3. L'animisme et l'anthropologie contemporaine
Depuis la Seconde Guerre mondiale environ, le concept d'animisme est abandonné par les anthropologues. Relayées, en effet, par des discussions sur d'autres concepts (notamment ceux de « magie » ou de « sacré », avec E. Durkheim et B. Malinowski), les théories de Tylor et de Frazer n'ont pas résisté aux études et monographies de terrain des représentants de l'anthropologie sociale britannique, en particulier celles d'E. E. Evans-Pritchard et de Radcliffe-Brown. À la même époque, l'anthropologie américaine (par exemple, avec P. Radin ou R. H. Lowie) n'a que peu utilisé le concept d'animisme – élaboré par des savants anglais – dans ses théories sur la religion et sur la magie « primitives ». Quant à l'école anthropologique allemande, elle avait disparu après la Première Guerre mondiale, tandis qu'en France les travaux de L. Lévy-Bruhl, éclipsés par ceux de Durkheim et de Mauss, restaient sans postérité à l'intérieur de la discipline.
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