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Écrit par : Baldine SAINT GIRONS
Quantité d'énergie psychique, dont la production est susceptible d'accompagner toute impression psychique, le quantum d'affect (Affektbetrag) est d'abord une valeur (pour reprendre la traduction française proposée par Freud en 1893), c'est-à-dire qu'il possède une teneur qui, comme telle, dépasse nos instruments de mesure, mais ne s'en im ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LERICHE
Le pronom neutre allemand substantivé Es, que l'on traduit par « ça », a été emprunté par Freud à Groddeck (Le Livre du ça), en lui donnant toutefois une signification différente ; alors que, pour Groddeck, le ça englobe tout (conscient, inconscient, système végétatif) et a un sens métaphysique, Freud réserve ce terme à l'instanc ... Lire la suiteÉcrit par : Henri EY
Le mot latin conscientia est naturellement décomposé en « cum scientia ». Cette étymologie suggère non seulement la connaissance de l'objet par le sujet, mais que cet objet fait toujours référence au sujet lui-même. Le terme allemand Bewusstsein comporte la même résonance de sens. L'emploi du substantif conscience fausse la solut ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Le paradoxe aurait dû s'imposer depuis Freud : la prise de conscience ne rend pas conscient ce qui ne l'est pas ; elle n'admet (et ne garde) à la conscience claire que ce qui la sert sans la gêner, sans l'humilier, sans la troubler. Si quelque chose l'ennuie, elle le chasse ou s'y efforce. Si quelque chose l'offusque, l'irrite, elle ne l'affronte ... Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
En cela qu'il entraîne pour le vivant la nécessité de réduire le développement du désagréable à un minimum, le déplaisir fait principe. La production de déplaisir est en effet liée à l'apparition d'une image mnésique, dans laquelle se répète l'expérience organique de la douleur. Mais, alors que le stimulus provoquant celle-ci est de nature exogène ... Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
Lorsque, à la fin du xixe siècle, les psychologues débattent à propos de la dimension énergétique des phénomènes psychiques, ils s'inspirent des travaux de la physique. Le concept thermodynamique d'énergie semble alors adéquat pour traduire tous les phénomènes de « changement » dans la nature. Il semble propre à quantifier leur ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène STORK
« La psychanalyse des individus, écrivait S. Freud dans Moïse et le monothéisme (1938), nous apprend que les impressions les plus précoces, recueillies à une époque où l'enfant ne fait encore que balbutier, provoquent un jour, sans même resurgir dans le conscient, des effets obsédants. » Dans la continuité de cette intuition géniale, des ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
Expression utilisée en psychanalyse pour désigner une instance psychique. C'est en 1923 que Freud, dans l'article Le Moi et le Ça, présente une organisation de l'appareil psychique qui se divise en trois instances : le ça, le moi et le surmoi. Ce dernier comprend l'idéal du moi. Dans cet article, Freud n'établit pas de nette distinction e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Le champ sémantique des divers vocables dérivés en français du terme d'image risquerait d'être singulièrement appauvri si l'interprétation en était faite sur le seul fondement étymologique du latin imago. Dans son acception originaire, ce terme vise en effet le trait de ressemblance dont se trouve marquée une représentation, et les emploi ... Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Confondre manque et privation revient à occulter la distinction soulignée par Kant dans l'Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative entre opposition logique et opposition réelle. La connexion logique n'a guère de conséquence réelle : elle comporte une négation sans position, le « manque » consistant en un simple ... Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Que la réalité doive constituer un « principe », telle est la conclusion nécessaire à laquelle nous conduit toute étude de la folie. Mais il s'agit moins ici d'un principe théorique établissant au sens kantien la possibilité a priori de l'intuition et de la liaison des phénomènes que d'un principe pratique, en vertu duquel le sujet se détermine à ... Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
« L'endroit où le soi, le non-moi psychologique, est endormi est l'endroit le plus banal du monde — une gare, un théâtre, la famille, la situation professionnelle. » La psychologie des profondeurs telle que l'a théorisée Carl Gustav Jung repose sur une distinction entre deux instances psychiques : le moi, « la personnalité empirique et consciente ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel VAPPEREAU
Freud a introduit le terme de surmoi en 1923 dans son essai intitulé Le Moi et le ça, afin d'ajouter une dimension génétique au mythe de Totem et tabou. Il y expose ce qui advint après le déroulement du drame mythique, de manière à rendre compte de la dissolution de l'œdipe. Une fois accompli le meurtre de celui qui barre l'accès ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Dans la théorie psychanalytique de Freud, on distingue couramment deux topiques successives ou conceptions des lieux psychiques. La première topique, élaborée à partir de 1900, distingue métaphoriquement dans l'appareil psychique : l'inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde, qui date de 1923, distingue le ça, le moi et le surmoi. ... Lire la suite
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