La vie de Dino De Laurentiis représente la classique histoire du self-made-man qui, à force d'énergie et d'ambition, parvient à bâtir un empire et à devenir une des grandes figures de Hollywood : en 2001, il reçu le prestigieux Irving Thalberg Award après avoir associé son nom à d'innombrables récompenses, par exemple les deux oscars de Fellini pour La Strada (1954) et Les Nuits de Cabiria (1957). Agostino De Laurentiis, devenu célèbre avec le prénom de Dino, est né dans la banlieue de Naples, à Torre Annunziata. Son père est propriétaire d'une fabrique de pâtes. Dino commence sa vie professionnelle comme représentant de l'entreprise familiale. Attiré par le spectacle, il entre en 1937 au Centro sperimentale di cinematografia pour y suivre les cours d'acteur. Après quelques petits rôles, le jeune homme commence à s'intéresser à la production au sein de la Fert de Turin. Il fonde en 1941 sa première société, la Realcine avant de rejoindre en 1942 la Lux Film de Rome comme directeur de production : il suit le tournage de Malombra de Mario Soldati (1942) et de Zazà de Renato Castellani (ibid.). C'est là qu'il fait la connaissance du Milanais Carlo Ponti, avec qui il s'associera quelques années plus tard.
Après la guerre, toujours habile à deviner les attentes du public et à accompagner les mouvements culturels, il produit Le Bandit d'Alberto Lattuada (1946), La Fille du Capitaine de Mario Camerini (1947), Sept Ans de malheur de Carlo Borghesio (ibid.) qui remporte un énorme succès grâce au comique Macario, Riz amer de Giuseppe De Santis (1949), film dans lequel il lance Silvana Mangano qu'il épouse à la fin du tournage (ils auront quatre enfants). En 1950, il restructure les studios de la Farnesina et fonde avec Carlo Ponti la compagnie Ponti-De Laurentiis qui produit surtout des films à grand spectacle (Mara, fille sauvage, M. Camerini, 1950 ; Les Trois Corsaires, M. Soldati, 1952 ; Panique à Gibraltar, D. Coletti, 1953 ; Ulysse, Camerini, 1954 ; Guerre et Paix, King Vidor, 1956), mais aussi des films d'auteur comme E […]
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