Les accumulations marines résultent soit de la sédimentation, soit de la construction biologique (cf. récifs).
La sédimentation est l'abandon de matériaux meubles en cours de transport. L'agent de transport, s'il s’exerce de manière temporaire, donne lieu à des accumulations instables, qui ne sont qu'une étape dans un déplacement appelé à reprendre des accumulations stables, dont normalement les éléments ne devraient plus être remis en mouvement, sinon à la suite d'une modification du milieu.
La construction biologique est le fait de plantes ou d'animaux qui extraient de l'eau de mer les minéraux nécessaires à leur croissance, les faisant ainsi passer de l'état dissous à l'état solide. Il existe aussi des phénomènes d'accélération biologique de la sédimentation, et de stabilisation biologique d'accumulations qui seraient restées instables si les fluctuations de la compétence de l'agent de transport avaient été seules en cause. Que les organismes vivants agissent comme fixateurs de minéraux dissous ou comme fixateurs de sédiments en transit, les constructions qui résultent de leur action sont de deux types : d'une part des constructions biologiques cohérentes, qui ne peuvent être remaniées qu'à la suite d'une érosion, et d'autre part des éléments meubles, qui peuvent être mis en mouvement au même titre que les matériaux détritiques, et s'associent avec eux dans les accumulations.
Réservant l'étude des constructions biologiques cohérentes pour l'article récifs, on ne traitera ici que des accumulations nées de la sédimentation, que celle-ci ait été ou non accélérée ou stabilisée par l'intervention des êtres vivants.
Après avoir exposé comment les agents de transport façonnent les accumulations, on montrera quels sont les principaux types d'accumulations marines : accumulations littorales de sables et de galets, accumulations vaseuses littorales, accumulations sablo-vaseuses du bas de l'estran, accumulations sous-marines.
1. Les agents de transport
La sédimentation étant le résultat d […]
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