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Écrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Jusqu'en 1944, on ignorait quelle pouvait être la nature chimique de la molécule présente dans les chromosomes et porteuse de l'information génétique. Alors que la plupart des chercheurs pensaient qu'il s'agissait de protéines, deux publications viennent montrer, en 1944, qu'il s'agit de l'ADN, l'acide désoxyribonucléique. La première, théorique, ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LIORET
Dans le chapitre HistoriqueLes Anciens liaient de façon significative les notions d'âmes, de vie, avec celles de souffle, d'haleine, et employaient le même mot pour les désigner : ψυχ́η chez les Grecs, spiritus chez les Latins. Il fut très tôt évident que la vie des hommes et des animaux était liée aux mouvements de la cage thoracique. Mais ce n'est qu'en 1663 que ... Lire la suite
Écrit par : Valérie CHANSIGAUD
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le mot animal est difficile à définir. Le principe des critères communs aux animaux, la place de l'homme par rapport à l'animal et la délimitation de l'ensemble des espèces dites animales ont constitué de sérieux problèmes, tant scientifiques que philosophiques. En dépit d'une clôture apparente du quest ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
En 1888, à Paris, Émile Roux et Alexandre Yersin démontraient que le pouvoir pathogène du bacille diphtérique était dû à une toxine plutôt qu'à la bactérie elle-même. Cette observation fut rapidement étendue au cas du tétanos. Il fallut deux ans à Emil Von Behring à Berlin et à ses collègues Kitasato et Wernicke, à partir de 1890, pour montrer que ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
Comment une cellule meurt-elle ? Ce peut être à la suite d'une agression extérieure traumatique ou infectieuse : elle est alors accompagnée de lésions et d'une réaction inflammatoire locale, en pratique par un phénomène de nécrose. Le grand mérite de John F. Kerr et de ses collaborateurs, dans les années 1960, est d'avoir identifié, sur le plan mo ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
L'Allemand Oskar Hertwig (1849-1922), qui croyait au rôle du noyau dans la dynamique cellulaire, se proposait d'analyser le devenir de celui-ci lors de la fécondation entre deux cellules sexuelles. Il observa au microscope, dans un peu d'eau de mer, des cellules reproductrices émises par l'oursin Toxopneustes lividus. Les femelles émetten ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel ALONSO, Jacques BEJOT, Michel DESMAZEAUD, Didier LAVERGNE, Daniel MAZIGH
Dans le chapitre Étapes de la bactériologieÀ la fin du xve siècle, apparaissent les premières idées « modernes » sur les maladies infectieuses. Elles concernent surtout la syphilis : Ulsénius, en 1496, en affirme la contagiosité, puis vers 1519, von Hutten soupçonne, à son origine, de « petits vers ailés » et Paracelse, « de petits vivants ». Ces idées, bien que combatt ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel GACHELIN
Dans le chapitre Genèse du concept de biologie moléculaireLe xixe siècle a démontré qu'il n'existait pas de « matière vivante » mais que les êtres vivants étaient constitués d'un ensemble complexe de molécules dont les structures et l'organisation permettent les manifestations du vivant et définissent les caractères d'une . Manifestations et caractères sont transmissibles et essentiel ... Lire la suite
Dans le chapitre Première période : des règles communes à tous les êtres vivantsDès le début du xxe siècle, la génétique formelle (cf. génétique) a établi que les gènes, en tant qu'entités définissant des caractères phénotypiques, sont disposés linéairement le long des chromosomes. L'ordre fixe des gènes les uns par rapport aux autres permet d'établir une cartographie du patrimoine génétique carac ... Lire la suite
Dans le chapitre Deuxième période : génomique et génétique interventionnisteÀ partir de 1965-1970, de nombreux chercheurs estiment que l'étude du colibacille n'apportera plus grand-chose. Dans l'édition de 1968 de sa Biologie moléculaire du gène, Watson propose la biologie moléculaire des organismes supérieurs comme nouvelle frontière de la biologie. Le virage vers « l'organisme supérieur » ne se révèle cependant ... Lire la suite
Dans le chapitre Troisième période : la biologie devient une science dureIl est possible que des questions entièrement nouvelles émergent de l'analyse des génomes. Pour le moment, les questions essentielles de la biologie sont seulement reprises et examinées sous un angle nouveau. Les méthodes et pratiques de recherche en biologie liées à la génétique moléculaire se développent actuellement selon quatre lignes principa ... Lire la suite
Écrit par : Paul MAZLIAK
La théorie émise par Peter Mitchell (1920-1992), qu'il baptisa théorie chimiosmotique, bouleversa la bioénergétique. Jusqu'alors, on considérait que l'oxydation des substrats respiratoires dans les mitochondries était couplée avec la synthèse endergonique (consommatrice d'énergie) d'ATP (adénosine triphosphate) par phosphorylation de l'ADP : ADP ( ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien PLANTEFOL
Dans le chapitre Les origines de la botaniqueDes noms de plantes sont cités dès les plus anciens écrits. Recueillant ces noms, nous pouvons établir des flores qui comportent les plantes utiles, c'est-à-dire celles qui fournissent aux hommes des aliments ou des matériaux, qui jouent un rôle dans des cérémonies rituelles, ou simplement forment le cadre où se déroule la vie humaine. Les livres ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Louis Pasteur obtient un brevet sur des levures destinées à la brasserie. Cependant, le brevet porte sur le procédé et non sur la levure elle-même. Le Plant Patent Act américain autorise pour la première fois les brevets sur des végétaux. Ils sont cependant restreints aux plantes d'horticulture à multiplication végétative. Création du système inte ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Au début des années 1970, le microbiologiste indien Ananda Chakrabarty invente, pour le compte de la General Electric Company, une bactérie génétiquement modifiée capable de dégrader les hydrocarbures. Le brevet qu'il demande lui est alors refusé, conformément à la jurisprudence (Plant Patent Act, 1930) excluant les êtres vivants – à l'exception d ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Pourquoi une cellule cancéreuse se divise-t-elle indéfiniment pour former une tumeur ? Dès 1976, on avait identifié chez le poulet un gène dont la mutation déclenche une forme de cancer appelée sarcome de Rous. Le rôle de ce gène dans le fonctionnement cellulaire restait cependant mystérieux. À partir de 1980, les équipes des Américains Geoffrey C ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Ernest Lawrence (1901-1958) construisit à Berkeley le premier cyclotron où des collisions à très grande vitesse entre atomes et particules nucléaires produisent des isotopes radioactifs des éléments naturels : carbone 11 [11C, demi-vie : 20 min], oxygène 15 [15O, demi-vie : 2 min], azote 13 [13N, demi-vie : 10 min] ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Les Recherches microscopiques sur la conformité de structure et de croissance des animaux et des plantes (Mikroskopische Untersuchungen über die Übereinstimmung in der Struktur und dem Wachstum der Tiere und Pflanzen) publiées en 1839 par Theodor Schwann (1810-1882) constituent l'acte de naissance de la théorie cellulaire. Le phy ... Lire la suiteÉcrit par : Yves GALIFRET, Yves LAPORTE
La parution en 1906 d'un important ouvrage de sir Charles Scott Sherrington fait date en neurophysiologie. Dans Integrative Action of the Nervous System, il interprète l'unification du comportement d'un organisme comme l'expression ultime d'un processus d'intégration nerveuse. Sous sa forme la plus élémentaire, celui-ci consiste, pour un ... Lire la suiteÉcrit par : André BRACK
Dans le numéro daté du 15 mai 1953 de la revue scientifique américaine Science, Stanley L. Miller, doctorant de Harold Urey à l'université de Chicago, relatait le résultat d'une expérience imaginée pour simuler les phases initiales de l'évolution chimique terrestre. L'idée d'une évolution chimique aboutissant à des molécules biologiques à ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Pour étudier les mécanismes de l'hérédité, le généticien américain Thomas H. Morgan (1866-1945) choisit de travailler sur la mouche du vinaigre (drosophile). Alors que la drosophile possède normalement des yeux rouges, Morgan remarque certains individus aux yeux blancs. Ce caractère n'étant observé que chez les mâles, il avance que le facteur déte ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Les physiologistes ont longtemps pensé, à la suite de Galien, que les sangs veineux et artériel se distribuaient dans tout le corps à partir du foie et du cœur et qu'ils étaient consommés à sa périphérie. En 1628, le médecin anglais William Harvey (1578-1657) montre que cette distribution centrifuge et sans retour du sang n'existe pas. Il décrit a ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Galien (env. 129-env. 201) postule l'existence de pores dans la cloison interventriculaire du cœur pour expliquer la présence du sang dans sa partie gauche. Ibn al-Nafis (1210-1288) suppose plutôt le passage du sang par les poumons. Michel Servet (1509 ou 1511-1553) partage cet avis. Realdo Colombo (1510 ?-1559) assure aussi que le sang ne peut pa ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
Claude Bernard (1813-1878) écrit en 1855 : « On s'est longtemps fait une très pauvre idée de ce qu'est un organe sécrétoire. L'histoire du foie et de sa fonction glycogénique établit [...] qu'il y a des sécrétions internes, dont le produit, au lieu d'être déversé à l'extérieur, est transmis directement dans le sang. Il [...] y a dans le foie deux ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE, Jean-Paul RENARD
Dans le chapitre Les grandes étapes du clonage chez les vertébrésÀ la fin du xxe siècle, l'obtention de Dolly, le premier mammifère cloné, est l'aboutissement de recherches entreprises depuis les années 1930 afin d'obtenir une progéniture copiée à partir d'un seul animal. D'abord menés sur des batraciens, les travaux sur le clonage consistent à introduire l'information génétique d'un noyau d ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Paul RENARD
La révélation par la presse, en février 1997, de la naissance, en juillet 1996, dans les laboratoires du Roslin Institute d'Édimbourg, d'une brebis très particulière, premier mammifère cloné, a fait prendre conscience à l'opinion publique des avancées très rapides des biotechnologies de la reproduction animale. Dolly a été obtenue en transférant u ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Durant l'été de 1994, une tomate d'un genre nouveau apparaît sur les étals de Californie et du Midwest américain. Produite par la firme américaine Calgene, la tomate flavr savr (jeu sur les mots flavour parfum, et savour, goût) a été génétiquement modifiée pour rester ferme plus longtemps, ce qui lui permet d'être récolt ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Pour démontrer que les gènes influent chimiquement sur l'hérédité, George W. Beadle (1903-1989) décide de travailler sur un champignon microscopique, Neurospora crassa, facilement cultivable sur un milieu artificiel qui ne contient que du sucre et des sels minéraux. Associé au microbiologiste Edward L. Tatum (1909-1975), il isole des muta ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
C'est en étudiant l'étrange mouche mutante Antennapedia, qui porte des pattes à la place des antennes, qu'Edward Lewis du California Institute of Technology, eut l'intuition de l'existence de gènes indispensables au développement précoce de l'organisme : les gènes homéotiques, en référence au travail du Britannique William Bateson qui ava ... Lire la suiteÉcrit par : Pietro CORSI
Les diverses conceptions créationnistes débattues au cours de l'histoire occidentale (mais pas seulement) trouvent un point de convergence dans l'idée que l'Univers, la Terre et les êtres vivants doivent leur existence à la volonté de Dieu. Elles s'opposent ainsi, de façon générale, aux conceptions matérialistes. Dans sa version fixiste, qui est l ... Lire la suiteÉcrit par : Robert BOURDU, Albert POLICARD
Dans le chapitre L'évolution de la cytologieL'histoire de la cytologie et de ses techniques se divise en plusieurs périodes. Dans une première période (de 1840 à 1870 environ), la s'étend et se précise. Deux notions fondamentales sont établies : a) Les cellules proviennent exclusivement d'une cellule antérieure ; il n'y a pas de génération spontanée de cellules ; la vie est continu ... Lire la suite
Écrit par : Christiane SINDING
La recherche sur les glandes surrénales fut stimulée par des observations cliniques faites sur des malades atteints d'insuffisance surrénalienne. De 1933 à 1936, trois groupes de chercheurs, dont celui d'Edward C. Kendall, qui avait déjà isolé la thyroxine, et celui de Tadeus Reichstein à Zurich, isolent à partir des corticosurrénales une substanc ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
L'histoire de l'insuline remonte à la mise en évidence expérimentale du rôle du pancréas dans la genèse du diabète sucré chez le chien, par Oskar Minkowski et Josef von Mering, en 1889. Stimulés en outre par les résultats encourageants de l'administration d'extraits de thyroïde dans l'hypothyroïdie, plusieurs chercheurs s'efforcent d'isoler la « s ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Au début des années 1960, l'Américain Marshall W. Nirenberg découvre que l'addition d'un acide ribonucléique messager (ARNm) constitué uniquement d'uridine (U, un des quatre nucléotides) à un extrait bactérien suffit à déclencher la synthèse d'une protéine composée uniquement de phénylalanine. Tout se passe donc comme si la suite de trois nucléoti ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Démonstration de la vaccination contre la variole par Jenner. Louis Pasteur immunise des moutons contre le charbon à Pouilly-le-Fort. Ilia Metchnikov observe la phagocytose chez les invertébrés marins. Robert Koch découvre le bacille tuberculeux et la réactivité de l'organisme infecté. Pasteur obtient un virus rabique « fixe » en inoculant la rage ... Lire la suiteÉcrit par : Eric BUFFETAUT
Dans un rapport sur les reptiles fossiles de Grande-Bretagne, l'anatomiste et paléontologue Richard Owen (1804-1892) propose de rassembler sous le nom de Dinosauria (du grec deinos, « terriblement grand » et sauros, « lézard ») trois genres mis au jour dans le Jurassique et le Crétacé d'Angleterre : Megalosaurus ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE, Paul MAZLIAK
Le premier microscopiste ayant utilisé le mot cellule est le savant anglais Robert Hooke (1635-1703) qui désigna par ce terme les cavités présentes dans une coupe de tissu liégeux mort. Beaucoup d'autres microscopistes observèrent ensuite de vraies cellules mais le premier énoncé de la théorie cellulaire fut produit en 1824 par le médecin ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
Nicolas Théodore de Saussure (1767-1845), dans ses Recherches chimiques sur la végétation, démontre définitivement, en 1804, la nutrition dite autotrophique des végétaux, à partir des nutriments minéraux. Débarrassé de la théorie du phlogistique et doté d'un vocabulaire chimique nouveau, grâce aux travaux de Lavoisier sur la combustion, S ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
J. B. van Helmont, observant que la masse d'une plante augmente sans que celle du sol qui la porte diminue, met en question la théorie selon laquelle la matière végétale provient de l'incorporation de « l'humus » du sol (l'eau d'arrosage pourrait participer à 1'augmentation du poids des plantes). S. Hales établit que les plantes, comme les animaux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RAFFIN
C'est après une critique des conceptions de l'école de Frederick E. Clements (botaniste et écologue américain) que le Britannique Arthur George Tansley (1871-1955) définit, en 1935, la notion d'écosystème comme étant l'ensemble des populations existant dans un même milieu et présentant entre elles des interactions multiples (« The Use and abuse of ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RAFFIN
Discipline scientifique née à la fin du xixe siècle, l'écologie a franchi différentes étapes. Après la formalisation par le Britannique Arthur George Tansley du concept d'écosystème (1935), l'écologue américain Eugene Odum publie, en 1953, Fundamentals of Ecology, avec la participation de son frère Howard. Issu de leur ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Arne Wilhelm Kaurin Tiselius (1902-1971) mit au point, en 1926, l'électrophorèse, méthode qui lui permit de séparer les protéines du sérum sanguin. En appliquant un champ électrique au sérum sanguin – qui est contenu dans un tube et mélangé à un tampon salin –, il obtenait sur le pôle + des protéines de charge très négative (albumine) tandis que l ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice PANIGEL, Josselyne SALAÜN, Denise SCHEIB, Jean SCHOWING
Dans le chapitre Les étapes de l'embryologieLes origines de l'embryologie remontent à l'Antiquité : de nombreux médecins et philosophes s'intéressèrent alors à l'évolution de l'embryon. Leurs moyens techniques étaient réduits, limités à l'observation d'œufs de divers animaux, surtout celui de la poule. Spéculations et hypothèses remplaçaient l'insuffisance des techniques. Les doctrines les ... Lire la suite
Écrit par : Jacques DECOURT
Dans le chapitre Les débuts de l'endocrinologieAu xviie siècle, l'anatomiste anglais Thomas Willis parlait d'un ferment qui, passant des glandes génitales dans le sang, tiendrait sous sa dépendance le développement du système pileux, la mue de la voix, les phénomènes menstruels. En 1775, dans son traité de L'Analyse médicale du sang, Théophile de Bordeu émettait l' ... Lire la suite
Écrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Comment les bactéries, dépourvues de système immunitaire, se défendent-elles contre les virus (appelés aussi phages) qui les infectent ? C'est le Suisse Werner Arber (né en 1929), qui apporte le premier la réponse à cette question. En 1962, il découvre que des enzymes bactériennes sont capables de couper l'ADN du phage au niveau de zones bien déte ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud HAUDRECHY
Élève d'Adolf von Baeyer, l'Allemand Emil Hermann Fischer (1852-1919) soutient à Strasbourg une thèse en partie consacrée à l'étude d'hydrazines, ce qui l'amène à étudier ultérieurement les sucres (glucides), à Würzburg, en 1888. Après avoir montré la structure aldéhydique du glucose, il synthétise, en 1901, des phénylhydrazones et osazones, compo ... Lire la suiteÉcrit par : Armand de RICQLÈS, Stéphane SCHMITT
La théorie de l'évolution, née au xviiie siècle mais remodelée par Charles Darwin en 1859, est admise depuis la fin du xixe siècle par l'immense majorité des scientifiques. Elle peut se résumer à l'idée que les espèces vivantes se modifient au cours du temps, au point de se transformer en des espèces différe ... Lire la suiteÉcrit par : Armand de RICQLÈS, Stéphane SCHMITT
Dans le chapitre Naissance de l'idée d'évolutionDepuis que la théorie de l'évolution s'est largement répandue, à la fin du xixe siècle, toute une littérature s'est attachée, sans doute dans un souci de légitimation, à en exhumer de supposés ancêtres depuis l'Antiquité. En fait, la pensée gréco-latine, et après elle la pensée occidentale jusqu'aux Lumières, mettra presque tou ... Lire la suite
Dans le chapitre Darwin et la sélection naturelleSi Charles (1809-1882) n'est pas le créateur de la théorie de l'évolution, il n'est pas anormal que son nom lui soit indissociablement lié, dans la mesure où la publication de son ouvrage majeur, De l'origine des espèces (1re éd. 1859), connaît un très fort retentissement ; en quelques années, une large majorité des milieux sci ... Lire la suite
Dans le chapitre Impact et difficultés de la théorie darwinienneQuoique 1859 marque le début d'une diffusion rapide des idées de Darwin dans les milieux scientifiques, de nombreuses résistances se manifestèrent bientôt chez ceux qui en redoutaient les suites, et particulièrement la possibilité de rendre compte de la diversité du vivant sans recourir à quelque principe téléologique que ce soit (et donc, sans Di ... Lire la suite
Dans le chapitre Hérédité des caractères biologiquesL'hérédité des caractères acquis, au milieu du xxe siècle, était tombée dans un discrédit presque général, et les théories de Lyssenko apparaissaient à l'immense majorité de la communauté scientifique comme un archaïsme ou une supercherie. Pourtant, un siècle plus tôt, cette hypothèse était en faveur chez la plupart des savants ... Lire la suite
Dans le chapitre De la crise du transformisme à la théorie synthétiqueAu début du xxe siècle, plusieurs théories matérialistes (néo-darwinisme, néo-lamarckisme, orthogenèse, qui conçoit l'évolution des lignées « en ligne droite », et mutationnisme) sont en concurrence pour expliquer les mécanismes de l'évolution, mais chacune semble porter des coups fatals aux autres. Seule l'émergence de nouveau ... Lire la suite
Écrit par : Pascal DURIS
Le rôle de certains nerfs dans la régulation du rythme cardiaque avait été reconnu dès la seconde moitié du xixe siècle. Mais comment l'excitation des fibres nerveuses se transmettait-elle au cœur ? Le pharmacologue allemand Otto Loewi (1873-1961) aborde expérimentalement la question en 1921. Ayant observé que la stimulation él ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien LAUBIER
Campagne de géologie et de géochimie du submersible américain Alvin sur la ride des Galápagos : premières observations, par 2 500 mètres de profondeur, de la faune associée à l'hydrothermalisme. Campagne de géologie du submersible français Cyana sur la dorsale du Pacifique oriental (210 N.) : premières observations, pa ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Dans son Traité élémentaire de chimie, A. Lavoisier (1743-1794) décrit la « fermentation vineuse » comme une division du sucre en deux portions (alcool et acide carbonique), division réalisée par un « ferment ». A. Payen (1795-1871) et J.-F. Persoz (1805-1868) isolent de grains d'orge germés la « diastase », une substance protéique capabl ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé LE GUYADER
Le fixisme correspond à la vision d'une nature qui reste immuable au cours du temps, à partir d'une origine considérée comme une création. C'est pourquoi fixisme et créationnisme recouvrent en réalité une même conception du déroulement temporel de la vie sur Terre. Il est classique d'opposer fixisme et transformisme. Pourtant, beaucoup de résultat ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard AYMONIN
Le terme de « flore », comme celui de « faune », a deux acceptions différentes, mais complémentaires. La flore est, d'une part, une notion biologique, à savoir l'ensemble des espèces végétales vivant sur un territoire donné, ces espèces s'harmonisant ou s'excluant pour former des types de végétation diversifiés. D'autre part, on désigne par Flore ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Fidèle pendant des siècles aux écrits d'Hippocrate, Aristote et Galien, l'anatomie humaine devient véritablement scientifique entre les mains du médecin flamand André Vésale (1514-1564). Déçu par ses études de médecine à Paris et à Louvain, il part s'installer en Italie et devient en 1537 professeur de médecine chirurgicale à l'université de Padou ... Lire la suiteÉcrit par : Florence DANIEL
L'ancêtre du Muséum est le Jardin des Plantes médicinales du roi, créé en 1635 par le médecin de Louis XIII, Gui de la Brosse. Quelques années plus tard, le Jardin possède déjà plus de deux mille espèces et l'on voit déjà poindre les spécificités actuelles du Muséum : collections (enrichies sans cesse par des voyageurs naturalistes, envoyés aux qu ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond CAMPAN
C'est par un débat contradictoire autour du concept d'instinct que l'éthologie – étude comparative du comportement animal – s'est constituée en science autonome. Elle est fondée sur les travaux de l'Autrichien Konrad Lorenz (1903-1989) et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen (1907-1988) effectués dans les années 1930-1940 à partir d'observations sur ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Quelques mois avant de périr sur l'échafaud, Antoine-Laurent Lavoisier proposait à l'Académie des sciences de décerner un prix à qui pourrait répondre aux questions qu'il posait de la façon suivante, où apparaît l'idée de biosphère, sinon le mot : « Les végétaux puisent dans l'air qui les environne, dans l'eau et en général dans le règne ... Lire la suiteÉcrit par : André BRACK
En publiant son ouvrage Hétérogénie, ou Traité de la génération spontanée en 1859, Félix Pouchet, correspondant de l'Institut, définit la génération spontanée comme étant la production d'un être organisé nouveau, dénué de parents, et dont tous les éléments primordiaux ont été tirés de la matière ambiante. Il reprend ainsi le flambeau port ... Lire la suiteÉcrit par : André BRACK
Les écrits de Chine, d'Inde, de Babylone, d'Égypte relatent la production de pucerons, de mouches, de crapauds, à partir de bambous, d'ordures, de boue. Les philosophes Thalès, Démocrite, Platon, Épicure et Lucrèce développent cette idée. Aristote en élabore une véritable théorie. Bacon, Descartes, Newton soutiennent cette théorie. Jan Baptist Van ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BARSKI, Marc FELLOUS, France LATRON
Dans le chapitre HistoriqueCette méthode de croisement par fusion cellulaire, encore appelée hybridation cellulaire ou cytohybridation, découverte en 1960 par Georges Barski, Serge Sorieul et Francine Cornefert de l'institut Gustave-Roussy de Villejuif, leur a permis d'étudier la fusion spontanée de deux souches cellulaires, issues de lignées tumorales de souris, qui différ ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel GACHELIN
Karl Landsteiner (1868-1943), médecin viennois en même temps que biochimiste, fut un précurseur de l'étude moléculaire des maladies. Son nom reste surtout attaché à la découverte des groupes sanguins en 1901, pour laquelle il reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1930. On savait depuis des années que lorsqu'on mélange les sangs d'anima ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BABINET, Luisa DANDOLO, Jean GAYON, Simone GILGENKRANTZ
Dans le chapitre La question de l'héréditéL'émergence du concept moderne d'hérédité a été un phénomène culturel majeur : une notion formée notamment dans le domaine du droit – et, secondairement, de la médecine – est devenue l'un des concepts centraux de la biologie. Formes savantes issues du latin heres, heredis (« héritier »), les termes hérédité et héréditaire ont d'a ... Lire la suite
Écrit par : E.U.
Écrit par : Raymond CAMPAN
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire utilise pour la première fois le terme « éthologie » dans son sens actuel (étude comparative du comportement animal) pour désigner les descriptions des mœurs des animaux telles qu'elles ont été faites par Aristote, Buffon, Réaumur, G. Leroy ou Lamarck. Dans L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LOUIS
La date de 335 avant notre ère est très importante dans l'histoire de la science grecque et de la science en général. Elle correspond pourtant à une période assez sombre de l'histoire de la Grèce ancienne. Trois années plus tôt, en — 338, la défaite des Athéniens et des Thébains, battus par Philippe de Macédoine à Chéronée, a signifié la fin de l' ... Lire la suiteÉcrit par : Eric BUFFETAUT
Le botaniste Adolphe Brongniart (1801-1876), s’inspirant des travaux de Georges Cuvier (1769-1832) sur les vertébrés, applique les méthodes de l’anatomie comparée à l’étude des végétaux fossiles. Avec la publication de son Histoire des végétaux fossiles, en 1828, il fournit des bases scientifiques solides à la paléontologie végétale, ou p ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie SPITZ
La constitution d'une histoire naturelle à la fin du xviie siècle et au début du xviiie est fondée sur le souci de substituer à l'explication de la nature sa description intégrale, considérée alors comme seul moyen de préserver la richesse des formes naturelles dans leur singularité. Décrire, selon Tournefor ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788), intendant du Jardin du roi à Paris, est l'auteur d'une monumentale Histoire naturelle en 36 volumes dont les trois premiers paraissent en 1749. Cette collection se compose de quatre parties : l'Histoire naturelle, générale et particulière (1749-1767) en 15 volumes et 7 volumes d ... Lire la suiteÉcrit par : Élodie BOUCHERON, Dominique CHRIQUI, Anne GUIVARC'H, Jacques POIRIER
Dans le chapitre Les trois révolutions de l'histologieLa première révolution, celle qui a véritablement été à l'origine de l'histologie est double : scientifique et technique. L'histologie, en tant que science, s'est en effet constituée, au milieu du xixe siècle, à partir de la conjonction de l'avènement d'une théorie scientifique qui révolutionnait la biologie, la théorie cellula ... Lire la suite
Écrit par : Didier LAVERGNE
Dès ses premières recherches en physiologie animale et humaine, le médecin américain Walter Bradford Cannon (1871-1945) s'est efforcé d'analyser le fonctionnement des systèmes qui constituent un organisme vivant. Utilisant dès 1897 la radioscopie pour l'étude de la fonction digestive, il réussit non seulement à en analyser le déroulement mais auss ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
Des extraits ovariens produisent l'œstrus chez des animaux castrés. Découverte des premiers estrogènes par Allen et Doisy (notamment l'œstrone ou folliculine). A. F. J. Butenandt isole l'androstérone, hormone androgène, masculinisante. L. Ružička synthétise l'androstérone. L'hormone mâle proprement dite est la testostérone (K. David et al.). Doisy ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
Jean-François Coindet, de Genève, utilise l'iode dans le traitement du goitre. George Murray traite avec succès une patiente atteinte d'hypothyroïdie avec des extraits de thyroïde de mouton. David Marine démontre que l'iode est nécessaire au fonctionnement de la thyroïde. Thyroxine et métabolisme : Edward Kendall isole l'hormone thyroïdienne sous ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
Charles Darwin montre que, lorsque le coléoptile de Phylaris canariensis, graminée tropicale (gaine entourant les jeunes feuilles au début de la germination) est exposé à une lumière latérale, une « influence » est transmise de la partie supérieure (qui reçoit la lumière) à la partie inférieure de cet organe, provoquant ainsi sa courbure ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph ALOUF, Pierre GRABAR
L'immunologie est une science biologique qui étudie l'immunité. Le terme immunité provient du latin immunis qui désignait une exemption de charges, telles que services, impôts, etc. Elle doit son nom au fait que les premiers phénomènes immunitaires ont été observés par des bactériologistes qui constataient des effets de protection contre ... Lire la suiteÉcrit par : André PICHOT
Étymologiquement, sont innés les caractères, biologiques ou psychologiques, que l'être vivant possède à la naissance (et qui sont donc censés ressortir à sa nature, voire à son essence). Sont acquis les caractères postnatals dépendant de l'environnement (et qui sont donc supposés non essentiels, accidentels). Au départ, les mots « inné » et « acqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques TESTART
Insémination artificielle pour l'amélioration animale. Espèce : cheval. Pays : région arabo-andalouse. Insémination avec sperme du conjoint (I.A.C.). Espèce : humain. Pays : Grande-Bretagne. Insémination avec sperme de donneur (I.A.D.). Espèce : humain. Pays : Grande-Bretagne. Transfert d'embryons chez une femelle receveuse. Espèce : lapin. Pays : ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Eduard Büchner (1860-1917) publie en 1897 La Fermentation alcoolique en milieu acellulaire, article qui ranime la controverse sur les fermentations. En effet, entre 1830 et 1860, deux théories contradictoires s'étaient affrontées : pour les chimistes A. von Baeyer (1835-1917) et J. von Liebig (1803-1873), « mécanistes », les fermentations ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard AYMONIN
Dans le chapitre Les anciens jardinsL'impulsion donnée par Théophraste semble s'être effacée jusqu'à l'époque moderne, même si, au temps de Pline l'Ancien (23-79), la civilisation romaine fut propice à un certain essor de l'histoire naturelle, dont la botanique. On sait que les Gaulois cultivaient un choix d'espèces, que Charlemagne conseilla la présence d'environ quatre-vingts plan ... Lire la suite
Dans le chapitre Le Jardin royal des plantes médicinales de ParisFondé en 1626 par G. de la Brosse, « pour y faire démonstration aux escholiers et autres personnes intéressées... », le Jardin royal des plantes médicinales est officialisé par un édit de 1635. Ouvert au public à partir de 1640, ce qui deviendra plus tard le Jardin des Plantes renferme à cette époque près de 2 300 plantes.Vespasien Robin, « arbori ... Lire la suite
Dans le chapitre Les développements au XVIIIe et au XIXe siècleLa plupart des pays ont créé soit au niveau étatique (gouvernemental), soit par l'intermédiaire d'institutions de statuts très divers, de multiples jardins botaniques complétés de serres et d'orangeries afin d'exposer les végétaux exotiques rapportés lors de missions d'exploration. Si l'on excepte certaines implantations tentées par des missionnai ... Lire la suite
Écrit par : Valérie CHANSIGAUD
Le xviiie siècle voit se multiplier les initiatives royales en faveur des jardins botaniques : à Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand installe un jardin botanique au centre de l'Académie impériale des sciences et, à Paris, Louis XV favorise, grâce à l'action de Buffon, l'essor et le rayonnement du Jardin du roi. Ce sont également ... Lire la suiteÉcrit par : Samya OTHMAN
Le nom du biochimiste britannique d'origine allemande Hans Adolf Krebs (1900-1981), prix Nobel de physiologie ou médecine en 1953, est, pour les biologistes, indissociablement lié au cycle des acides tricarboxyliques. Ce dernier constitue la voie finale du catabolisme oxydatif de toutes les molécules combustibles, issues aussi bien des protéines q ... Lire la suiteÉcrit par : Minh-Hà PHAM-DELÈGUE
Depuis des siècles, des danses d'abeilles à l'intérieur de la ruche ont été observées. Mais leur signification reste inconnue jusqu'aux travaux décisifs de Karl von Frisch, publiés dès 1927 : Aus dem Leben der Bienen (La Vie des abeilles). Celui-ci découvre que les abeilles communiquent par la danse en rond lorsque la source d'ap ... Lire la suiteÉcrit par : Denis BUICAN
Sensibilisé aux problèmes de l'hérédité par la lecture de Zola et notamment par le personnage du docteur Pascal, comme le montre une lettre adressée à l'écrivain en 1894, le zoologiste Lucien Cuénot présenta à l'Académie des sciences, en 1902, une note où il vérifie les lois de Mendel sur des croisements de souris. Ceux-ci lui ont permis de consta ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Moine et botaniste, Gregor Mendel (1822-1884) s'intéressait à la transmission héréditaire de l'aspect des graines de petits pois, en étudiant statistiquement les produits de croisement de différentes variétés. Il découvre ainsi que des caractères distincts, par exemple la couleur et la forme, se transmettent séparément. Lorsque les deux parents di ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
C'est en 1859, dans L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie (On The Origin of Species by Means of Natural Selection, or The Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life), que le naturaliste anglais Charles Darwin (1809-1882) expose sa th ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre NICOLLE
Dans le chapitre Histoire de la notion de lysogénie Proposition de F. W. TwortEn 1915, Frederick William Twort décrit la transformation vitreuse de certaines cultures bactériennes. Cette véritable maladie des bactéries est transmissible d'une culture atteinte à une culture saine de la même espèce et son agent est comparable aux ultramicroscopiques des maladies de l'homme, des animaux et des végétaux supérieurs. Il ... Lire la suite
Écrit par : Marc PASCAUD
C'est en 1904 que le biochimiste allemand Franz Knoop (1875-1946) marque par le groupe phényl l'atome de carbone méthylique d'un acide gras, inaugurant ainsi le marquage moléculaire du métabolisme lipidique. L'avancée des sciences nucléaires permet de dépasser le marquage chimique et d'imposer le marquage isotopique des molécules biologiques utili ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
La confirmation de la théorie cellulaire dans les années 1860 amène les biologistes à étudier la constitution et la fonction du noyau de la cellule. En 1883, le biologiste belge Edouard Van Beneden (1846-1910) découvre chez l'ascaris, un ver parasite du cheval, que le noyau des cellules sexuelles (ovules et spermatozoïdes) contient deux fois moins ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Les Britanniques Arthur Harden et William Young avaient démontré, en 1905, que la fermentation alcoolique en milieu acellulaire consommait du phosphate. Celui-ci entrait dans la formation d'un hexose diphosphate qui fut isolé par W. Young en 1907 et identifié ensuite (1928) comme étant le fructose 1,6-diphosphate par Phoebus Levene aux États-Unis. ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Hans Krebs (1900-1981) étudia, à Fribourg, la formation de l'urée dans des tranches de foie de rat et décrivit, en 1930, le premier cycle biochimique où un métabolite initial est régénéré par une série de réactions intermédiaires. Contraint à l'exil en 1933, il s'établit à Oxford et découvrit, sur des muscles émincés de pigeon, le cycle de décompo ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques BEJOT
Grâce à l'invention du microscope, vers la fin du xviie siècle, on découvrit l'existence d'êtres vivants de très petite taille, invisibles à l'œil nu. Sujets de curiosité pendant plus de cent cinquante ans, leur étude ne fut réellement abordée qu'au milieu du xixe siècle, avec les travaux de Pasteur, de Koch ... Lire la suiteÉcrit par : Corinne DOREL, Philippe LEJEUNE, Jean-Michel PANOFF
Dans le chapitre HistoriqueDurant une longue période, l'existence des organismes invisibles à l'œil nu n'était qu'à peine soupçonnée ; ensuite, l'histoire de la microbiologie s'est clairement développée en trois phases. La première correspond aux xviie et xviiie siècles avec les premières observations microscopiques associées à la rem ... Lire la suite
Écrit par : Didier LAVERGNE
L'essor de l'anatomie microscopique à partir du xviie siècle a suivi l'invention d'instruments d'optique comportant des lentilles de verre qui permettent d'obtenir des images très agrandies en observant, à travers elles, de petits objets. Les premiers naturalistes qui ont utilisé de tels instruments, Robert Hooke (1635-1703) ou ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
En 1977, les laboratoires des Américains Richard Roberts (né en 1943), Phillip Sharp (né en 1944) et du Français Pierre Chambon (né en 1931) observent, indépendamment, que des gènes eucaryotes ont une structure en mosaïque, alternant une minorité codante que l'on retrouve dans l'ARNm (les exons) et des régions non codantes « intruses », a ... Lire la suiteÉcrit par : Yves LE GRAND
La même année que l'Académie française, fut créé en 1635 par Guy de La Brosse, médecin de Louis XIII, le Jardin royal des Plantes médicinales, entre la Bièvre et l'abbaye de Saint-Victor (future Halle-aux-Vins, puis faculté des sciences). Ce jardin fournissait gratuitement des remèdes tirés des « simples ». Cinq ans plus tard, le Jardin des Plante ... Lire la suiteÉcrit par : Cédric GRIMOULT
En 1901, le botaniste néerlandais Hugo De Vries, cofondateur de la génétique, propose une nouvelle théorie des mécanismes de l'évolution, appelée mutationnisme. Il participe ainsi à un débat qui divise la communauté scientifique depuis près d'un demi-siècle. Si les naturalistes ont adopté la théorie de l'évolution depuis 1859, année de la publicat ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Botaniste comme Gregor Mendel (1822-1884), le Néerlandais Hugo De Vries (1848-1935) s'intéresse à la formation des espèces, dans un contexte d'intenses discussions autour du darwinisme. Il étudie l'apparition de nouveaux caractères dans les populations de fleurs à croissance rapide, les onagres (Œnothera). Il découvre ainsi la survenue de ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Installé en 1709 à Teddington, dans le comté de Middlesex en Angleterre, en tant que clergyman, Stephen Hales (1677-1761) entreprend de mettre en pratique les cours de physique, chimie et botanique qu'il a suivis. Il expose ses multiples expériences dans les Statical Essays. Un premier volume, analysant les végétaux, paraît en 1727. Le se ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques TAXI
Dans le chapitre Les étapes de la neurohistologieLa notion de neurone – ou cellule nerveuse – comme élément constitutif fondamental du système nerveux n'a été définitivement acceptée par l'ensemble des neurocytologistes qu'aux environs de 1955, lorsque la microscopie électronique a pu apporter la démonstration irréfutable de la discontinuité des neurones entre eux. C'était là l'aboutissement d'u ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
Dans le chapitre Bref historiqueTyrtamos d'Érèse, dit Théophraste (371 ou 370 av. J.-C. - 288 ou 287 av. J.-C.), qui succéda à Aristote à la tête du Lycée en 322 av. J.-C. et est l'auteur d'une œuvre philosophique considérable, est aussi l'un des tout premiers botanistes et mycologues dont au moins une partie de l'œuvre scientifique nous soit parvenue : dans ses ouvrages Περ ... Lire la suite
Écrit par : Christiane SINDING
À la fin du xixe siècle apparut l'idée que certaines structures anatomiques friables et très vascularisées sécrétaient des substances d'une grande importance pour l'organisme, qu'on appela « sécrétions internes », reprenant une expression inventée par Claude Bernard. Après qu'on eut montré que, dans certains goitres, la glande ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
En recherchant si les plantes pouvaient absorber l'azote de l'air, Jean-Baptiste Boussingault (1802-1887), le « père de l'agronomie », posait la dernière question concernant l'alimentation exclusivement minérale des végétaux supérieurs. Les caractéristiques de la photosynthèse (alimentation en carbone, oxygène et hydrogène) avaient déjà été établi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard Pierre ROQUES
Dans le chapitre Découverte des récepteurs morphiniquesLes récepteurs morphiniques ont été découverts entre 1971 et 1973, par plusieurs équipes (E. Simon, S. Snyder aux États-Unis ; L. Terenius en Suède). Cette découverte était la conséquence logique d'une longue série de constatations. La et tous les dérivés synthétiques qui possèdent comme elle une puissante action analgésique présentent des analogi ... Lire la suite
Dans le chapitre Découverte des récepteurs morphiniquesLes récepteurs morphiniques ont été découverts entre 1971 et 1973, par plusieurs équipes (E. Simon, S. Snyder aux États-Unis ; L. Terenius en Suède). Cette découverte était la conséquence logique d'une longue série de constatations. La et tous les dérivés synthétiques qui possèdent comme elle une puissante action analgésique présentent des analogi ... Lire la suite
Écrit par : Pascal DURIS
Les éléments qui composent le tissu nerveux sont-ils en continuité ou seulement en contiguïté ? La question oppose, à la fin du xixe siècle, les « réticulistes », partisans d'un tissu nerveux constitué de cellules anastomosées par leurs dendrites et leurs axones en de véritables réseaux continus, et les « neuronistes », pour qu ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS, Universalis
L'Américain Paul Berg et ses collaborateurs ouvrent l'ère de la transgenèse en intégrant un fragment d'ADN du virus SV40 dans le génome d'une bactérie : c'est le premier organisme génétiquement modifié (O.G.M.), obtenu à des fins purement expérimentales. Premier brevet sur une forme de vie génétiquement modifiée, délivré par les États-Unis au micr ... Lire la suiteÉcrit par : Herbert THOMAS
Dès la plus haute antiquité, l'Humanité s'est penchée sur ses origines, comme en témoignent les mythologies antiques, de l’É gypte à la Grèce, ou encore le monument mégalithique de Stonehenge (Wiltshire, Angleterre) édifié il y a près de 5 000 ans : tous ont tenté de tresser, entre les dieux et les hommes ou le ciel et la terre, un fil ininterrompu ... Lire la suiteÉcrit par : Édouard BOUREAU, Patrick DE WEVER, Jean PIVETEAU
Dans le chapitre Histoire de la paléontologieLes restes d'animaux invertébrés sont répandus dans toutes les roches sédimentaires. Les ossements de Vertébrés, beaucoup moins fréquents, se trouvent aussi dans la plupart des roches sédimentaires, mais les formes terrestres sont en principe confinées dans les dépôts lacustres ou fluviatiles. Leur existence semble avoir été constatée dès ... Lire la suite
Écrit par : Didier LAVERGNE
Au xvie siècle, pour Hieronymus Bock (dit Tragus), les champignons, « enfants des dieux », sont des produits engendrés par l'humidité et la moisissure. Cependant, en 1729, Pier Antonio Micheli recueillait des spores et obtenait un développement du mycélium. Un siècle plus tard, Christian Gottfried Ehrenberg (1795-1876) et René ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
En étudiant la reproduction chez les pucerons, Charles Bonnet (1720-1793) observait que les individus femelles de cette espèce sont capables de donner la vie sans être fécondés par les mâles : il venait de mettre en évidence la parthénogenèse. Cette découverte l'amena à réfléchir sur la genèse du vivant. En effet, que le jeune puceron issu du corp ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Après avoir appliqué la mécanique quantique aux liaisons chimiques et défini les liaisons faibles, Linus Pauling (1901-1994) se consacra à l'étude des protéines. Il élabora, en 1951, la structure secondaire des protéines fibrillaires (kératine des cheveux, fibroïne de la soie, etc.), point de départ des études sur la biologie structurale des proté ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
On peut dire que, après la découverte de l'immunisation induite préventive (Jenner, 1796), la découverte de l'immunité cellulaire par le savant d'origine ukrainienne Ilia Metchnikov (1845-1916) a constitué la deuxième étape importante dans la mise en place de l'immunologie. Selon une logique toute darwinienne, Metchnikov pensait que les mécanismes ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Fondateur de la paléontologie des invertébrés, le naturaliste français Jean-Baptiste de Monet de Lamarck (1744-1829) se convainc que les êtres vivant actuellement sur Terre dérivent de formes plus anciennes par une transformation lente et irréversible. En se répandant à la surface du globe, les espèces vivantes ont été soumises aux diverses influe ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
Les Américains Wightman W. Garner et Harry A. Allard montrent, en 1920, que la floraison d'une variété de tabac (Maryland Mammoth) dépend de la durée de l'éclairement journalier (photopériode). Ils nomment ce phénomène photopériodisme. En multipliant leurs travaux, ils répartissent les plantes en fonction de la sensibilité de leur floraison à la l ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
J. Tournois observe que la floraison du chanvre et du houblon est plus précoce quand on diminue la durée de l'éclairement journalier. G. Gasner montre que les céréales d'hiver ont besoin d'un traitement par le froid pour fleurir (vernalisation), alors que celui-ci n'est pas nécessaire pour les céréales de printemps. W. W. Garner et H. A. Allard mo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LAVOREL, Paul MAZLIAK, Alexis MOYSE
Dans le chapitre Les étapes de la découverteLe dégagement d'oxygène par les plantes vertes fut découvert par le pasteur physicien et philosophe anglais Joseph Priestley (1733-1804) en 1772, quelques années avant que Lavoisier ne démontre que le dioxyde de carbone libéré par la respiration animale, ou par la combustion d'une chandelle, est formé de carbone et d'oxygène. En 1779, le Hollandai ... Lire la suite
Écrit par : Claude LANCE
Les travaux de Robert Emerson (1903-1959) ont permis d'élucider les mécanismes mis en jeu dans la photosynthèse notamment lors de la capture de l'énergie lumineuse. En 1932, Emerson confirme, avec W. Arnold, l'existence de deux phases distinctes dans ce processus : une phase photochimique, qui nécessite de la lumière et qui est responsable de la c ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
J. R. Mayer, ayant formulé la loi de conservation de l'énergie, suggère que les plantes transforment 1'énergie solaire en énergie chimique. F. F. Blackman, en étudiant l'étude des facteurs limitants de la photosynthèse, notamment la température, est le premier à suggérer que celle-ci comporterait deux phases : l'une (chimique), sensible à la tempé ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
H. von Mohl signale la présence de grains d'amidon dans les chloroplastes. J. von Liebig propose que 1'incorporation du dioxyde de carbone (COÉcrit par : Claude LANCE
En faisant absorber à des végétaux du gaz carbonique marqué au carbone 14 (14COÉcrit par : Georges CANGUILHEM, Pierre CHOUARD, Maurice FONTAINE, René HELLER, Charles KAYSER, Claude LIORET, Alexis MOYSE
Aristote avait nommé « physiologues » les philosophes grecs présocratiques qui avaient proposé une explication générale de la nature des choses par le recours à quelque élément fondamental (eau, air, feu) ou à quelque composition d'éléments. De là, initialement, la dénomination de physiologie pour toute spéculation sur la nature en général. Dénomi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul RENARD
La théorie du plasma germinatif, élaborée expérimentalement, indépendamment, par les biologistes allemands August Weismann (1883) et Wilhelm Roux (1888), a été formalisée dans l'ouvrage de Weismann publié en 1892 et intitulé Das Keimplasma. Eine Theorie der Vererbung (traduit en anglais en 1915, Germ Plasm : a Theory of Heredity) ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
En 1983, Kary Mullis, chercheur de la jeune firme de biotechnologie californienne Cetus, invente la polymerase chain reaction (PCR), une technique qui permet d'amplifier plusieurs millions de fois tout fragment d'ADN, pour peu qu'on connaisse la séquence de ses extrémités. Véritable photocopieuse à gènes, la PCR utilise une combinaison as ... Lire la suiteÉcrit par : Robert BARBAULT, Jean-Dominique LEBRETON
Dans le chapitre HistoriqueL'homme n'a certainement jamais pu ignorer les fluctuations des populations animales et végétales qui l'entouraient. Le chasseur paléolithique devait ainsi bien connaître les variations d'effectifs dues aux migrations saisonnières des rennes, et de nombreux textes anciens attestent de l'inquiétude des hommes devant les pullulations animales, notam ... Lire la suite
Écrit par : Cédric GRIMOULT
Le concept de préadaptation désigne essentiellement une coïncidence entre les modifications héréditaires fortuites de l'espèce et la disponibilité d'une niche écologique accessible aux individus qui la composent. Darwin avait déjà émis l'hypothèse que la respiration aérienne de certains poissons avait dû les préadapter à la vie terrestre. En défen ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
En isolant, en 1928, à partir du coléoptile d'avoine (gaine entourant les jeunes feuilles au début de la germination), une substance (ultérieurement nommée auxine et identifiée à l'acide β-indolylacétique ou AIA) qui est capable de promouvoir l'élongation de cet organe, Fritz W. Went (1903-1990) a ouvert la voie à l'étude des facteurs chimiques (h ... Lire la suiteÉcrit par : Louis-Marie HOUDEBINE
L'obtention des souris transgéniques en 1980 par John W. Gordon et Frank H. Ruddle n'a eu d'écho qu'auprès de spécialistes. Ces expériences démontraient en effet qu'il était possible de transférer des gènes étrangers par micro-injection directe dans un des pronoyaux des embryons de souris au stade d'une cellule. Les expériences qui suivirent confi ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
En 1972, l'Américain Paul Berg (né en 1926) et ses collaborateurs de l'université Stanford parviennent à insérer dans le génome de la bactérie Escherichia coli, rendue perméable par un traitement chimique à base de calcium, un fragment d'ADN du virus SV40. Ils réussissent ainsi pour la première fois ce qu'on appelle aujourd'hui le « clona ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
T. Svedberg (1884-1971) invente l'ultracentrifugation analytique, méthode permettant la détermination des masses moléculaires de protéines. Construction des premières ultracentrifugeuses préparatives permettant le fractionnement et l'obtention de macromolécules biologiques. Premières préparations de noyaux cellulaires, sédimentant à 600 g ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent COUNILLON
Alan Hodgkin et Andrew Huxley partagèrent avec John Eccles le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1963, pour l'élucidation des mécanismes électriques responsables de la propagation des signaux nerveux. Leur travail commun, utilisant l'axone géant de calmar comme système modèle, débuta en 1939. L'ampleur des changements de potentiel survenant ... Lire la suiteÉcrit par : Yves BRIAND, Philippe BRION, René LAFONT, Jean-Claude MEUNIER, Pierre VIGNAIS
Dans le chapitre Jalons historiquesLe terme protéine apparaît en 1838 dans un article publié par le chimiste hollandais Gerrit Mulder. Mulder étudiait la composition élémentaire de substances azotées d'origine animale dont la fibrine, l'albumine et la gélatine. Il employait à cet effet ''une méthode de combustion inventée dans les années 1810 par Joseph Gay-Lussac et Louis ... Lire la suite
Écrit par : Jacques VAUCLAIR
Dans le chapitre La naissance de la psychologie animaleLa psychologie animale s'inscrit dans une conception biologique du comportement des organismes. Selon cette conception, les animaux sont dotés d'un certain nombre de caractères physiques (par exemple, les organes des sens) qui constituent des phénotypes. Ceux-ci conditionnent l'apparence des animaux sous le double contrôle de l'information génétiq ... Lire la suite
Écrit par : Eric BUFFETAUT
Avec la publication, en 1812, de Recherches sur les ossemens fossiles de quadrupèdes, où l'on rétablit les caractères de plusieurs espèces d'animaux que les révolutions du globe paraissent avoir détruites, Georges Cuvier (1769-1832) établit les principes de la paléontologie, étude scientifique des fossiles. Dès 1796, il entreprend ... Lire la suiteÉcrit par : Henri Maurice BRUGÈRE
En étudiant les facteurs du déclenchement des sécrétions digestives, le physiologiste russe Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) a montré que, en plus des réflexes simples (dits absolus et qualifiés plus tard d'innés) et des actions sensorielles (vue, odeur de l'aliment) induites par le repas, des stimulations initialement sans rapport (sonores, tac ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
La découverte, par James D. Watson et Francis H. C. Crick, en 1953, de la structure en double hélice de l'ADN (acide désoxyribonucléique) fait naître une redoutable difficulté : comment une molécule aussi complexe peut-elle se dérouler et se dupliquer à chaque division cellulaire ? Ces scientifiques suggèrent alors un modèle semi-conservatif, dans ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Otto Warburg (1883-1970) apporta une contribution décisive à l'étude de la respiration cellulaire en décrivant les protéines impliquées dans les oxydations respiratoires. La mise au point, dans les années 1920, de son micromanomètre, outil permettant de suivre la respiration de tranches de tissus, fut une percée méthodologique essentielle ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
A. Lavoisier (1743-1794) compare la respiration d'un cobaye à la combustion d'une bougie. Il conclut que la chaleur animale résulte de la combustion combinant l'oxygène de l'air avec les aliments carbonés transportés par le sang. Comme la matière charbonneuse de la bougie, les aliments, en brûlant dans les poumons, donnent le gaz carbonique exhalé ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
À la fin des années 1960, la biologie moléculaire, alors jeune discipline, entre dans ce que l'historien Michel Morange a appelé sa « traversée du désert ». Les connaissances sont alors résumées par le « dogme central » énoncé par Francis H. C. Crick, qui veut que l'information aille uniquement de l'ADN (acide desoxyribonucléique) à l'ARN (acide r ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PASCAUD
Alors que le métabolisme des glucides et des protéines était l'objet de multiples recherches, celui des lipides fut longtemps considéré, à tort, comme secondaire dans l'ensemble du métabolisme intermédiaire. L'agencement des lipides en bicouche dans les membranes cellulaires et leur implication dans nombre de pathologies métaboliques (athéroscléro ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Dès son entrée à l'université de Cambridge en 1940, le Britannique Frederick Sanger se passionne pour la structure des macromolécules. En 1955, il publie la première séquence protéique, celle de l'insuline, qui lui vaut le prix Nobel de chimie en 1958. Il se tourne ensuite vers le séquençage des acides nucléiques, en appliquant la même méthode : c ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Séquençage, par Frederick Sanger, du premier génome, celui d'un virus bactérien (phi X174). Attribution du prix Nobel de chimie à Frederick Sanger et Walter Gilbert, inventeurs respectifs de deux techniques de séquençage. Seule celle de Sanger est toujours utilisée. Séquençage du génome du virus d'immunodéficience humaine (en fait un rétrovirus), ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Le 12 février 2001, les revues scientifiques Nature et Science publient la séquence quasi complète des 3 milliards de bases du génome humain. Cette double publication conclut par un ex aequo la compétition entre un consortium international de laboratoires publics, qui a entamé ses travaux au début des années 1990, et la firme pri ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Rudolph Jacob Camerarius avait démontré dans De Sexu plantarum epistola, publiée en 1694, que les étamines et le pistil étaient les organes sexuels mâles et femelles des plantes à fleurs. Pourtant, le rôle exact de ces structures, et notamment du pollen, ne fut pas élucidé pendant un siècle et demi. Il revenait à un botaniste de vocation, ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
L'acide désoxyribonucléique (ADN), qui constitue les chromosomes, est le détenteur de l'information héréditaire. Sa structure tridimensionnelle est élucidée en 1953, via l'étude des diagrammes de diffraction de cette molécule aux rayons X, grâce à la collaboration d'un jeune biologiste américain, James Dewey Watson, et d'un cristallographe anglais ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
Susumu Tonegawa est né à Nagoya, Japon, en 1939. Après des études de chimie à Kyōto, il réalise son travail de thèse à San Diego, en Californie, sur le bactériophage lambda. En 1971, il rejoint l'Institut d'immunologie de Bâle et s'attaque au problème alors incompris de la diversité des récepteurs d'antigènes au sein du système immunitaire. En bre ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Publié en 1735 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), Systema naturae renferme la première classification vraiment scientifique des mondes minéral, végétal et animal. Si la classification des minéraux conçue par Linné a été vite oubliée, celle des végétaux et des animaux a en revanche connu un grand succès, partout dans le ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe JANVIER
En 1950, l'entomologiste allemand Willi Hennig (1913-1976) publie son Grundzüge einer Theorie der Phylogenetischen Systematik, ouvrage dans lequel il expose sa méthode d'utilisation des caractères morphologiques afin d'élucider les relations de parenté entre les espèces ou les groupes d'espèces (taxons). Il propose que les classifications ... Lire la suiteÉcrit par : Gaston RICHARD
Dans le chapitre Les originesSous l'impulsion du cartésianisme qui distingue l'animal de l'homme grâce à l'automatisme qui caractériserait le premier, et à la suite de l'anthropomorphisme à la G. J. Romanes qui prête à tous les êtres vivants les modes de comportement humain, au cours de la seconde moitié du xixe siècle se dégagent quelques efforts d'object ... Lire la suite
Écrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
Découverte, par Werner Arber, des enzymes de restriction, enzymes bactériennes capables de couper l'ADN. Première utilisation, par Daniel Nathans, des enzymes de restriction comme ciseaux moléculaires : découpage de l'ADN du virus SV40. Mise au point, par Edwin Southern, d'une méthode de détection d'un gène par hybridation à l'aide d'une sonde nuc ... Lire la suiteÉcrit par : Eric BUFFETAUT
Le paléontologue américain George Gaylord Simpson (1902-1984) publie, en 1944, Tempo and Mode in Evolution, un ouvrage sur les rythmes et modalités de l'évolution qui marque l'intégration de la paléontologie dans la théorie synthétique (ou néo-darwinienne) de l'évolution. Cette synthèse évolutionniste, qui ajoute les données nouvelles de ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
L'effet bénéfique des algues de mer sur les goitres myxœdémateux était connu depuis des siècles lorsque le chimiste Bernard Courtois isola l'iode de cendres d'algues. Après le succès thérapeutique obtenu sur un cas semblable par George Murray en 1891, grâce à l'administration orale d'extraits de thyroïde, on chercha à isoler le principe actif de c ... Lire la suiteÉcrit par : Roger MARTOJA, Jean RACADOT
Dans le chapitre Établissement de la notion de tissuLes tissus ne peuvent guère s'étudier actuellement qu'avec des moyens instrumentaux, et leur observation détaillée requiert en particulier l'usage du microscope. Cependant, la notion de tissu s'est établie indépendamment de l'examen microscopique : les anatomistes ont remarqué assez tôt que les organes sont constitués de parties solides d'aspect m ... Lire la suite
Écrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
À la fin des années 1950, plus aucun biologiste ne doute que les gènes, constitués d'ADN (acide désoxyribonucléique), codent pour des protéines. Mais quels sont les mécanismes détaillés de cette expression génétique ? Les Français François Jacob et Jacques Monod, qui travaillent au sein du laboratoire d'André Lwoff à l'Institut Pasteur de Paris, d ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
La microscopie électronique a révolutionné la biologie structurale et démontré l'unicité fondamentale des architectures cellulaires. En révélant l'agencement des constituants macromoléculaires chez le vivant, elle a permis à la cytologie comparée de faire tomber les frontières entre les virus, les bactéries (procaryotes) et les autres organismes ( ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LANCE
B. Palissy propose que les sels (éléments minéraux) présents dans les plantes proviennent du sol ou des engrais qu'on y apporte afin d'éviter l'épuisement du sol. N. T. de Saussure établit la nécessité d'une alimentation minérale pour la croissance des végétaux. J. B. Boussingault publie le résultat de recherches entreprises « dans le but d'examin ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien LAUBIER
En février 1977, lors d'une campagne de plongées du submersible américain Alvin sur la ride des Galápagos (ou ride de Colón), à l'est de l'archipel du même nom, des géochimistes découvrent, par 2 500 mètres de profondeur, la présence de peuplements exubérants de grands invertébrés vivant à proximité de sources hydrothermales de fluides ti ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Louis Pasteur cultive le virus rabique dans le tissu nerveux du lapin. Dimitri Ivanovski démontre que, contrairement aux bactéries, un virus peut traverser les filtres de porcelaine poreuse. Walter Reed et James Caroll prouvent l'origine virale de la fièvre jaune. Paul Remlinger, en utilisant des filtres à pores de dimension bien définie, réussit ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Christine MAUREL
Les différentes représentations intellectuelles du vivant reflètent les schèmes conceptuels propres à chaque époque. Celles qui ont été élaborées par Aristote puis par Galien (iie siècle apr. J.-C.) se sont maintenues jusqu'à l'avènement de la science « moderne ». La caractérisation aristotélicienne du vivant – en tant qu'il di ... Lire la suiteÉcrit par : Valérie CHANSIGAUD
Le mot zoologie est formé du grec zôov, « tout ce qui vit et n'est pas plante », et de logos, « discours » : la zoologie est la science des animaux. De nombreuses disciplines scientifiques ont un rapport avec l'étude scientifique des animaux : anatomie, morphologie, taxinomie, physiologie, embryologie, biologie, génétique, écolog ... Lire la suite
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