Né à Magenta près de Milan en 1910, Carlo Ponti fait des études de droit avant de rejoindre la société milanaise Artisti Tecnici Associati (dont il prendra plus tard la direction). Pour elle, il produit Piccolo mondo antico (1940) de Mario Soldati, Sissignora (1941) de Ferdinando Maria Poggioli, Giacomo l'idealista (1942) d'Alberto Lattuada, trois films qui se détournent des bluettes sentimentales à la mode et qui annoncent les profondes transformations du cinéma italien en cours pendant les dernières années du fascisme. Après la guerre, Carlo Ponti s'installe à Rome. Il entre à la puissante compagnie Lux de Riccardo Gualino, où il est associé comme producteur exécutif à de nombreux films réalisés par des cinéastes appréciés du public (Mario Camerini, Luigi Zampa, Riccardo Freda, Mario Soldati, Alberto Lattuada, Luigi Comencini, Steno et Mario Monicelli). C'est là qu'il fait la connaissance du Napolitain Dino De Laurentiis, en charge à la Lux de responsabilités identiques. Les deux hommes, malgré des tempéraments très différents, s'unissent en 1950 pour former la société Ponti-De Laurentiis, avec laquelle ils produisent notamment Europe 51 de Roberto Rossellini (1952), Gendarmes et voleurs de Steno et Monicelli (1951, primé à Cannes), Anni facili de Luigi Zampa (1953), L'Or de Naples de Vittorio De Sica (1954), La Strada de Federico Fellini (1954, primé à Venise), sans oublier de nombreuses comédies et mélodrames populaires ainsi que des colossals auxquels ils associent les Américains : Attila de Pietro Francisci (1954), Ulysse de Mario Camerini (1954), Guerre et Paix de King Vidor (1956).
Dans les années 1950, Carlo Ponti lance Sophia Loren qu'il épouse au Mexique en 1957, car le divorce n'existe pas alors en Italie – une situation qui lui vaudra d'être accusé de bigamie. Vittorio De Sica, après L'Or de Naples, va être longuement lié à la carrière de la jeune femme dans des films produits dans les années 1960-1970 par Ponti (Les Séquestrés d'Altona, La Ciociara, Hier aujourd'hui demain, Mariage à l'ital […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



