WOLLASTON WILLIAM HYDE (1766-1828)

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Savant anglais que ses nombreuses contributions à la chimie et à la physique, sur le plan théorique comme sur celui des applications, placent au premier rang des hommes de science de son temps. Né à East Dereham (Norfolk), William Hyde Wollaston obtient à Cambridge son doctorat en médecine (1793) et pratique durant plusieurs années. Élu membre de la Royal Society en 1793, il en devient plus tard le secrétaire (1804-1816).

L'essentiel de l'œuvre originale de Wollaston porte sur des sujets de chimie dont elle déborde souvent le cadre pour embrasser d'autres spécialités. Le savant découvre vers 1804 le moyen de travailler le platine, en quantités commerciales, procédé secret qui lui permet de réaliser une fortune évaluée à 30 000 livres sterling. Le premier, il détecte la présence de palladium et de rhodium dans le platine brut (1803-1804). En 1808, il établit l'existence de proportions multiples dans les oxalates, les sulfates et les carbonates alcalins. Devançant Jacobus Van't Hoff et Achille Le Bel, il prévoit la nécessité d'une conception tridimensionnelle de l'arrangement relatif des atomes élémentaires. Il découvre la cystine (1810) et démontre que le colombium (niobium) et le titane sont des éléments. En 1801, il avait apporté la preuve de l'identité de l'électricité statique et de l'électricité voltaïque.

Le premier, il observe en 1802 les raies obscures du spectre solaire (raies de Fraunhofer). Il décrit le goniomètre à réflexion (1809) qui permet la mesure précise de l'angle formé par les rayons réfléchis par des facettes cristallines. Sa « chambre claire » aide les microscopistes à exécuter le dessin précis des objets étudiés (1807). Il introduit le doublet de Wollaston dans le microscope et l'usage des lentilles concaves-convexes en optique. Son cryophore, décrit en 1813, permet la congélation à distance.

En 1821, après la démonstration par Œrsted de la déviation d'une aiguille aimantée par le courant électrique, Wollaston tente, sans succès, de transformer cette déviation en rotation continue. Lorsque Faraday, informé de cette tentative, y réussit, Wollaston revendique la priorité de l'expérience ; Faraday refuse de la lui reconnaître.

Wollaston fait partie de la commission royale qui s'oppose à l'adoption du système décimal des poids et mesures (1819) et il propose le gallon impérial, mesure adoptée par le Parlement en 1824. Établi à Londres, où il restera jusqu'à la fin de sa vie, il dote la Société géologique de Londres d'un fonds destiné à l'attribution de la médaille Wollaston.

—  Agnès LECOURTOIS

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Pour citer l’article

Agnès LECOURTOIS, « WOLLASTON WILLIAM HYDE - (1766-1828) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-hyde-wollaston/