Un bassin sédimentaire est une unité géomorphologique en forme de cuvette plus ou moins régulière, caractérisée par une combinaison de formes structurales spécifiques (cuestas, boutonnières), de témoins de surfaces d'aplanissement et de formes d'accumulation.
Parfois, la disposition en cuvette s'exprime par une certaine convergence des tracés hydrographiques. Alors les bassins sédimentaires portent les noms des grands fleuves qui en sont les bénéficiaires (Congo, Zambèze, Amazone, Mississippi).
Les bassins sédimentaires se répartissent sur tous les continents et sous toutes les latitudes. Les mieux connus se localisent dans le domaine hercynien des latitudes moyennes (bassins parisien, aquitain, anglo-flamand, souabe-franconien). Mais les plus vastes s'étalent sur les socles précambriens des basses latitudes (bassins du Tchad, du Congo, du Zambèze, de l'Amazone) ou des hautes latitudes (bassins sibériens, bassin du Mackenzie).
1. Données structurales
• Les caractéristiques générales
Les bassins sédimentaires correspondent à des unités structurales originales dont il convient de rappeler les caractéristiques indispensables à la compréhension de leur relief structural.
Des séries sédimentaires primaire, secondaire et tertiaire, plus ou moins représentées et diversement combinées selon les cas, constituent un matériel rocheux dont l'épaisseur peut atteindre plusieurs milliers de mètres (de 3 000 à 4 000 m). Leur stratigraphie offre des lacunes d'importance variable accompagnées ou non de discordances angulaires. Il peut s'agir de sédiments de mers épicontinentales présentant une grande diversité de faciès. Les plus remarquables, tels ceux du Jurassique européen, montrent une alternance quasi rythmique de calcaires, de marnes et de marno-calcaires. En revanche, les séries continentales, parfois mal datées en raison de la rareté des fossiles, sont beaucoup plus uniformes. À ce type appartiennent, par exemple, les ensembles gréso-schisteux du Primaire en discordance sur les socles précambriens. Les conditions of […]
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