XÉROPHYTES

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Baobab

Baobab
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Joubarbe des toits

Joubarbe des toits
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On appelle xérophytes les plantes (dites xérophiles) qui vivent dans des habitats classés comme secs, soit par le substrat, soit par l'atmosphère, soit par l'ensemble des deux. On connaît l'importance vitale de l'eau pour les plantes. Comme chez tout être vivant, l'eau prend part à la structure du cytoplasme et, donc, à l'organisation cellulaire ; elle fournit un milieu aux réactions du métabolisme, et entre même dans certaines de celles-ci (hydrolyses) ; enfin, elle transporte produits nutritifs, hormones, etc. entre le milieu et l'organisme, ou entre organes. Mais en outre, dans la cellule végétale, l'eau de la vacuole applique le cytoplasme contre la paroi (pression de turgescence, avec ses conséquences sur le maintien des végétaux, leurs mouvements de cellules ou d'organes, leur croissance). On comprend que le manque relatif d'eau ait déterminé la forme et le fonctionnement des xérophytes. Pour celles-ci, le problème est d'avoir de l'eau en quantité suffisante, assez longtemps, et de l'utiliser au mieux : aussi, comme moyens biologiques de résister à la sécheresse, en trouvons-nous qui améliorent l'acquisition de l'eau, d'autres sa conservation, d'autres enfin le rendement de son utilisation, divers mécanismes pouvant d'ailleurs se superposer dans l'adaptation d'une espèce de plante à son milieu sec.

Une meilleure absorption de l'eau peut se faire :

par des extensions de l'appareil racinaire, qui peut pousser verticalement (une racine pivotante peut atteindre l'humidité à plusieurs mètres, par exemple chez les arbrisseaux de régions arides, tels les alhagis, andiras ou encore éphédras aux racines dépassant dix mètres, ou chez de petites graminées de quelques centimètres aux racines dépassant un mètre), ou drainer une large surface en s'étendant horizontalement (exemples : le cyprès-chauve et de nombreuses « plantes grasses », crassulacées, cactées, etc.), ou s'étendre à la fois en surface et en profondeur (exemple : les armoises du désert), ou encore se développer de façon intensive (nombreuses graminées steppiques : selon une évaluation, l'une aurait formé 500 kilomètres de racines en 2 ans, sur 1,20 mèt [...]

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Pour citer l’article

Jacques DAUTA, « XÉROPHYTES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/xerophytes/