Dino Risi est né à Milan. Médecin psychiatre, il se lie au groupe de jeunes Milanais, dont Alberto Lattuada et Luigi Comencini qui, à la fin des années 1930, essaient de mettre sur pied une cinémathèque. Après avoir été l'assistant de Mario Soldati et de Lattuada quand celui-ci passe à la réalisation, il signe en 1946 un court-métrage, Barboni, qui le fait remarquer : déjà son œil vif sait cerner les clochards qui constituent le sujet du film. Il en sera de même pour les courts-métrages suivants. Après avoir collaboré à divers scénarios, il passe au long-métrage en 1952 avec Vacanze col gangster. Dès 1955, il dirige les plus grandes vedettes de la comédie italienne (Vittorio De Sica, Sophia Loren, Marcello Mastroianni) : Pain, amour, ainsi soit-il(Pane, amore e..., 1955), ne se démarque de ses prédécesseurs que par la couleur et l'écran large, mais Le Signe de Vénus (Il Segno di Venere, 1955), avec sa structure à épisodes et son humour grinçant où parfois la méchanceté affleure, porte vraiment sa marque. Les très grands succès publics de Pauvres mais beaux (Poveri ma belli, 1956) et de ses deux suites, ains […]
