Ensemble de caractères somatiques qui n'exercent qu'un rôle indirect dans la reproduction et qui permettent d'identifier les deux sexes par l'aspect extérieur.
Le coq diffère de la poule par une crête turgescente et des barbillons érectiles, par une coloration plus brillante, par la forme et le dessin des plumes, par la présence d'ergots, par son chant, son allure, son comportement. La poule se distingue du coq par son allure générale, par une petite crête flasque demi-tombante, d'un rose pâle, par un plumage plus terne, par l'absence d'ergots, de chant. La femme possède des caractères qui lui sont propres : réduction du système pileux, élargissement du bassin, accroissement des glandes mammaires, voix particulière. Parfois au contraire, comme dans le cas des souris, les différences morphologiques sont légères et il est plus délicat de reconnaître le mâle et la femelle, sinon par l'observation de la région périnéale.
Les différenciations sexuelles se retrouvent chez beaucoup de mammifères ; voici quelques attributs du sexe mâle : crinière du lion, bois du cerf, cornes du bélier, callosités fessières de certains singes, sac vocal du singe hurleur, glandes anales odorantes du chevrotain porte-musc, canines saillantes du morse, du phacochère. Chez les oiseaux, les différences sexuelles se manifestent souvent, et tout particulièrement chez les gallinacés, les paradisiers, l'oiseau-lyre, les colibris ; le plumage des mâles est brillamment coloré et celui des femelles est terne (dans de rares exceptions, la femelle est brillante et le mâle terne). Les attributs des mâles d'amphibiens sont les sacs vocaux, les callosités digitales des grenouilles et des crapauds, la crête dorsale des tritons, la palmure des orteils du triton palmé. Chez les poissons, il y a les différences de couleurs, la poche incubatrice de l'hippocampe mâle, la nageoire caudale en forme d'épée du xiphophore mâle.
Les caractères sexuels secondaires existent aussi chez les invertébrés : bras copulateur des céphalopodes mâles, appendices remarqua […]
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