Aux recherches similaires, accueil identique : quelques critiques. » *Un deuxième chapitre montre « L'Apport de Delacroix », essentiellement du point de vue de « la conquête progressive de la lumière et de la couleur », domaine dans lequel, selon Signac, l'influence des peintres anglais, Constable et Turner, est… Lire la suite
DUFY RAOUL (1877-1953)

Écrit par :  Antoine TERRASSE

… *« Parce que Fragonard riait, on a eu vite fait de dire que c'était un petit peintre. » Le mot de Renoir pourrait s'appliquer aussi à Raoul Dufy dont l'œuvre, toujours sereine et souvent spirituelle, cache si bien les tourments de l'artiste. Mais Dufy a cherché sans cesse. Ayant d'abord étudié au Havre, sa ville natale, auprès d'un maître qui reçut… Lire la suite
DU SPIRITUEL DANS L'ART ET DANS LA PEINTURE EN PARTICULIER, livre de Wassily Kandinsky

Écrit par :  Marcella LISTA

Dans le chapitre "Une esthétique de la « dissonance »"  : …  danse, poésie) pourraient s'unir aux arts de l'espace (peinture et architecture essentiellement). *Dans la seconde partie de son livre, qui entend jeter les bases d'une véritable « grammaire » des couleurs et des formes, Kandinsky démontre son attachement à la théorie des « correspondances » (remontant à l'Antiquité) et à l'un de ses aspects… Lire la suite
ÉCRITS ET PROPOS SUR L'ART, livre de Henri Matisse

Écrit par :  Marianne JAKOBI

Dans le chapitre "Un combat pour la couleur"  : …  *Matisse apprécie particulièrement les écrits d'artiste liés au dialogue et à la discussion : les correspondances, mais surtout les entretiens, notamment avec l'éditeur Tériade, constituent la trame de ses réflexions sur la lumière et la couleur. Dans un texte intitulé « Le Tour du monde d'Henri Matisse », publié dans L'Intransigeant en… Lire la suite
ENSEIGNEMENT DE L'ART

Écrit par :  Annie VERGER

Dans le chapitre "De l'apprentissage à l'enseignement de l'art"  : …  une définition globale de l'art. En effet, c'est à partir de l'histoire du schisme du dessin et du *coloris, opposant Florence et Venise au milieu du xvie siècle, que vont se reconstituer les enjeux et les luttes internes. L'idée entretenue par la pensée néo-platonicienne que le dessin, relevant de l'esprit, est plus noble que… Lire la suite
FAUVISME

Écrit par :  Michel HOOG

Dans le chapitre "Caractères du fauvisme"  : …  Le point commun le plus évident, celui qui heurta le plus les contemporains, est l'emploi de *couleurs violentes ; certains paysages de Derain ou de Vlaminck, où la couleur est posée telle qu'elle sort du tube, atteignent un paroxysme absolu. Hurlements de vermillon, de jaune et de vert dans les Vue de Chatou de Vlaminck, gerbes de… Lire la suite
FRESQUE

Écrit par :  Ève BORSOOK

Dans le chapitre "Les techniques"  : …  fresco, en partie le secco. Cela facilitait la réalisation et, de plus, beaucoup de *couleurs brillantes comme le vermillon, l'orpiment et le résinate de cuivre ne pouvaient être posées qu'après le séchage complet de l'enduit. Pour que ces couleurs adhèrent au mur, on mêlait aux pigments de la colle ou quelque autre médium… Lire la suite
GAUGUIN PAUL (1848-1903)

Écrit par :  Philippe VERDIER

Dans le chapitre "Technique et esthétique"  : …  exprimant l'idée de l'œuvre d'art par un dessin concis et par la saturation subjective de la* couleur. « La couleur pure ! Il faut tout lui sacrifier. L'intensité de la couleur indiquera la nature de la couleur » (Avant et Après). Gauguin avait le culte de Raphaël et d'Ingres, mais aussi celui de Delacroix ; il posera l'équation « … Lire la suite
GRAVURE

Écrit par :  Barthélémy JOBERTMichel MELOT

Dans le chapitre "La couleur"  : …  *Dès l'origine, certaines estampes étaient coloriées à la main. La recherche d'une impression en couleurs s'étend à tous les procédés. À la fin du xve siècle on imprimait ainsi des gravures sur bois en plusieurs couleurs, grâce à l'emploi de planches différentes, chacune déposant une couleur uniforme sur une même épreuve au fil… Lire la suite
GRISAILLE

Écrit par :  Jean RUDEL

… *Le terme de grisaille désigne une peinture traitée en monochromie pour imiter le bas-relief à l'aide d'une dégradation entre le noir et le blanc de valeurs grises. Cette monochromie peut être établie également à partir d'une gamme chromatique différente à base de vert, par exemple, comme dans les fresques du chiostro verde peintes par… Lire la suite
HELLÉ ANDRÉ (1871-1945)

Écrit par :  Laura NOESSER

… *Peintre et dessinateur parisien qui a évoqué son enfance dans les Souvenirs d'un petit garçon (Berger-Levrault, 1942), Hellé fut aussi décorateur de théâtre et dessinateur d'albums pour enfants. Il collabore à plusieurs revues illustrées (L'Assiette au beurreLe Cri de ParisFantasioGraphic...) et… Lire la suite
HYPERRÉALISME

Écrit par :  Élisabeth LEBOVICI

Dans le chapitre "Procédures et procédés"  : …  Parfois les artistes, comme Chuck Close, passent de l'une à l'autre des deux techniques. *De plus, à partir des années 1970, ce dernier produit la couleur non par la technique traditionnelle du mélange pictural, mais par les moyens de la photographie, superposant les couches de rouge, de bleu cyan et de jaune, dans des densités variables… Lire la suite
IMPRESSIONNISME

Écrit par :  Jean CASSOU

…  En 1839, Eugène Chevreul avait publié son ouvrage De la loi du contraste simultané des *couleurs et de l'assortiment des objets colorés d'après cette loi dans ses rapports avec la peinture. De ce livre capital, des publications qui lui succédèrent, de toute la suite des études et des expériences de Chevreul sur la décomposition de… Lire la suite
INDE (Arts et culture) - L'art

Écrit par :  Marie-Thérèse de MALLMANNRita RÉGNIER

Dans le chapitre "La préparation des matériaux"  : …  on traçait les lignes les plus ténues. D'autres encore étaient fabriqués avec des fibres végétales. *La palette varie selon les lieux et les époques ; elle dépend des ressources du site et des possibilités d'importation. Dans la grotte de Yogīmāra à Rāmgaṛh (Orissā), dans les abris sous roches de Bhimbeṭka (Madhya Pradesh), des peintures primitives… Lire la suite
INSTALLATION

Écrit par :  Bénédicte RAMADE

Dans le chapitre "L'immersion par la couleur"  : …  (1945). L'expérience plastique du sensible s'opère à travers un premier élément déclencheur : la* couleur. Un des prototypes d'installation immersive est l'exposition d'Yves Klein (1928-1962), « Le vide », inaugurée le 28 avril 1958 à la galerie Iris Clert, à Paris. Cette initiation au monde suprasensible de l'immatériel se traduit par un bain… Lire la suite
JAPON (Arts et culture) - Les arts

Écrit par :  François BERTHIERFrançois CHASLINNicolas FIÉVÉChantal KOZYREFFHervé LE GOFFFrançoise LEVAILLANTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVID Universalis

Dans le chapitre "Techniques de gravure, méthodes d'impression et recherches de polychromie"  : …  moyen du seul bois de trait portaient le nom de sumizuri-e (images imprimées à l'encre). *Une fois que cette technique d'impression fut mise au point, le public désira la voir enrichie d'effets colorés. On commença par apposer sur l'image imprimée des rehauts de couleur au pinceau, et ce fut pratiquement le seul procédé de polychromie… Lire la suite
KELLY ELLSWORTH (1923- )

Écrit par :  Erik VERHAGEN

Dans le chapitre "New York et la reconnaissance américaine"  : …  des motifs observés à des fins picturales et graphiques, demeurent au cœur de sa démarche. Le *recours à des panneaux monochromes ne trahit pas pour autant une perspective téléologique. Contrairement à Rodtchenko, qui voyait dans sa série de 1921 l'incarnation d'un dernier tableau, Kelly cherche au contraire à développer des variations… Lire la suite
KLEE PAUL (1879-1940)

Écrit par :  Claude FRONTISI

Dans le chapitre "Couleur"  : …  La théorie des *couleurs occupe une place centrale dans le dispositif plastique de Klee. Si elle rejoint les formulations de Chevreul et bien des pratiques contemporaines, de Delaunay à Itten, ses présupposés et ses implications diffèrent. Elle se fonde non sur une analyse scientifique, mais sur une symbolique ternaire qui organise la vision… Lire la suite
KLEIN YVES (1928-1962)

Écrit par :  Denys RIOUT

Dans le chapitre "Faux départ et vrais débuts"  : …  par anticipation, des tableaux encore inexistants. En 1955, Klein souhaita exposer à Paris un *monochrome orange au salon des Réalités nouvelles, dévolu à l'art abstrait. Le comité d'organisation refusa l'œuvre car « une seule couleur unie », cela paraissait insuffisant. Klein organisa alors une exposition, Yves Peintures, dans les… Lire la suite
LE BRUN CHARLES (1619-1690)

Écrit par :  Jennifer MONTAGU

Dans le chapitre "Le Brun théoricien"  : …  trahit un manque de subtilité dans l'harmonie des couleurs. Dans sa théorie, il considère surtout la* couleur comme un moyen d'expression ou bien lui attribue une valeur symbolique. Suivant en cela Poussin, qui pensait que chaque sujet devait être traité dans un mode particulier, semblable aux modes de la musique ancienne, Le Brun donnait à la… Lire la suite
LIVRE

Écrit par :  Jacques-Alexandre BRETONHenri-Jean MARTINJean TOULET

Dans le chapitre "Tirages limités et production de masse"  : …  progrès ; ne pas l'utiliser paraît régressif). Dans cette perspective, la fonction esthétique de la *couleur doit être comprise comme un élément de l'esthétique industrielle. Dans toute réflexion sur l'art du livre, la pensée de William Morris (plus que les livres qu'il a créés) est capitale, elle est le prologue obligé de tout inventaire des… Lire la suite
LORIOUX FÉLIX (1872-1964)

Écrit par :  Laura NOESSER

… *Né à Angers, Lorioux se forme à l'École des beaux-arts de Paris où son tempérament de flâneur dilettante (qui le fait hésiter entre peinture et musique) lui permet de découvrir l'Art nouveau international comme l'estampe japonaise. Une rencontre en 1910 avec les frères Draeger, imprimeurs spécialisés dans la publicité, le décide à se lancer dans le… Lire la suite
MALÉVITCH KASIMIR (1878-1935)

Écrit par :  Yve-Alain BOIS

Dans le chapitre "Le suprématisme"  : …  en évidence cette condition essentielle. Réfléchissant alors sur la nature de la perception des *couleurs (le fait que celles-ci avancent ou reculent, quelle que soit la frontalité dont font preuve les figures), il s'essaie, de 1915 à 1918, à toutes sortes de combinaisons colorées chargées d'exposer le caractère inéluctable de cet illusionnisme… Lire la suite
MANZONI PIERO (1933-1963)

Écrit par :  Denys RIOUT Universalis

Dans le chapitre "Tableaux sans peinture et lignes sans dessin"  : …  des plis, opère une savoureuse conflagration entre le tableau et la tradition de la sculpture. *Les premiers Achromes pouvaient paraître blancs. Le a privatif du titre générique de ces œuvres indique que leur blancheur doit être considérée comme une absence de couleur. Par la suite, Manzoni tend de simples toiles constituées… Lire la suite
MATISSE HENRI (1869-1954)

Écrit par :  Hervé VANEL

Dans le chapitre "Émancipation de la couleur"  : …  Matisse concevait lui-même son art dans la continuité d'une tradition transgressive : *« De Delacroix à Van Gogh et principalement à Gauguin en passant par les impressionnistes qui font du déblaiement et par Cézanne qui donne l'impulsion définitive et introduit les volumes colorés, on peut suivre cette réhabilitation du rôle de la couleur, la… Lire la suite
MONDRIAN PIET (1872-1944)

Écrit par :  Yve-Alain BOIS

Dans le chapitre "Transition"  : …  à travers celle de leurs suiveurs hollandais : « La première chose à changer dans ma peinture fut* la couleur, écrira-t-il en 1942, j'ai remplacé la couleur naturelle par la couleur pure. J'en était venu à comprendre qu'on ne peut représenter les couleurs de la nature sur la toile. » Cette confrontation abrupte avec le passé récent de la… Lire la suite
MONOCHROME, peinture

Écrit par :  Denys RIOUT

Depuis l'Antiquité,* l'adjectif « monochrome » – d'une seule couleur – indiquait, lorsqu'il qualifiait une peinture, qu'il s'agissait d'un camaïeu : l'infinie variété des nuances de valeurs ou de tons permettait à l'artiste de réaliser une image parfaitement compréhensible. Les grisailles, souvent… Lire la suite
MONORY JACQUES (1924- )

Écrit par :  Alain JOUFFROY

… *Devant le monde contemporain, Jacques Monory a décidé d'adopter, en tant que peintre, l'attitude d'un rêveur éveillé. Sa peinture saisit les images de la grande ville, Paris ou New York, et les plonge dans un espace chromatique si particulier que les portes, les fenêtres, les couloirs, les ascenseurs, les barrières, les routes parlent d'abord de… Lire la suite
MOREAU GUSTAVE (1826-1898)

Écrit par :  Pierre-Louis MATHIEU

Dans le chapitre "Le musée Gustave-Moreau"  : …   MortLa Tentation (musée Gustave-Moreau) éclatent les violences expressionnistes des* couleurs vierges qui, à elles seules, possèdent la puissance de suggestion vainement recherchée dans des toiles plus achevées. Plus étonnantes encore, pour qui est familier des expériences contemporaines, sont certaines ébauches à l'huile dans… Lire la suite
NATURE MORTE

Écrit par :  Robert FOHR

Dans le chapitre "Le baroque néerlandais : verve et opulence"  : …  des motifs, à la monumentalité des arrangements, aux effets de lumière, à la joaillerie de la *couleur et de la matière : ainsi dans les prodigues buffets de J. Davidsz. de Heem, les étincelants tableaux de poissons de S. Van Ruisdael, les natures mortes d'orfèvrerie et de tapis de W. Kalf ou encore, plus tard, les somptueux bouquets de J. Van… Lire la suite
NOUVEAU RÉALISME

Écrit par :  Catherine VASSEUR

Dans le chapitre "Les nouveaux réalistes avec Yves Klein et après lui"  : …  Après leur rencontre, Klein s'était attelé, avec l'énergie obsessionnelle qui le caractérisait,* à la mise au point d'un bleu –  couleur dépourvue à ses yeux de toute « dimension », emblématique du « rien » bachelardien, et la plus abstraite qui soit – qu'il fera connaître sous le nom d'International Klein Blue. Que ce fût dans ses… Lire la suite
NUMÉRIQUE ART

Écrit par :  Edmond COUCHOT

Dans le chapitre "Au commencement : permutation et désordre"  : …  se souvenir de pionniers comme Michael Noll ou Georg Ness, qui furent des maîtres de la variation. *D'autres, toujours avec les mêmes méthodes permutationnelles, résolvaient des problèmes chromatiques, comme Hervé Huitric et Monique Nahas, sans pouvoir disposer d'interfaces capables à cette époque de reproduire directement la couleur. Quelques… Lire la suite
OCRES

Écrit par :  Jean RUDEL

… *Jaunes ou rouges, naturelles ou artificielles, les ocres représentent une variété de pigments d'une large gamme colorée, qui doivent leur coloration à des sels minéraux (les terres étant constituées de sables, d'argile, d'humus et de sels minéraux). Les terres naturelles d'ocre (sable et argile), dont la coloration dépend du pourcentage plus ou… Lire la suite
OPTIQUE ET CINÉTIQUE ART

Écrit par :  Arnauld PIERRE

Dans le chapitre "Cybernétique et musique des couleurs"  : …  Gerstner, auteur d'une série de tableaux fondés sur la recherche des corrélations entre les sons et* les couleurs (Color Sound, à partir de 1968), réalise en 1969 un Orgue de couleurs, constitué de quarante-huit sphères translucides suspendues, qui se reflètent dans un miroir au sol et diffusent des couleurs en accord avec la… Lire la suite
PAYSAGE, peinture

Écrit par :  Eugenio BATTISTI

Dans le chapitre "Complexité d'un genre"  : …  faites par Leon Battista Alberti, servaient peut-être à enseigner comment réaliser correctement les *dégradations de teintes. Ces dégradations dues à l'atmosphère étaient étudiées dans des conditions diamétralement opposées : d'abord dans celles de la lumière diurne (lorsque les couleurs lointaines s'éclaircissent, grâce au filtre que constitue l'… Lire la suite
PHOTOGRAPHIE (art) - Un art multiple

Écrit par :  Hervé LE GOFFJean-Claude LEMAGNY

Dans le chapitre "Du document personnalisé au monde fantastique"  : …  leurs photos en gravures, et les épreuves de John Wood (1922) défient l'analyse technique. *Ces recherches admettent le plus souvent la couleur, pour laquelle Todd Walker et Hubert Grooteclaes (1927, Belgique) expérimentent la sérigraphie, Scott Hyde (1926, États-Unis) superpose les passages en offset. La photographie coloriée à la main s'… Lire la suite
PIROSMANI NIKO (1862-1918)

Écrit par :  Régis GAYRAUD

…  de composition sans relation directe avec le réel (Le Doukhane blanc, env. 1900). *Les œuvres de la seconde période, souvent sur carton, expriment par d'autres moyens cette atmosphère nocturne. Dialoguant avec le noir donné cette fois par l'artiste, une seule couleur, mêlée de blanc et jetée en touches duveteuses, sublime des… Lire la suite
PORCELAINE

Écrit par :  Marcelle BRUNETAntoinette FAŸ-HALLÉDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVIDTamara PRÉAUD

Dans le chapitre "Extrême-Orient"  : …  siècle, rehaussé d'émaux de petit feu, combinaison qui donnera naissance aux wucai, « cinq *couleurs », et aux doucai, où les contours seuls sont bleus. Sous Kangxi (1662-1722), la découverte d'un émail bleu conduit aux effets plus homogènes de la « famille verte », dont la vogue se substitue à celle des bleu et blanc. La palette (… Lire la suite
PRÉHISTORIQUE ART

Écrit par :  Laurence DENÈSJean-Loïc LE QUELLECMichel ORLIACMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSDenis VIALOU

Dans le chapitre "Techniques et styles"  : …  ou imprécision. Le caractère commun est celui de l'apposition sur un support lithique ou osseux de *matières colorantes d'origine minérale (oxydes ferriques, manganèse, kaolin, argile) directement prélevées dans les sols ; les matières colorantes d'origine végétale, si elles furent employées, ne se sont pas conservées, à l'exception, quelquefois… Lire la suite
REMBRANDT (1606-1669)

Écrit par :  Martine VASSELIN

Dans le chapitre "Motifs, styles et techniques : un expérimentateur infatigable"  : …  mains, où il déléguerait à un élève tout ou partie de l'exécution comme le pratiquait Rubens. *Après deux années (1625-1627) au cours desquelles Rembrandt produit des œuvres à la palette aussi variée que les textures des objets traduites mimétiquement (Allégorie musicale, Rijksmuseum, Amsterdam), il évolue vers une peinture quasi… Lire la suite
REPRODUCTION DES ŒUVRES D'ART - Copie et reproduction depuis la Renaissance

Écrit par :  Jacques GUILLERME

Dans le chapitre "La reproduction en couleurs"  : …  *On remarque dès le xvie siècle, en effet, des essais pour introduire la couleur dans les estampes ; ainsi l'on connaît des interprétations très libres de Parmesan en couleurs et chiaroscuro par Ugo da Carpi ; on tentera à diverses reprises, au xviiie siècle, de reproduire des images en couleurs, soit… Lire la suite
ROTHKO MARK (1903-1970)

Écrit par :  Éric de CHASSEY

Dans le chapitre "Projets d'ensemble"  : …  fond d'un ton à peine différent. La décoration selon Rothko est paradoxale, dans la mesure où les *couleurs qu'il choisit sont particulièrement sourdes, peu accueillantes selon les critères conventionnels. Il serait faux cependant de penser que les couleurs vives qu'il a pu employer précédemment aient jamais eu pour lui des connotations de gaieté… Lire la suite
RUBÉNISTES & POUSSINISTES QUERELLE ENTRE

Écrit par :  Guy BELOUET

… *La fameuse querelle littéraire des Anciens et des Modernes qui se termina à la fin du xviie siècle par la « victoire » des Modernes — et qui préfigure d'autres batailles littéraires (bataille d'Hernani, 1830) ou artistiques opposant quelques novateurs enthousiastes aux gloires « académiques » ou « classiques » de toutes… Lire la suite
RUISDAEL JACOB VAN (1628 env.-1682)

Écrit par :  Lyckle DE VRIES

Dans le chapitre "Le nouveau style"  : …  d'été des contrastes de lumière plus accusés. Les peintres abandonnent la monochromie pour des *couleurs plus vives, non seulement dans les personnages, mais aussi dans le vert foncé des arbres, le bleu du ciel, le blanc des nuages et le sol sablonneux. Les maîtres du troisième quart du siècle, et en particulier Ruisdael, aimaient les effets de… Lire la suite
RUNGE PHILIPP OTTO (1777-1810)

Écrit par :  Pierre VAISSE

… *Le meilleur représentant avec Caspar David Friedrich du romantisme allemand en peinture. Runge s'est formé à l'Académie des beaux-arts de Copenhague (1799-1801), qui attirait à l'époque les jeunes talents de l'Allemagne du Nord, puis à Dresde (1801-1803), où il fit la connaissance de Ludwig Tieck. Il fut également lié à Goethe, après avoir… Lire la suite
SEURAT GEORGES (1859-1891)

Écrit par :  Éric DARRAGON

Dans le chapitre "Vers une « formule optique »"  : …  dégagée du ton local avec, en particulier, la prise de conscience nécessaire des principes de la* couleur : « Le coloris s'apprend comme la musique. » Blanc souligne l'importance des phénomènes de la perception simultanée des couleurs, exposés dans l'ouvrage du chimiste Eugène Chevreul, mais l'exemple de Delacroix est là pour rappeler que « le… Lire la suite
SOUTINE CHAÏM (1893-1943)

Écrit par :  Jean LEYMARIE

Dans le chapitre "Violence et splendeur"  : …  souffreteuse et ingrate des modèles et laissent resplendir sur des fonds verts et bleutés les deux *couleurs souveraines de Soutine, les incarnats et les blancs. Ses plus anciennes natures mortes ne représentent-elles pas significativement des Glaïeuls et des Lilas ? Comment dire la fraîcheur de ses blancs, plus subtile que celle… Lire la suite
STELLA FRANK (1936- )

Écrit par :  Bénédicte RAMADE

Dans le chapitre "Couleur, volume, courbe : la période « baroque »"  : …  pour voir les courbes faire leur apparition. En revanche, dès 1962, on remarque le retour de la *couleur. Monochromes puis polychromes, les séries radicales et rythmiques se succèdent, sensibilisées par des titres étonnamment « bavards ». Stella contrebalance la littéralité de sa peinture en empruntant ses titres au jazz (Turkish mamboLire la suite
TACHISME

Écrit par :  Pierre GEORGEL

… *Bien que le terme de tachisme ne s'emploie pas encore couramment avec une valeur générale, il peut désigner l'ensemble des techniques artistiques qui utilisent des taches. En fait, ces techniques se divisent en deux catégories, correspondant aux deux acceptions principales du mot tache. Dans le premier cas, tache signifie à peu près touche : la… Lire la suite
TESSAI TOMIOKA (1836-1924)

Écrit par :  Marie MATHELIN

Dans le chapitre "L'union de l'encre et de la couleur"  : …  La qualité des valeurs encrées de Tessai, tout en nuances subtiles et souvent combinées à des* couleurs brillantes, s'explique non seulement par sa technique remarquable mais aussi par sa conception de l'art. Le papier japonais lui permet de rendre une large gamme de tons d'encre allant des effets voilés, dus à un pinceau très humecté, à ceux… Lire la suite
THÉORIE DES COULEURS, livre de Johann Wolfgang von Goethe

Écrit par :  Christian HELMREICH

Johann Wolfgang vonGoethe *De la Théorie des couleurs (Farbenlehre) que Goethe (1749-1832) publie en 1810, résultat de vingt années d'efforts assidus, on n'a souvent retenu que l'extravagante croisade anti-newtonienne. Dans la Préface de son ouvrage, Goethe décrit le corps deLire la suite
THE SCIENCE OF ART, livre de Martin Kemp

Écrit par :  François-René MARTIN

Dans le chapitre "Machines et couleurs"  : …  se vérifie également dans le dernier thème qu'étudie Kemp, dans une troisième partie plus courte : *la couleur. Deux grandes traditions ont orienté la théorie et la pratique de la couleur dans l'art occidental : la tradition aristotélicienne, qui fonde la théorie des trois couleurs primaires ; la théorie du prisme chez Newton, à laquelle… Lire la suite
TIBET (XIZIANG)

Écrit par :  Chantal MASSONAUDLuciano PETECHDavid SNELLGROVEPierre TROLLIET Universalis

Dans le chapitre "Les peintures murales"  : …  traités le plus souvent sur toile, parfois sur soie. Les artistes s'aident fréquemment de poncifs. *Les couleurs, essentiellement minérales et végétales à l'époque ancienne, sont remplacées à partir du xixe siècle par des couleurs chimiques importées. Les pigments utilisés sont le jaune d'arsenic, le vert de vitriol, le bleu de… Lire la suite
TON LOCAL

Écrit par :  Jean RUDEL

… *L'expression « ton local » désigne la couleur propre d'un objet, sans tenir compte des valeurs accidentelles de la lumière. Le ton local correspond très souvent à la première couche picturale déterminant la forme selon son dessin (silhouette) de l'ensemble, constituant ainsi la première structure « décorative » de la peinture, ainsi que la base des… Lire la suite
UNE HISTOIRE SYMBOLIQUE DU MOYEN ÂGE OCCIDENTAL (M. Pastoureau)

Écrit par :  Frédéric ELSIG

… monarchie française. Le lys royal fait la transition avec les deux sections suivantes, dévolues à la* couleur et à l'emblème. Comment le Moyen Âge perçoit-il les couleurs ? L'enquête est menée dans divers domaines, notamment ceux du vêtement (dont l'importance comme code social attire l'attention sur la profession réprouvée du teinturier), et de l'… Lire la suite
VAN GOGH VINCENT (1853-1890)

Écrit par :  Robert FOHR

Dans le chapitre "Anvers et Paris (1885-1888)"  : …  sur la lumière, grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887, sa palette s'enrichit de *couleurs vives, sa touche s'anime et se fragmente – rejoignant parfois le graphisme de ses dessins : les vues de Montmartre et des environs de Paris qu'il exécute durant cette période tranchent sur le reste de son œuvre par une gaieté et une… Lire la suite
VÉRONÈSE (1528-1588)

Écrit par :  Terisio PIGNATTI

Dans le chapitre "La formation"  : …  le «  luminisme » de Tintoret et de Bassano, qui se caractérise par l'exaltation des intensités de *couleur de la lumière contrastant avec l'obscurité, ce qui finit par donner une impression de noir sur blanc. Devançant les théories modernes de la décomposition de la lumière, Véronèse découvre d'instinct l'effet de luminosité qui découle de l'… Lire la suite
VERT ÉGYPTIEN, histoire de l'art

Écrit par :  Sandrine PAGÈS-CAMAGNA

… *Deux pigments artificiels, l'un bleu et l'autre vert, de l'Égypte pharaonique constituent une particularité technologique et historique. Le plus célèbre, le bleu égyptien, apparaît à la IVe dynastie (2620 avant J.-C.). Il est présent sur tous les décors égyptiens ainsi que dans les peintures du pourtour méditerranéen des premiers siècles… Lire la suite
VINCENT VAN GOGH : D'ARLES À AUVERS - (repères chronologiques)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

…  cesse, mais, par mesure d'économie, décide, fin avril, de se limiter au dessin à l'encre rouge. * Alors qu'il travaille à des paysages de champs, Van Gogh termine Le Semeur (Rijskmuseum Kröller-Müller, Otterlo), inspiré de l'œuvre de Jean-François Millet, qu'il retravaille longuement en atelier, désireux d'approfondir le langage… Lire la suite
VITRAIL

Écrit par :  Catherine BRISACLouis GRODECKI

Dans le chapitre "Technique"  : …  verres « plaqués », faits de la juxtaposition, au moment du soufflage, de plusieurs pellicules de *couleurs différentes (généralement blanc et rouge, mais on rencontre parfois d'autres combinaisons) ; cette constitution augmente la translucidité des verres à forte couleur, et permet des travaux de « gravure ». Inventé au xive … Lire la suite

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