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WELLES ORSON (repères chronologiques)

6 mai 1915 Naissance d'Orson Welles à Kenosha, Wisconsin.

1925 Joue et interprète dans un camp de vacances une version de Dr. Jekyll et Mr. Hyde, d'après R. L. Stevenson.

1926-1930 Monte, joue, écrit de nombreuses pièces à la Todd School de Woodstock, Illinois.

1er janvier 1931 Le Dr. Maurice Bernstein devient le tuteur de Welles, orphelin depuis la mort de son père.

Octobre 1931 En voyage en Irlande, Welles est engagé dans la troupe de Hilton Edwards, au Dublin Gate Theatre. Premier rôle dans une adaptation du Juif Süss, d'après le roman de Lion Feuchtwanger.

1933 Après avoir joué, mis en scène ou dessiné les décors d'une vingtaine de pièces au Dublin Gate Theater, il monte à New York La Nuit des rois, de William Shakespeare.

1934 Publie avec Roger Hill, professeur à la Todd School, une série de manuels : Everybody's Shakespeare (« Shakespeare pour tous »).

1934-1947 Orson Welles travaille sans interruption pour la radio.

Automne 1934 Premier film de 5 minutes, Hearts of Age.

22 mars 1935 Début d'une collaboration de quatre années à l'émission de radio The March of Time (N.B.C.).

14 avril 1934 Présentation de Macbeth (qui connaîtra bien d'autres versions), transposé en Haïti et joué par des Noirs.

Mai 1937 Orson Welles enregistre le texte d'Ernest Hemingway pour le documentaire de Joris Ivens Terre d'Espagne.

23 juillet-3 septembre 1937 Pour la radio, Orson Welles raconte Les Misérables à la première personne, en sept chapitres.

11 novembre 1937 Crée avec John Houseman une troupe, le Mercury Theatre, et met en scène Jules César, de Shakespeare.

11 juillet 1938 Première, sur C.B.S., de The Mercury Theatre on the Air, une série d'émissions dramatiques adaptées de grandes œuvres littéraires.

30 octobre 1938 Dans cette série, diffusion de La Guerre des mondes, d'après le roman de H. G. Wells. L'arrivée des Martiens captive neuf millions d'auditeurs, et déclenche une forte panique. La célébrité est immédiate.

21 août 1939 Signature d'un contrat avec la R.K.O., qui donne à Welles carte blanche.

30 novembre 1939 Orson Welles achève le scénario d'une adaptation de Heart of Darkness, d'après le roman de Joseph Conrad. Ce film, qui devait être entièrement réalisé en caméra subjective, ne verra jamais le jour.

19 février-16 juillet 1940 Herman J. Mankiewicz travaille avec Welles au scénario de Citizen Kane.

1941 L'entourage du magnat de la presse William Randolph Hearst, qui a en partie inspiré le personnage de Kane, tente d'empêcher la sortie du film.

14 avril 1941 J. Edgar Hoover, directeur du F.B.I., adresse au procureur général un mémorandum signalant les liens de Welles avec des organisations pro-communistes.

1er mai 1941 Première de Citizen Kane avec Orson Welles dans le rôle-titre et Joseph Cotten dans celui du plus ancien ami de l'énigmatique milliardaire. Si le film rencontre un succès critique, l'accueil du public est beaucoup plus réservé.

Juillet-août 1941 Orson Welles dépose le projet, qui restera inachevé, de It's All True, un film en plusieurs parties, produit au Mexique et à Rio de Janeiro.

Janvier 1942 Joue dans Voyage au pays de la peur, mis en scène par Norman Koster.

10 juillet 1942 Sortie de La Splendeur des Amberson, en partie remonté avec des scènes additionnelles tournées par Robert Wise et Jack Moss.

16 octobre 1942 Orson Welles prend la parole avec, entre autres, Charlie Chaplin, Lillian Hellman, Joris Ivens, à Carnegie Hall, à New York, pour appuyer l'« Artist's Front to Win the War » (Front des artistes pour gagner la guerre). De nombreuses interventions publiques suivront.

27 avril 1946 Avant-première, à l'opéra de Boston, de la superproduction de Welles Le Tour du monde en 80 jours, d'après Jules Verne.

2 juillet 1946 Sortie du Criminel.

30 mai 1948 Sortie[...]

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Écrit par

  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • CITIZEN KANE (O. Welles), en bref

    • Écrit par Joël MAGNY
    • 213 mots
    • 1 média

    Connu pour ses mises en scène peu conformistes de Shakespeare et pour l'immense panique provoquée par son adaptation radiophonique de La Guerre des mondes, de H. G. Wells, un jeune homme de vingt-cinq ans, Orson Welles (1915-1985), obtient de la R.K.O. un contrat exceptionnel, qui lui laisse...

  • CITIZEN KANE, film de Orson Welles

    • Écrit par Michel MARIE
    • 934 mots
    • 2 médias

    Premier long-métrage d'un wonder boy de vingt-cinq ans, Citizen Kane est un film atypique pour des raisons multiples. Bien que débutant dans le cinéma, Orson Welles (1915-1985) obtient de la RKO un contrat exceptionnel qui lui donne le contrôle du film, alors que, dans le système des studios...

  • CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

    • Écrit par Marc CERISUELO, Jean COLLET, Claude-Jean PHILIPPE
    • 21 694 mots
    • 41 médias
    Le coup de force de Citizen Kane (1941) sera aussi déterminant pour les vingt années à venir que celui, en son temps, de Naissance d'une nation. En 1915 s'affirmait l'unité américaine ; en 1941, cette unité se brise en la personne d'un Américain exemplaire. Le journaliste qui enquête sur la...
  • CINÉMA (Réalisation d'un film) - Mise en scène

    • Écrit par Joël MAGNY
    • 4 776 mots
    • 10 médias
    C'est avec Orson Welles et Citizen Kane que l'on situe généralement l'accession de la mise en scène à la modernité. L'utilisation systématique du plan-séquence et de la profondeur de champ transforme largement les données du cinéma hollywoodien : le montage perd son invisibilité et le spectateur retrouve...
  • CINÉMA (Réalisation d'un film) - Montage

    • Écrit par Joël MAGNY
    • 3 665 mots
    • 9 médias
    Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, le montage ne disparut pas avec la nouvelle vague, fille de Bazin et de Rossellini. Orson Welles, dans son film manifeste, Citizen Kane (1941), utilisait déjà aussi bien le plan-séquence et la profondeur de champ mais aussi toutes les ressources anciennes...
  • CINÉMA (Réalisation d'un film) - Photographie de cinéma

    • Écrit par Joël MAGNY
    • 4 334 mots
    • 6 médias
    En 1941, avec son opérateur Gregg Toland, Orson Welles (Citizen Kane) revenait à la fois à un certain expressionnisme de la lumière, mais en transformait le sens totalitaire par le recours au plan-séquence et surtout à la profondeur de champ. Ce dernier procédé, le plus important, permettait, à l'aide...
  • Afficher les 11 références

Voir aussi