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SAṂNYĀSIN ou SANNYĀSIN

Articles

  • SAṂNYĀSIN ou SANNYĀSIN

    • Écrit par Jean VARENNE
    • 547 mots

    Au cœur de la tradition brahmanique classique (depuis le ~ viiie s. et jusqu'à nos jours) se trouve l'idée que l'existence n'est rien, si on la réfère à l'essence. Le monde des phénomènes n'est pas dépourvu d'être propre (comme le pensent les bouddhistes), puisqu'il est soutenu par le Principe...

  • ASCÈSE & ASCÉTISME

    • Écrit par Michel HULIN
    • 4 668 mots
    • 1 média
    ...intellectualiste » est représentée par des écoles telles que le sāṃkhya et le vedānta. Elle suppose une rupture initiale avec le monde : le « renonçant » ( saṅnyāsin) abandonne ses biens, sa famille, sa caste et jusqu'à son nom, pour se consacrer uniquement à la poursuite de la délivrance ultime (...
  • BHIKṢU

    • Écrit par Jean VARENNE
    • 92 mots

    Nom donné à ceux des hindous qui, pour obtenir la délivrance (moksha,[ṃoksa], c'est-à-dire le « salut »), décident de renoncer au monde et se doivent de ne plus rien posséder qu'un bâton pour s'aider dans leur marche et un bol pour recueillir les aumônes. On les nomme encore sâdhus (...

  • GURU ou GOUROU

    • Écrit par Jean VARENNE
    • 247 mots

    Mot sanskrit qui signifie d'abord « lourd », « pesant », et qui désigne, dans l'hindouisme classique (depuis le ~ viiie s.) et dans l'hindouisme moderne, le « maître spirituel » dans la mesure où on le tient pour riche en force magique et en science sacrée. Il s'agit, d'ailleurs,...

  • INDE (Arts et culture) - Les doctrines philosophiques et religieuses

    • Écrit par Jean FILLIOZAT
    • 16 660 mots
    • 3 médias
    ...modes de vie particuliers. Beaucoup ont eu pour attitude commune de renoncer pour eux-mêmes au bénéfice ordinaire de la vie mondaine. Ces renonçants ( sannyāsin), en se dégageant de l'emprise mondaine dès cette vie, préparent leur dégagement définitif des liens qui enserrent et amoindrissent leur individualité...
  • KARMAN

    • Écrit par Madeleine BIARDEAU
    • 1 786 mots
    ...étudiant brahmanique, puis maître de maison et père de famille, puis ermite forestier en compagnie de sa femme, le brâhmane peut devenir enfin un complet sannyāsin en renonçant à tous ses devoirs sociaux, à toutes ses attaches familiales, lorsqu'il a vu naître le fils de son fils. Ne pratiquant plus de...
  • MONACHISME

    • Écrit par André BAREAU, Guy BUGAULT, Jacques DUBOIS, Henry DUMÉRY, Louis GARDET, Jean GOUILLARD
    • 12 526 mots
    • 3 médias
    ...d'autre part des ascètes (śramaṇa), qui sont des moines errants (parivrāj) et mendiants ( bhikṣu) ; ce sont ceux qui ont entièrement renoncé ( saṃnyāsin) à la société religieuse séculière. Les Vedaet les deux premières Upaniṣad védiques ne font pas de distinction explicite entre ces...
  • SĀDHU

    • Écrit par Universalis
    • 515 mots
    • 1 média

    Le mot sanskrit sādhu, qui signifie « saint », « excellent », et qui dérive peut-être de siddha, « celui qui détient un siddhi (pouvoir miraculeux) », sert à désigner les hindous qui font vœu de renoncer à la société. La classe des sādhus comprend des saints authentiques appartenant...

  • SAINTETÉ

    • Écrit par André BAREAU, Yves CONGAR, Universalis, Louis GARDET, Françoise MALLISON
    • 7 128 mots
    Il semble qu'il y ait eu de tout temps en Inde des « renonçants » (saṃnyāsin), hommes (et même parfois femmes) se retirant loin de tout environnement humain, adonnés à la méditation, à l'ascèse yogique, pratiquant une rigoureuse chasteté, en vue de conquérir une réalité supérieure cachée derrière...
  • VIVEKĀNANDA NARENDRANĀTH DATTA dit (1863-1902)

    • Écrit par Jean VARENNE
    • 1 248 mots
    Violent de nature, Narèndra voulut aller jusqu'au bout, et tout de suite : il se fit samnyāsin (« renonçant », sorte de moine de l'hindouisme) dans l'aśram (āśrama) de Râmakrishna et exigea de son guru (maître spirituel) la connaissance la plus haute. Le maître, qui était convaincu...
  • YOGA

    • Écrit par Jean VARENNE
    • 7 814 mots
    • 2 médias
    ...gâché. Il faut donc d'abord croire que l'on pourra gagner la délivrance (le salut, le bien suprême) par l'exercice du yoga pour oser le renoncement ( saṁnyāsa). On peut imaginer l'angoisse de celui qui parie de la sorte sans être certain qu'il parviendra au but – car il ne suffit pas d'entreprendre...